mercredi 13 septembre 2017

Le jour où j'ai remporté une élection de Miss

Aujourd'hui serre les fesses, on n'est pas là pour déconner.

J'écris sans sauter de lignes parce que c'est indigeste.
Parce que c'est un pavé.
Dans la mare.

Il fait nuit. Les vieux jouent au tarot dans le salon de mes parents. Nous les mômes on est jouasses de pouvoir se coucher à pas d'heure comme dirait ma mémé. On fait des canulars téléphoniques, des tresses à nos petits poneys en sirotant une grenadine, et enfin on pouffe de rire en tournant les pages interdites d'une BD de Manara, cachés sous le bureau de mon père. Le garçon est plus vieux que nous toutes. J'ai un peu peur de lui. Normal. C'est normal de se méfier des garçons quand on est une petite fille, non ? Surtout quand on a des nichons, je connais la chanson, il faut faire attention. Il n'est ni beau ni moche, mais je le trouve un peu bête. Il n'aime pas lire et dit des gros mots en souriant. Enfin ça n'a pas d'importance. Il aime bien noter les filles sur dix. Les belles, les moches, tout ça. Il nous donne l'impression d'être des morceaux de viande, mais il est rigolo. Alors on rigole. Ce soir il a décidé d'organiser un défilé de mode dans la mezzanine. Il serait le jury, tout seul. On serait les mannequins, toutes nues. Oui parce que la fashion week ça se passe à poil, voyez. Enfin moi j'en sais rien, j'ai neuf ans. Mais lui il sait. Heureusement on n'est pas tout à fait des jambons, on dit non. On négocie. Finalement on défile en culotte. Aller, retour, j'ai les poils des cuisses qui se dressent, je suis mal à l'aise. Il a pas bien vu, il faut recommencer. Aller, retour, encore, j'ai presque envie de vomir. Je dis pouce, on arrête, c'est pas drôle en fait. Il propose de conclure le jeu par une évaluation individuelle, dans ma chambre. Ça ira plus vite. Pour déterminer le podium, parce qu'il est pas très sûr de savoir qui est la plus belle. Moi j'ai pas envie d'être la dernière. J'ai un appareil dentaire métallique qui sort de la bouche et qui fait le tour de ma tête, je porte d'énormes lunettes en plastique, j'ai des boutons sur le front et des poils sous les bras. Tout le monde se moque de moi dans la cour, Lolita m'a griffé mardi dernier, et Julien a dit "beurk" quand je suis passée devant lui. Je ne veux pas qu'on me traite de moche, sinon je vais encore pleurer toute la nuit. Peut-être même que si je gagne le jeu ce soir, je deviendrai populaire à l'école, et j'aurai le droit de jouer à chat perché avec les autres pendant la récréation sans devoir obligatoirement leur donner en échange mes bons points gagnés en classe grâce aux dictées zéro fautes. Alors je dis d'accord, on fait un entretien individuel et après c'est fini, tu promets. Les unes après les autres elles passent dans ma chambre, entrent et sortent au bout d'une minute. Visiblement il faut chanter une chanson ou dire pourquoi on veut être élue Miss Mezzanine. Rien de sorcier. Et puis entre temps on s'est rhabillées. Je suis de nouveau une petite fille en jupe qui tourne. Tout va bien. On joue. Vient mon tour, en dernier. Mais pourquoi tu fermes la porte à clé ? Il me demande lui montrer ma culotte. Je dis non. Il dit que je vais être exclue de la compétition. Je lève ma jupe en soupirant. C'est bon là ? Non. Il veut toucher. Je dis non. C'est glauque. Il touche. Je dis qu'est-ce que tu fais ? Il dit rien je touche juste. Je dis mais t'as pas le droit ! Je veux pas. Il dit que si, que c'est comme ça dans la fashion week. Je demande ce que c'est, au juste, la fashion week. Il sait même pas. Il m'annonce que je suis à la deuxième place, mais que je peux être première si je veux. J'ai qu'à baisser ma culotte. Je dis non, je m'en fous. Mais lui aussi, il s'en fout. Il baisse ma culotte et m'allonge sur le lit. Sur mon lit de petite fille, à-côté de mon doudou. Je suis tétanisée. Je crie non. Pourtant aucun son ne s'échappe de ma bouche verrouillée. J'ai peur que les autres se moquent de moi. Est-ce qu'elles ont toutes fait ça, avant ? J'ai peur. En plus dans le tas, y avait ma petite sœur. Je trouve cette situation dégueulasse. Papa et maman sont au rez-de-chaussée. Je dois trouver une solution. Il s'allonge sur moi. Il est lourd, il sent la transpiration. Est-ce que je sens bon, moi ? Je veux voir mes parents. J'ai un camion de larmes dans la gorge et je serre les dents en regardant le plafond. Mon plafond, avec mes étoiles phosphorescentes en plastique. Et si je comptais les étoiles ? J'aime bien compter les choses. Je sors de mon corps, c'est la solution. Je vole dans la pièce. Je compte les étoiles et puis les nœuds dans le bois du lambris. Il dit qu'on fait semblant de coucher ensemble, comme ça je serai la première sur le podium. Je dis non, je veux pas, laisse-moi sortir s'il te plait, je vais le dire à ma mère. Je pleure. Il dit que si j'ouvre ma gueule il ira me dénoncer à la police parce que j'ai regardé une BD de Manara interdite aux enfants tout à l'heure. Je la ferme. Je suis naïve. Il simule je ne sais quoi sur mon ventre en grognant. Il m'écrase. Je n'arrive plus à respirer. Il me demande de faire un effort, putain. Bouge un peu tes jambes je sais pas.

