mardi 19 juillet 2016

La der des ders.

Pour ne pas risquer de saloper le tapis soldé de la collection Tati printemps-été 2013 du salon avec mes fluides, d'un commun accord avec mon col de l'utérus, nous avons décidé de nous faire hospitaliser. Accessoirement, ça nous permet également de protéger ma progéniture farceuse en la maintenant dans sa coquille quelques précieux jours de rab, ce qui n'est pas négligeable.

Cinq jours passés à poster les photos sur les réseaux pour partager avec vous l'incroyable finesse des mets auxquels j'ai eu l'honneur de goûter chaque soir entre 18h et 18h30, à écarquiller les yeux devant la profondeur des programmes télévisés de l'après-midi, et à disserter sur le potentiel sex à pile des bas de contention assortis aux chaussons moumoute.

Vingt mars deux mille seize. 

04h50. Je passe globalement une nuit de fiotte intergalactique, toute seule dans ma chambre aux murs jaune pipi. Les vagues de contractions s'en vont et reviennent, je joue à un deux trois soleil avec mon périnée, et je refais quatre fois le petit sac destiné à la salle de travail, au cas où. 


Crédits.
05h30. Je ne dors toujours pas, coucou.

05h35. Personne sur Twitter. Je déprime. Je vous hais.

05h40. Au détour d'une couche, je tape la causette avec mon bouchon muqueux.

05h55. Le troisième monitoring de la nuit confirme que je ne suis pas complètement écrasée du bulbe, et que je contracte toutes les 7 minutes. Ah. Il me semblait bien, tout de même, que je connaissais mon sujet. Je dois rester calme comme un bonze et chanter une berceuse en polonais à mes chakras pour éviter d'accoucher. Ils sont drôles.

06h15. La Pantoufle aurait dû passer la nuit avec moi, si un accident familial ne l'avait pas obligé à rentrer chez nous en urgence. Je suis triste. J'ai les genoux qui claquent un peu à l'idée d'accoucher une nouvelle fois sans lui (rappelle-toi jeune padawan). Du coup il m'a demandé de le tenir au courant "en fil continu comme sur BFM TV".



10h20. La fatigue, la drogue ou la poussière de licorne tropicale, je ne sais pas, mais je viens de dormir quatre heures comme un caillou en bavant sur l'oreiller. Merci la vie putain, merci. 

10h55. Un nouveau monitoring confirme que les contractions ont quasiment cessé. Une toutes les vingt minutes, à peu près, ça casse pas trois pattes à un pélican. Je suis soulagée.

11h00. Ah non. Mon karma me rappelle que j'ai tué sept portées de chatons dans ma vie précédente. Mes analyses sanguines des derniers jours révèlent des marqueurs infectieux malgré le fait que je sois sous antibiotiques depuis mon hospitalisation. Du coup on change de stratégie : il faut expulser ce bébé. Le gynécologue dit lève toi et marche. Je dois absolument relancer la machine, sinon on me déclenchera demain. Et j'ai pas envie. Plutôt bouffer quarante tonnes de sardines en boîte que de me faire déclencher. Oh. Mais, mais attendez... ça veut dire que j'ai enfin le droit de sortir de ce lit ?

11h50. Enfiler un jean et lacer des converses : deux contractions. Marcher une demi-heure dans le parking de l'hôpital : cinq contractions. On tient le bon bout. Je suis remontée comme un coucou lustré. J'ai même mis du rouge à lèvres pour l'occasion. J'ai de la peine de ne pas avoir mené cette grossesse à terme. Je suis infiniment triste à l'idée de mettre au monde un deuxième prématuré. J'ai terriblement peur de ce qu'il va se passer après. J'ai doublement mal parce que je sais déjà trop bien combien le chemin va être long et combien je vais en baver. Mais putain, c'est aujourd'hui ! Il fait soleil et l'air est doux. Je vais rencontrer mon escargot.