Et soudain c'est fini. J'ai gagné. Je suis élue Miss, je monte sur une chaise devant les autres enfants avec une guirlande de Noël en travers du torse, symbole de ma victoire. J'ai des larmes séchées dans le cou et dans les oreilles, et tout se brouille.

J'ai tant perdu.

Plus loin dans la nuit, les invités sont tous partis et le lave-vaisselle rempli de verres de vin ronronne dans la cuisine silencieuse. Je refuse de dormir dans ma chambre. Je suis pétrifiée dedans, et je tremble dehors. Maman voit bien que quelque chose ne va pas. Papa m'encourage à dire quoi. Ils sont là tous les deux autour de moi, sur le canapé. Il ne peut plus rien m'arriver, si ? Je raconte du bout des lèvres et de demande pardon. Je ne sais pas trop ce qu'on a fait, comment ça s'appelle, et si c'est interdit par la police. Je ne sais pas qui est le méchant dans l'histoire. Est-ce que je vais être punie ? Je sais juste que si je continue à me taire, je vais me faire dévorer par la bête qui ronge mon ventre, là. A la fin ils me posent une avalanche de questions. Et puis ils me font un câlin et m'apportent un verre de lait chaud avec du miel dedans, comme quand je suis malade. Je m'endors entre eux, incapable de déterminer si j'ai toujours peur ou si je suis rassurée. Une chose s'est brisée, c'est tout.

Le lendemain j'ai frémi en passant le portail de l'école.
Il était là, avec les grands qui ont redoublé plein de fois, au fond de la cour.

Et pendant plus de dix ans la bête dans mon ventre m'a mangée.

Personne n'a rien dit à personne. Il n'y a jamais eu de victime, ni de coupable. Mes parents ne m'ont pas protégée parce qu'il était le fils de leurs amis. Ce garçon m'a harcelée au collège ensuite, avec une bande d'idiots. Ils m'ont fait tomber, ont volé mon sac, ont craché sur mes chaussures et ont coupé les freins de mon vélo avec une pince. J'ai eu un accident, et une atèle. Heureusement à l'époque on n'avait pas Facebook. Puis la vie a continué. Il s'est fait renvoyer. Mes parents ont cessé de côtoyer les siens. Moi je suis passée au lycée, j'ai obtenu une dérogation pour atterrir dans un établissement huppé de la ville d'à-côté, et j'ai aimé des garçons. Des garçons m'ont aimée. J'ai aimé La Pantoufle.

Puis j'ai revu ce type une fois. J'avais 17 ans et j'étais seule chez moi, un jour où je n'avais pas cours. Je faisais mes devoirs quand le plombier a sonné. Il venait réparer la fuite sous la baignoire, comme convenu. Je l'ai guidé jusqu'à la salle-de-bain et en me retournant pour sortir, j'ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds.

Le plombier avait un apprenti.

Aujourd'hui je n'ai aucune idée de ce qu'il est devenu, et je ne veux pas le savoir. Si ça se trouve il est papa. Je m'en fiche. Il est trop tard.

J'écris ça parce que je suis en paix. Vraiment. Depuis plusieurs années. J'ai apprivoisé le loup dans mes tripes, et bâti une forteresse autour de la gamine de neuf ans que j'abrite. Je suis équilibrée, enfin. Mais tout au long de ce cheminement intérieur, enfant et adolescente, j'étais seule. Mes parents, par ailleurs formidables je tiens à le préciser clairement - je ne supporterais pas qu'on les dénigre -, cette fois ne m'ont pas accompagnée. Ils ont enterré l'histoire bien profond dans le jardin, et l'ont arrosée de déni. Je n'ai jamais eu la justice, la médecine ou la psychologie avec moi, pour avancer. Pire, j'ai dû le faire en cotoyant mon agresseur chaque jour pendant des années. Lui qui n'a jamais été puni pour ce qu'il m'a fait (à moi et à d'autres, je l'ai appris plus tard). Lui qui était si conscient du pouvoir terrible qu'il avait sur moi, et qui n'a jamais hésité à s'en servir. Ce n'est pas normal.

CE N'EST PAS NORMAL.

Ce n'est pas juste.


Toi ma fille, mon bébé,

Je ne veux pas t'apprendre à craindre les garçons. Jamais. Parce qu'ils sont tes copains, tu es leur égale. Tu es aussi forte qu'ils sont gentils, en général. Mais si un jour tu as neuf ans comme moi et que tu dis non dans une chambre fermée à clé, cours, vole, viens te réfugier au creux de moi, je te promets de crier à ta place, et de ne jamais me taire.

Toi la mère, le père,

N'oublie jamais ce que t'as à faire.

28 commentaires :

  1. Je croyais que ça allait être un article léger, et puis j'en ressors toute retournée.
    Je ne sais même pas quoi te dire parce que plein de trucs contradictoires se bousculent, mais je te dis surtout bravo, de t'être construite seule face à ce choc incroyable dans ta vie.
    Bravo de ne pas en avoir gardé de rancoeur face aux garçons.
    Et surtout bravo de ne pas te taire à ce sujet. De l'avoir écrit ici, d'avoir normalisé l'idée d'en parler, de donner peut-être à certaines qui n'ont pas 9 ans mais 25, 32, 46 ou même 78 de ne pas rester seules face au monstre, face auquel elle n'auront peut-être pas ta force de caractère.
    Même si tu es en paix, je t'envoies des énormes kilos de bisous, et puis des cookies. Parce qu'un article comme ça, ça vaut son pesant de cookies bio-vegan-bobo <3

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  2. Tu m'as retourné les tripes. Je n'oublierai jamais tu sais ? Merci pour ça <3

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  3. J'ose espérer qu'avec des témoignages comme le tien, nous parents, nous serons plus attentif à la détresse de nos enfants, et surtout qu'on saura apprendre aux un et aux autres, la notion de consentement, si importante ... Des bises

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  4. Je suis tellement bouleversée de lire cela. .. parce que c'est un coup de poing dans le coeur, parce que ton histoire m'a serré la gorge mais que la fin m'a fait pleuré, ce mot à ta fille, ce mot à ma fille, à nous filles et femmes qui pleurons seules et combattons seules. ..

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  5. J'ai le bide en vrac de te lire. Derrière l'écran je me doutais pourtant que tu étais de la catégorie "guerrière", je n'avais pas idée à quel point. Merci de partager ça avec toutes les guerrières de l'ombre, celles qui doivent prendre les armes seules, parce que tout ça n'est pas juste, pas juste du tout.

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  6. Je suis profondément choquée par ton récit qui, je me doute, est tristement banal. Et je t'admire d'avoir réussi à te construire malgré tout. J'imagine que tes parents n'ont pas compris l'ampleur des dégâts que de tels actes pouvaient causer...