13h00. J'ai acheté un café noisette goût plastique au distributeur automatique. En attendant La Pantoufle, j'alterne les ronds, les huit et les saltos sur le ballon que la sage-femme du service a mis à ma disposition.

13h15. Je ne tiens plus en place. Je sens les contractions devenir de plus en plus régulières, et mon bébé qui appuie sur mon col. Je m'enferme dans les toilettes de la chambre, je visse une paire d'écouteurs dans mes oreilles, et j'envoie les décibels. Je fais la dinde en sautant partout, je remue les fesses, j'ai douze ans, je suis à ma première boum. J'imprime dans ma rétine le reflet de cette femme folle dans le miroir. Je la trouve à la fois belle et forte, et c'est assez rare pour être noté. Pas question qu'on me déclenche, je suis Athéna, je suis une guerrière, je suis... mince, je suis en train de me faire pipi dessus attend.

13h40. La Pantoufle arrive en même temps que les véritables contractions. Je fais la maline, encore un peu.

13h50. Il me parle de cet article passionnant qu'il a lu dans une revue scientifique très sérieuse, et qui raconte comment des femmes ont réussi à accoucher sans péridurale grâce au shoot d'hormones d'un orgasme clitoridien.  Il me demande si on peut faire du sexe, là maintenant tout de suite, à des fins strictement thérapeutiques.



14h00. On vient me poser un monitoring. Entravée, je souffre davantage des contractions, mais ça reste largement supportable. Je sirote un jus de fruits en boulottant des gâteaux et de la roquette nature, ce qui chez moi est bon signe.

14h30. Premier toucher vaginal, je suis à la largeur d'un bon gros cannelé : 4 centimètres. Youpi, fastoche, les mains dans les poches (percées).

14h33. Je sors des toilettes la mine décomposée. Je rappelle l'équipe médicale qui vient de quitter ma chambre : le liquide amniotique est teinté. 

14h40. Branle bas de combat, blouse fendue sur le cul et brancardiers : on me conduit en salle de naissance.

15h10. Je suis en pleines négociations avec la sage-femme du bloc obstétrical. Je veux absolument essayer d'accoucher sans l'aide de la péridurale, c'est important pour moi. Mais étant donné le contexte (prématurité, infection probable, liquide teinté), mon Gagot doit être surveillé en continu. On passe donc un moment à m'installer de sorte que je puisse mobiliser mon bassin, assise sur le ballon, tout en étant reliée au monitoring et à ma perfusion d'antibiotiques. Avez-vous déjà vu un saucisson AOP en pleine séance de pilates ?



16h00. Les laxatifs que j'ai pris ce matin (à cause de la constipation liée à la prise de comprimés de fer) (je suis anémiée) (ce qui veut dire que j'ai, encore plus que d'habitude, un teint de bidet rutilant) font effet. Je demande à me rendre aux toilettes, au bout du couloir. 

J'évoque tranquillement mon caca mou devant des milliers de personnes, tout va bien.

16h20. Une infirmière vient me chercher. Comment ça je fais exprès de traîner la patte dans les couloirs ? Mais non voyons.

16h22. Je m'installe en tailleur, le dos rond, maintenue par toute une famille de coussins d'allaitement. Dans cette position, les contractions sont douloureuses mais efficaces. Je réclame le silence. Je ferme les yeux, et la transe commence. Je souffle, je grogne, je bave, je gémis, je me balance, je hulule, je chante, mais je n'ouvre pas les yeux. A chaque contraction, je sens la tête de mon bébé qui appuie, et mon col qui résiste.



17h10. C'est difficile, mes fesses s'engourdissent, et j'ai mal aux doigts à force d'agripper mon coussin, mais je ne veux pas sortir de mon cocon. La Pantoufle m'aide en dispersant des gouttes de mes huiles essentielles préférées, en humidifiant ma nuque et en me donnant de l'eau. Silencieusement. C'est pas grand chose mais c'est merveilleux. Il est sur son siège, tout près de moi, il ne dit rien mais il m'entoure d'une aura de bienveillance. C'est exactement ce qu'il me faut : une petite fée d'un mètre quatre vingt dix en slim bleu.

17h30. Je n'ai pas bougé.



17h55. Je n'ai toujours pas bougé. 

18h10. "T'as des yeux magnifiques, au soleil couchant", il dit.

18h11. Alors soudainement, au milieu de cette montagne de douleur, je me laisse submerger par un puissant mélange de sérénité et de confiance. Aujourd'hui je le sais, je suis capable de tout. Notamment, de faire sortir l'intégralité d'un être humain par ma foufoune. Oui madame. Farpaitement. 



18h20. Nouveau passage aux toilettes, en réalité un prétexte pour marcher.

18h30. Je suis à 6 centimètres.  Je négocie encore avec la sage-femme, on se croirait à Marrakech. Elle veut m'injecter du Syntocinon (ocytocine de synthèse). Je refuse. Je lui explique que j'ai besoin d'être debout pour que ça avance, que j'ai bien conscience des enjeux, mais que je voudrais qu'elle me laisse une chance d'essayer, et qu'assise ça ne fonctionne pas. Elle accepte. On remonte la table d'accouchement jusqu'à la position la plus haute, pour que je puisse m'appuyer dessus. Elle me propose une injection de Spasfon pour aider à la dilatation du col, sur la prochaine contraction. J'accepte.

18h40. De l'autre côté de la table, debout face à moi, La Pantoufle se laisse broyer les mains sans moufter. Les contractions m'écrasent comme des rouleaux compresseurs, je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie, je m'effondre en sanglots, je divague et j'ai peur. La sage-femme passe la tête dans la pièce et m'encourage, elle m'assure que je gère la fougère avec mes rotations de bassin à la robocop. 

18h45. Je n'ai plus de forces, je veux qu'on m'aide, que ça finisse. Je ne suis pas puissante, pas forte, pas belle, pas confiante. Je ne suis qu'un microscopique moineau apeuré avec le cul à l'air. C'est tout. Chaque respiration est un râle intense. Pourquoi s'infliger ça, sérieux ? Pourquoi personne ne me dit jamais rien putain ?

18h50. Ah si, en fait. Elles m'ont dit, mes copines. Elles m'ont écrit, répété, expliqué, la FLUTAIN DE PHASE DE DÉSESPÉRANCE de mes deux. C'est donc ça. Plus jamais je ne dirai "Han la vache, cette recette de cupcakes était ultra difficile, j'ai cru que j'allais mourir." Parce que maintenant je sais ce que ça fait, vraiment, d'avoir l'impression de mourir.

18h52. Alors je me ressaisis. Je n'ai pas le choix, cet enfant va naître, il va bien falloir le faire passer, de la tête aux pieds. Il est trop tard pour une péridurale ou un miracle divin, alors quoi ? Je me tétanise de terreur, je hurle qu'on m'achève, j'appelle ma mère, je perds pieds ? Non. Je me fouette mentalement le derrière, et je prends le Balrog par les cornes. JE vais mettre au monde ce bébé, JE vais y arriver. J'ai si mal que ça ne peut pas empirer, mes copines me l'ont bien dit : ça signifie que la fin est proche. (LOL.)


19h00. Incapable de tenir debout, je suis remontée sur la table, en position latérale, et j'ai accueilli en pleurant de joie la bonbonne de gaz hilarant qu'on m'a proposée. L'infirmière m'explique le fonctionnement du MEOPA : il faut aspirer fort et longtemps, mais l'effet agit à retardement donc il faut anticiper et commencer au début de la contraction, et surtout arrêter de tirer comme une droguée en manque au moment du pic de douleur. Moi, je ne vois pas pourquoi j'écouterais cette bonne femme, je suis en train de crever bordel, alors je fais exactement le contraire : j'aspire comme une maboule sans m'arrêter.