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  7. Comme délicieuse, je pensais lire un article léger et paf, une bombe ... je t'admire vraiment d'avoir réussi à surmonter ça et d'être une telle guerrière ...
    Il n'y a rien à dire, parce qu'en tant que parents, on aimerait n'avoir jamais à prémunir nos enfants contre ça...

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  8. vio, ta plume légère a su coucher sur papier les mots, les maux .........ta force de caractère t'a permis de depassé tout cela et BRAVO , enfin non pas bravo, merde, fait chier, ca craind, c'est degeulasse ......c'est pas juste ........... merci en tant que femme, en tant que mère....de nous rappeler ce qui doit , et ne doit pas......on t'aime vio.....

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  9. Très beau ton témoignage. Plus je vieillis plus je prends conscience du nombre de femmes qui ont subi ce genre de violences et j'en fais partie. Comme toi je vais très bien aujourd'hui . J'ai toujours voulu avoir une fille et pourtant l'inquietude était déjà là. .. J'ai eu 2 petits mecs adorables et finalement un certain soulagement. Mais d'autres inquiétudes surgi. Ils sont si petits 3 ans et 1 an et je me pose déjà la question de comment leur apprendre au mieux à respecter le corps des femmes et les femmes tout court. J'y pense tellement souvent!! Allez retournons à nos guimauves et chamallows. Bravo pour tes mots, comme toujours tu touches au coeur!

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  10. et me voilà qui chiale comme une madeleine dans ma cuisine en serrant fort ma fille-ma-bataille dans mes bras. Ton récit me touche d'autant plus que je me retrouve dans la petite fille que tu as été... Et j'espère du tréfonds de mon coeur ne jamais me retrouver dans la situation de tes parents.

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  11. J'admirais jusqu'à présent ton talent concernant ton écriture, j'admire aujourd'hui ton courage

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  12. J'espère apprendre à mes fils a ne jamais se comporter comme ça avec des filles...

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  13. Du coup je ne sais plus quoi dire.
    Belle preuve de force d'arriver à en parler comme ça et surtout de te sentir en paix aujourd'hui avec tout ça.

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  14. Ohhh ma Vio.... Je suis tellement horrifiée, j'ai pas les mots. C'est pas normal de vivre ça. Tellement pas normal.

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  15. Tu m'as hérissé le poil, mis la larme à l’œil et chamboulé mon cœur de maman... Parce que ma fille a 10 ans, parce qu'elle aime des garçons et que j'ai pensé à "Et si c'était ma fille ?". Merci ♥ Merci de ce courage d'écriture qui aide les mamans de fille aux jupes qui tournent à rester prudentes et à ne jamais (je l'espère) avoir d’œillères !

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  16. Bravo, pour ta force, ton courage et ton humanité.
    Merci pour ton pavé si touchant, si poignant.
    Embrasse la mini-toi, et remercie la d'avoir su vivre avec ce loup pour que tu puisses aujourd'hui nous faire passer du rire aux larmes au fil de tes récits....

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  17. Ton témoignage est édifiant, saisissant, terrible...et pourtant si nécessaire... C'est une lumière pour nous guider, nous qui te lisons, en tant que femmes et en tant que parents - pour qu'on surveille, qu'on soit attentifs, qu'on ne puisse jamais faire comme si de rien n'était. Ce cri de l'intérieur, tu le pousses aujourd'hui, et tu le diriges vers ta fille plutôt que la révolte...C'est courageux, sage, et inspirant. Quelle force!

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  18. Je ne sais pas quoi dire. Je suis totalement retournée par ton texte et surtout évidemment son contenu. Je... te fais un calin. Voilà. Un gros calin. et Merci. et Bravo.

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  19. J'en ai les larmes aux yeux. Tu racontes cela si bien, de manière si crue et si légère à la fois. On sent que tu as digéré tout cela mais dans la douleur et la peur. Je serais comme toi pour ma fille, je me battrai becs et ongles pour la protéger de tout ça ! Elle n'a que 7 ans mais elle sait déjà que certaines choses sont interdites et qu'elle sera toujours écoutée et protégée...