19h05. Ah oui d'accord j'ai compris. Quand j'ai vu les poneys bleus se balancer sur les arbres dehors, par la fenêtre, j'ai compris. Puis j'ai eu envie de vomir, et l'impression de tomber dans un trou infini. "Elle a trop tiré sur le gaz, Micheline, elle tourne de l’œil."

19h10. J'ai trouvé un rythme. Yeux fermés, me concentre sur ma respiration et sur les massages frénétiques de La Pantoufle, sur ma cuisse. "T'arrête pas", je dis. Comme la sage-femme lui a demandé de le faire, il replace de temps en temps le capteur du monitoring sur mon ventre pour surveiller le cœur du bébé (je suis en mode saucisson continu, je te rappelle) qui, d'ailleurs, supporte très bien l'aventure. Mais malheur à lui, s'il cesse de me labourer la cuisse ! Je hurle "Pitié ne me fais pas ça, j'ai besoin de toi, je t'en supplie ne t'arrête pas de me masser la cuisse, J'AI BESOIN DE TOAAARGH !". Il rit. Un peu. Pas longtemps. Trois secondes environ. 


19h15. Une infirmière blonde peroxydée me murmure qu'elle a accouché de ses trois enfants sans péridurale, et que je vais y arriver, que c'est bientôt la fin, elle le sait.

19h17. C'est la relève. Les deux sages-femmes, celle qui quitte et celle qui prend son service, entrent dans la pièce en discutant de mon dossier. Je suis dilatée à 7 centimètres (trop dans ma bulle, je n'ai même pas senti le toucher vaginal), elles me prévoient pour 21h, à peu près. 

19h18. Les sages-femmes sortent. La blonde peroxydée démarre soudainement au quart de tour puis, dans un dérapage contrôlé, chope l'une d'entre-elles par la blouse. "Marion vite, je crois qu'elle commence à pousser la dame, là. Vous poussez madame ? MADAME EST-CE QUE VOUS POUSSEZ ?!"

19h19. Mon cerveau répond "Oui, la précédente contraction m'a littéralement déchiré les entrailles, j'ai senti mon bébé s'engager d'un seul coup, et là il descend irrémédiablement vers la sortie, d'ailleurs vous savez quoi, sortez les mouchoirs, je vais faire caca." Mais ma bouche dit "GNNNNNEUHOUIII."

19h20. Quelqu'un m'ordonne de me mettre sur le dos. Je ne sais pas comment faire, j'ai trop mal, je veux accoucher sur le côté, comme je suis. Mais on n'est pas chez McDonald's, visiblement, on peut pas venir comme on est. Alors ils s'y mettent à douze avec un tractopelle et ils me font pivoter. Pas le temps de mettre les étriers. Je sens la tête de mon bébé progresser à chaque nouvelle poussée, c'est à la fois absolument dingue et totalement flippant.

19h22. J'ai les os, les ligaments et les viscères qui vont exploser. Cet enfant doit avoir douze ans et un cartable sur le dos, c'est pas possible autrement. Instinctivement, je vais toucher ses cheveux du bout des doigts. Il est là.

19h23. Une brûlure atroce. Je hurle, j'ai mal à la gorge tellement je hurle, je suis un loup-garou et je hurle. Je ne peux plus arrêter de hurler. La tête est à moitié sortie.

19h24. La blonde me donne deux claques. Oui t'as bien lu. Une bon gros aller-retour du plat de la main sur mes joues. Je me fige, hagarde. Monsieur Pantoufle me dira plus tard que tout le monde a fait le silence dans la pièce, à cet instant, et que j'avais l'air d'une petite fille perdue. Elle tient mon visage entre ses mains et plante ses iris bleus dans les miens en disant : "Taisez-vous, ça va aller, vous m'entendez ? CA VA ALLER. Alors maintenant vous poussez, et vous me sortez ce bébé."

19h25. Dans un effort qui me semble surhumain, je pousse de toutes les forces qu'il me reste et enfin, je perçois avec une acuité sensorielle extraordinaire le petit nez de mon bébé, ses oreilles, ses épaules et ses fesses s'échapper de mon corps dans une glissade dégoulinante. Je l'attrape et le porte sur ma poitrine. Mon petit escargot sans coquille, ma limace gluante, mon amour.

19h26. Je voudrais regarder son sexe, mais le cordon ombilical passe entre ses jambes et me cache la surprise. Je demande à quelqu'un de m'aider. On me dégage l'endroit, et enfin je devine... une tâche rose. Je n'ai pas mes lunettes. Je suis quasiment aveugle. Je ne vois rien. Avec les larmes par-dessus le biniou, c'est trop flou, je ne suis pas fichue de dire s'il s'agit d'un zizi ou d'une zézette. L'air con, je demande à La Pantoufle "C'est quoi ?".


Une fille. Une escargotte.

Rien ne pouvait être plus parfait.



19h26 et trente secondes. Quelque chose ne va pas. Elle ne crie pas et elle est toute violette. Encore une fois, l'infirmière blonde, instinctive et animale, entre dans mon champ de vision. Elle attrape ma fille et lui masse vigoureusement le torse et le dos, pendant des secondes qui me semblent des siècles. Rien. Le silence. "On l'emmène." J'agrippe mon amoureux : "Ne la lâche pas, suis-les." 

"Promis."

Et ils disparaissent tous derrière une porte.



_________________________



Les heures qui suivent seront horribles et magnifiques, je vous écrirai ça plus tard, après le linge, l'aspirateur, les impôts et la vaisselle. Mais au final t'inquiète, c'est doux comme un chaton dans un bain de guimauve, et ils vivent heureux avec beaucoup d'enfants.

"Promis."

47 commentaires :

  1. Waouh c'est touchant, émouvant et tous les superlatifs possible ! par contre je sais pas si c'est moi mais je suis choquée qu'elle t'ai décrochée une claque enfin tu me diras je n'ai jamais accouchée mais ça m'a tellement surprise lol

    en tout cas quel bel accouchement <3

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    1. Elle l'a fait parce que la tête de ma fille était coincée, à moitié sortie, et que c'est très dangereux. Moi j'étais vraiment sur le point de défaillir, il fallait me remettre le cerveau à l'endroit. Je ne lui en veux pas.

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  2. Woaw poignant ! Tout plein de bisous à la guerrière que tu es !

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  3. oufff !!! j'espère qu'une nullipare ne lira pas ce texte !!! merci, grâce à toi j'ai presque revécu mon premier accouchement, celui ou je me suis dit "plus jamais ça" lol..enfin c'est -presque- du pipi de chat à coté du tien.. t'es une femme courageuse, j'espère qu'on te l'a déjà dit !

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    1. trop tard bis... (pourtant j'avais bien lu l'avertissement sur IG...). Mais je regrette pas, c'est encore un très beau texte, drôle et émouvant, même si ça ne donne pas particulièrement envie de se reproduire là tout de suite maintenant ;)

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    2. Trop tard aussi pour moi ^^"
      En plus Petit Flocon est pour la fin de cet automne, mais je me pose tellement de questions que je préfère lire des récits d'accouchements comme ça que pas du tout :)

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    3. Ouah. Respect. Mais sinon pour les nullipares, rassurez vous on peut aussi accoucher sous péridurale et que tout se passe bien (je respecte totalement le choix de ne pas le faire, hein, mon admiration est sans bornes, c'est juste que moi je ne suis pas une telle warior et la péridurale j'ai trouvé ça parfait)

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    4. Et sinon moi aussi j'ai été choquée de la claque mais je suppose qu'elle a réagi comme elle a pu. Merci pour ce récit très touchant. J'ai bien failli verser ma larmichette (pourquoi je lis ça en attendant le bus, moi, aussi? )

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  4. han ! la petite larme que voilà ... très émouvant !
    ça me conforte dans l'idée que je ne veux pas savoir le sexe du 2ème (si 2ème il y aura... mais j'espère bien !)
    et dans l'idée qu'une péridurale bien dosée, c'est quand même sympa :) juste pour ne pas passer du côté dark
    en tout cas tu as eu beaucoup de courage et un homme au top !