    L'époque n'était pas la même, la société évolue, parfois en mal mais souvent en bien ! Merci pour ce témoignage qui j'espère pourra servir à certaines petits filles ou certains parents...

    Virginie

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  20. Je suis sans voix. Merci d'avoir les mots pour raconter l'indicible. Merci d'avoir les mots et la voix pour sauver nos filles, peut-etre, un jour.
    <3

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  21. Je suis sans voix. Merci d'avoir les mots pour raconter l'indicible. Merci d'avoir les mots et la voix pour sauver nos filles, peut-etre, un jour.
    <3

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  22. Je ne m'attendais pas du tout à "ça" en lisant ton titre ! J'en suis toute chamboulée et surtout révoltée. Merci d'avoir su raconter tout cela avec des mots si justes et surtout merci de nous mettre en garde pour nos filles (et parfois même nos garçon). Merci.

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  23. Putain j'en chiale. Ne m'en veux pas j'écris anonymement aujourd'hui. J'ai vécu sensiblement la même chose à l'aube de l'adolescence. Et putain on est bien trop nombreuses. Ma plus grande angoisse, qu'il arrive une histoire similaire à mes filles dorénavant. Alors il faudra parler. Et ça commence déjà à 2-3 ans.
    Désolée pour la vulgarité, mais la rage sourde du ventre et les larmes brulantes n'aident pas à rester politiquement correcte ce matin. Ton texte est atroce, car juste putain de réel, putain de banal, et merde, merci de poser ces mots-là, là ou d'autres peuvent les lire, les relire, y penser, partager, éduquer.
    C'est aux parents des petits garçons de faire les premiers pas, de leur apprendre qu'une fille ou une femme n'appartient qu'à elle-même. Bref. Voilà. Je te comprends. Je te remercie.

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  24. J'ai pas tellement de mots en fait, parce que je suis bouleversée du plus profond de mes entrailles.
    Et je te dis pas la force intérieure que tu abrites dans ton dedans, pour pouvoir en tirer des conclusions positives sur ton rôle de maman. Beaucoup auraient sombré dans la colère, toi tu en sors grandie.
    J'aurais tellement aimé connaître cette petite fille de 9 ans, pour être sa copine et la protéger.
    Je t'embrasse affectueusement <3

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  25. Ton texte est magnifique..
    Il m'a mis les larmes aux yeux, d'émotions, mais aussi de rage. P*tain, ils sont bien trop nombreux, ces textes-là, de femmes racontant leur agression.

    Alors moi aussi, en tant que mère, je vais faire comme toi une promesse à mon fils parce que c'est ma responsabilité :
    Mon fils, mon tout petit si joyeux, je te promets de t'éduquer, de t'apprendre le respect de l'autre, de son corps. Je te promet de t'apprendre ce qu'est le consentement et pourquoi c'est important. Pour que jamais tu n'enfermes de petites filles dans une chambre. Pour que tu reste le rayon de soleil que tu es, et que tu n'ajoute jamais aux malheurs des femmes.

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  26. Tout paraît inconvenant comme commentaires après ça. Mais... merci de ce cadeau aux filles de 9 ans d'aujourd'hui d'hier, et de demain.

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  27. C'est si courageux de ta part de nous confier ton récit.
    Merci.
    Merci pour nos enfants, et de nous rappeler que notre rôle de parents et d'adultes, est de protéger les enfants face à d'autres enfants pervers (et pas seulement les garçons). Et de montrer à nos enfants, nièces, neveux, filleuls, etc. qu'ils peuvent avoir confiance en nous, et qu'ils peuvent tout nous dire, et qu'on agira. Parce ce n'est pas aux victimes d'être punies, c'est aux bourreaux.

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  28. Bravo pour ton récit, je suis heureux pour toi si tu as réussis à t'en sortir (et tu as du courage d'en parler).

    (mais ayant moi aussi subi ça, j'aurais aimé un petit avertissement au sujet du contenu avant l'article)(je suis désolé si tu le prends mal, je sais que c'est pas facile de poster ce genre de choses et d'en parler, mais vraiment c'est dur de tomber sur des textes comme ça sans être prévenu)(en tout cas pour moi ça a été dur, peut-être que je suis le seul)

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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