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  5. Purée, j'en ai des frissons....

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  6. C'est merveilleux de lire ce récit, magnifique dans sa réalité brute... J'ai les larmes aux yeux, et, même si on a décidé de s'arrêter là avec mon homme, ça me donnerait envie de tenter le petit quatrième...
    Plein de bonheur à vous 5, tu verras, c'est un beau chiffre 3 enfants!!!

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  7. ouaw, quel récit!! quelle guerrière! mais comment tu fais pour te souvenir de tout le déroulement à la minute, tu notes? ;) c'est vrai qu'un accouchement, çà s'oublie pas, mais à ce point! en tout cas, félicitations pour ce beau boulot!

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  8. Waahouuu! Quel récit, comme d'habitude tu as réussi à me faire rire et avoir les larmes aux yeux à tour de rôle. Et surtout tu me donnes envie d'un petit troisième avec accouchement sans péridurale cette fois.

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  9. Mon périnée s'est serré au récit, cependant admirablement écrit, de cette mise à bas. Je ne suis définitivement pas prête pour un deuxième lardon ;-)

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  10. Euh ... c'est magnifique et en même temps, là, à quelques jours de mon prochain accouchement, j'ai comme un doute ... je veux vraiment le tenter sans péridurale?
    Vraiment chapeau, c'est ecrit avec brio, on s'y croirait !

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    1. coucou
      très courageuse la maman et félicitations
      moi je vis à madagascar et j'ai accoucher mes trois petits bouts sans péridurale, et sans épisio; c'était très dur mais trop merveilleux!! si quatrième il y aura, jele ferais sans hésitation san péri

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  11. Très beau récit, j'ai rigolé en pleurant...au vu du ton de l'écriture et des émotions qui passent difficile de faire autrement. J'ai eu mes deux enfants sans péri,et je n'ai pas souffert autant, enfin ça à été bcp plus rapide (3h45 en et pour tout pour bb 2!) Bravo pour cette naissance et bienvenue à l'escargotte!

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  12. Putain, je vais revivre ça dans quelques jours pour la troisième fois... Ça y est maman j'ai peur ! Et dites moi d'abord, pourquoi après avoir subit un truc pareil, on remet ça ?
    Pppffff parce que ça vaut vachement le coup en fait ! T'es une Warrior ! Congratulations !

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  13. Du rire, de l'émotion. Merci pour ce récit si intime et bravo pour votre force/courage !

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  14. Merci bien pour la chialade. Magnifique recit. C'est tellement ça. Pour min premier qui a mis 14 h à arriver, l'anesthésiste n'a pas voulu en remettre une dosé disant à 14 " elle aurait dû accoucher déjà " . Bon c'était un samedi, ceci explique peut être cela. Et donc j'ai accouché à 20h21 d'un gars de 3kg800. J'ai aussi eu le droit à ma paire de claques. Mon mari a dit à la sage femme " vous avez de la chance qu'elle ne soit pas dans on état normal" :)
    Merci pour cet article.

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  15. Très beau récit qui m'a rappelé la naissance de ma fille en novembre. Déclenchement à J-15 pour antécédents pas sympa. Au bout de 3 jours, ça ne démarre pas, on décide de déclencher à la perfusion qui, elle, est efficace. Le hic c'est qu'il n'y avais pas d'anesthésiste disponible. Pas de péridurale, mais pas par choix. L'impression de me transformer et de muter de l'intérieur. J'en frissonne encore. Heureusement, ça a été relativement vite (3h difficiles) et ma petite chérie est née sans pleurer. Contrairement au grand frère, pas d'épisio et récupération en quelques heures.
    Notre corps est fait pour ça, il faut se faire confiance !

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  16. J'aurais dû mettre du mascara waterproof bordel.

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  17. Oh je suis mumue, ça me rappelle mon envie de mourir pour ma première crevette dodue ( hummm déclenchement sur col fermé, 35h ..) quel style, quelle plume ! Meme quand tu parles caca t'envoies du rêve !( et c'est une Infirmiere qui te dit ça, le caca je connais bien !)

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  18. Et bien, j'avais juré craché pourtant, plus jamais!!! Mais à te lire, tu fais naître en moi (rugir serait plus approprié) l'envie d'un petit cinquième...
    Bienvenue à ta petite escargotte d'amour, et plein plein de bonheur à suivre pour vous tous! <3

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  19. Tellement de souvenirs sont remontés avec ce récit si "vivant" ! Ca Florence Foresti elle te le dit pas dans son spectacle ... Mais c'est vrai que c'est ca accouché ! A la différence pour moi que ca n'a duré que 2 heures ... Mais attention à temps concentré : douleur concentrée (ouille sa mere la p***) ... Bien joué Maman courageuse !

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  20. Beau récit ! qui me tord la gorge car j'aurai tellement voulu accoucher par voie basse et aussi sans peri ! mais c ainsi...
    en tous cas je peux le dire tu es une warrior !!!!!!!!

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  21. J'ai revécu mes 2 accouchements en 1 avec ton récit : le 1er prématuré, et le 2e sans péridurale. Sauf que ce n'était pas voulu, pour ma part, il est arrivé trop vite ! Heureusement, tu me diras, parce que j'ai cru mourir quand ça n'a duré qu'un quart d'heure, alors je te tire mon chapeau !

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  22. Waouu. ...pas d'autre mot...chapeau....je ne me rappelais pas comment c'était. ...et il est déjà bientôt l'heure de recommencer. ...félicitations à toi.sois fière de ton combat

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  23. Pour un peu j'ai l'impression que tu as mis des mots sur mon accouchement. En tout cas sur mon ressenti. Comme beaucoup d'entre nous finalement. Tes mots sont justes et résonnent si fort. Merci pour ça Vio la vilaine, c'est tellement touchant :)

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  24. J'ai l'impression de revivre le mien... Ils m'ont défoncé le ventre en s'appuyant dessus parce que la tête etait aussi bloquée !! Et ils m'ont aussi pris mon bébé au bout de quelques secondes car il ne criait pas et etait tout violet ! J'ai fait tout comme toi, j'ai dit à mon chéri suis les et ne reviens pas sans lui ! C'est vraiment un truc de fou d'accoucher ! J'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie !

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  25. C'est fou comme chaque accouchement est unique. J'ai accouché sans péridurale et comparé à ton récit moi c'était plutôt tranquille (j'ai eu mal oui mais pas aussi mal que j'aurais cru avoir mal).
    En tout cas bravo pour avoir mené ton projet jusqu'au bout (d'avoir résisté face aux SF "tu veux la péridurale ?") et pour le récit très sympa :)

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  26. Puftain meuf! t'es une warrior! une guedin de l'accouchement! Tu m'as tenue en haleine et... hum... le dit à personne mais j'ai pleuré (un peu)...

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  27. Totalement emportée par ton récit. J'ai cru que j'allais même finir par ressentir les contractions.
    Une longue journée digne d'un multi marathon qui fini avec la plus belle des recompenses.
    Je pense connaître les grandes lignes de la suite, puisque j'avais a l'occasion créer un compte instagram pour avoir quelques nouvelles. Mais hâte de lire le récit plus en details

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  28. Quel récit ! Tu m'as collé des frissons partout !

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  29. moi aussi,j'ai accouché 3x sans péridurale,comme ta sage-femme péroxydée,pas par choix,hein,mais,là,on dirait que tu parles de MES accouchements,sauf que les 3 réunis ont duré moins de 6 heures -oui,je suis énervante !!!-pour la 1ère,quand la sage-femme me disait "poussez ,madame",mon cerveau me rejouait une scène de "l'exorciste" : " ta mère suce des BIIIIIP en enfeeeeeer !" :)

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  30. Les larmes me sont venues ... quelle guerrière !
    Pendant ma grossesse, je ne voulais pas lire de récit d'accouchement, pas envie de me mettre dix mille choses en tête. Une fois mon fils né, je n'en avais toujours pas envie, pas besoin.
    J'ai lu le tien parce que je te "suis" depuis longtemps et que je voulais faire ce bout de chemin avec vous. Et tu m'as "apaisée", étrangement. Peut-être que les premiers mois tornade sont derrière moi et que je peux désormais y repenser et écouter le récit des autres :)

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  31. ah j'avais hâte de lire ton récit, je suis toute émue :)
    PS : j'ai accouché avec une péridurale qui ne fonctionnait pas, je me suis aussi en partie reconnue :)
    Bises
    Laura

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  32. je vous découvre avec ce récit et qu'elle envie de suivre vos aventures !!! j'adore le style et les bébés mielleux avec

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  33. Waow c'est hyper fort, un récit très poignant, j'avais l'impression d'y être, j'adore ta manière de ponctuer certaines phrases, je fais un peu pareil des fois xD

    et la suite? elle est quelque part ou pas encore? :D

    bon courage :)

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  34. Beaucoup, d'émotion j'ai le coeur gros c'est une belle histoire. ☺

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  35. C'est le plus beau récit d'accouchement que j'aie jamais lu... Tu es une guerrière :)

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  36. Waouw quel récit! J'ai pas pu décoller les yeux de cet article qui est beau et tout doux!

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  37. Bonjour !!!
    Me voici a te laisser un commentaire ... je suis tombée sur ton blog en ayant vu un "j'aime" d'une amie facebook, j'ai donc cliquer, et j'ai lu ton blog depuis ton premier article !
    J'adore ce que tu écris et ta façon de le raconter, je me retrouve en beaucoup de choses. ça faisait quelque temps que j'avais aussi envie de me lancer dans l'aventure d'un blog, et ton blog n'a qu'appuyer cette envie et je me suis lancée ...
    Donc merci a toi, et hate de lire tes prochains articles !



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  38. Je découvre ton article -passage de blog à un autre blog, puis un autre blog puis ... enfin tu vois quoi- et j'adhère et adore totalement. C'est juste ma première lecture mais c'est plein d'ironie et ça me plait, maintenant faut que je clique et reclique sur "article précédent" pour voir tout ça, tout ça.

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  39. En te lisant j'ai eu l'impression de revivre mes 2 accouchements dans leur intensité...C'est dingue comme c'était intense et oui j'ai eu aussi l'impression que j'allais mourir et j'ai hurler comme un loup garou en furi !!! Sauf que moi,désolée tu va surement me détester comme toutes mes copines,les sages femmes m'ont surnommée speedy gonzales : 3h et 1h30 !!! Et pour le dernier c'était un siège par dessus le bignou😋. L'absence de péridurale n'était pas un choix premier de ma part et du coup on a,avec le mal, géré comme on a pu et il a aussi fallu une infirmière pleine de bon sens pour me remettre dans le droit chemin. Mais franchement si c'était à refaire je ne changerai rien car avoir senti mes enfants si intensément dès leurs naissances est le plus merveilleux des souvenirs de ma vie et ça a crée un lien de fou entre nous. En tout cas bravo à toi pour ce bel accouchement. 💪💪😘

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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