mardi 15 mars 2016

Projet de naissance : Les désirs de Sa Majesté en cloque

On fait tous pareil. Quand arrive la dernière gorgée de café, on boit plus doucement pour savourer. Tu vois de quoi je parle. C'est valable pour la dernière gorgée de café, mais aussi pour la dernière part de cheesecake au caramel au beurre salé, la dernière clope du paquet, le dernier quart-d'heure de sommeil. 

Et la dernière grossesse. 

Les dernières miettes ont toujours la lourde tâche de ne pas nous décevoir.



Malgré la douleur, malgré les circonstances, mes deux premiers accouchements restent de merveilleux souvenirs. Traduction : j'ai adoré me retrouver avec la chatte en chou-fleur après avoir souffert pendant des heures, sentir le fennec et ressembler à un épouvantail huileux, quelle JOIE mes amis, quelle joie (les hormones nous rendent complètement siphonnées du bocal). Tu peux relire mes récits minutés ici et , si tu veux, et que tu n'es pas une primipare enceinte de 39 semaines et sensible du palpitant.

Pour le bébé Gagot, enfant dernier, j'ai décidé que ça devrait être encore différent. Pas mieux, mais différent. J'ai décidé que je ne voulais pas regretter une seule seconde. Que chaque miette devait être aussi délicieuse que la précédente, et que même j'allais lécher l'assiette après. Je veux que ce dernier accouchement me ressemble, je veux que ce soit MON accouchement. A la fois celui de mon gosse et de ma propre personne. (Le déliiire.) 

J'ai donc commencé à discuter de mes attentes avec la sage-femme qui suit ma grossesse, et à rédiger un projet de naissance. Le but est de réfléchir à une manière de concilier mes désirs de hippie avec les possibilité offertes par l'hôpital, en essayant de prendre en compte douze-mille paramètres techniques et humains. Sachant que le jour J, c'est évident, ça va chier dans la colle (enfin sur la table) et rien ne va se passer comme prévu. JE SAIS.

Bref. 



Dans le cas où j'accoucherais à terme, où le bébé se présenterait normalement, blablabla équipe médicale disponible blablabla pas de problème particulier blablabla moral de championne blablabla bon rythme cardiaque fœtal blablabla analyses au top blablabla aucun danger blablabla... voici mon projet de naissance :

Déclenchement 

Arrête de te marrer veux-tu. Effectivement, étant donné mon background, j'ai grosso modo zéro chance de dépasser le terme. Mais dans le cas où ça devrait arriver (faille temporelle, alignement des planètes, blaguounette divine, que sais-je), si la surveillance du bébé ne révèle rien d'inquiétant et qu'il ne pèse pas déjà sept kilos, je refuse qu'on déclenche le travail de manière artificielle. La Nature se fout pas mal des protocoles. J'attendrai patiemment en comptant mes vergetures et en râlant sur Twitter, et je veux qu'on me fiche la paix. 

Anesthésie

Je ne suis pas du tout réfractaire à l'idée d'accoucher sous péridurale. Pour l'avoir vécu deux fois, je sais combien c'est génial. Mais, sans que ce soit un objectif fondamental pour moi, j'aimerais essayer de démouler mon bébé toute seule comme une grande, sans aide. Mais bordel pourquoi tant de haine ? Oui je sais, ma grand-mère ne comprend pas non plus. Mais par curiosité biologique, je voudrais savoir ce que ça fait vraiment de démouler un humain tout entier. Et surtout, si ça se produit (sans produit, donc), je crois pouvoir tirer ensuite une force incroyable de cette expérience. T'imagines un peu la confiance en soi de maboule, après ça ? Personnellement je cracherais pas dessus.

Mobilité

J'aurais pu commencer par ce point-là tant il est important à mes yeux. Enfin aux yeux de mon périnée, je veux dire. Surtout si je choisis d'aller jusqu'au bout sans l'appui de la péridurale. Je veux absolument qu'on me lâche la grappe avec la position de poulet à la broche, cuisses en l'air et étriers aux pieds. Je ne méprise pas le corps médical. Mais je refuse de mépriser le mien. Avoir pondu deux enfants m'a naturellement apporté un certain level dans la connaissance de mon intérieur. Je connais ces sensations, je sais identifier mes besoins. Je veux pouvoir marcher douze heures dans le couloir s'il le faut, m'accroupir où bon me semble, danser la carmagnole, me rouler en boule... ou monter sur la table si ça me chante. Trouver des positions antalgiques instinctives qui répondent à mes sensations sur le moment. Et accompagner mon bébé vers la sortie sans entraves. Evidemment, ça suppose que je ne veux pas de monitoring en continu, et que je demanderai la pose d'une simple voie veineuse à la place de la perfusion classique. 

Eau

Le brumisateur c'est bien mignon. Mais quelle torture de ne pas boire pendant 24h putain ! Si tout se passe bien pour le Gagot et moi, rien ne justifie un tel traitement. C'est pour ça que, d'accord ou pas d'accord, si j'ai soif je bois. Point. Il ne s'agit pas de vider un camion citerne, je suis pas non plus concon, mais simplement d'éviter de souffrir de cette sensation atroce de dessèchement qui parasite la concentration dont on a tant besoin dans des moments pareils.

Épisiotomie

Elle me fait peur, parce que je n'en ai pas eu pour les deux aînés. En revanche j'ai eu des points superficiels à chaque fois, parce que tous les deux ont déchiré la porte en sortant. Et ça me va très bien comme ça. D'ailleurs la plupart des maternités ont fait évoluer leurs pratiques dans ce sens depuis plusieurs années, et c'est tant mieux. Si l'épisiotomie me fait peur, c'est aussi parce qu'elle est le reflet de cette incapacité qu'ont parfois les équipes médicales à rester passive dans le processus de la naissance... et ça, c'est un vrai problème. Certains médecins, et parfois certaines sage-femmes, ne peuvent pas s'empêcher de "faire quelque chose", même quand il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre que la mère ait fini son taf. Le comble, pour un praticien, c'est de ne pas pratiquer. Enfin bref. Laissez-moi donc me déchirer la chatte tranquilou bilou, merci les gars.

Placenta, cordon, et annexes gluantes

Toujours dans l'idée de laisser faire celle qui sait mieux que tout le monde - la Nature - j'aimerais qu'on ne clampe le cordon qu'après qu'il ait cessé de battre. Pourquoi priver mon gosse des derniers apports sanguins que je peux lui offrir ? D'ailleurs la Pantoufle est d'accord avec moi, et il se chargera de gérer ce point-là au moment M du jour J. Ensuite, on me laissera expulser mon placenta sans tirer sur le cordon comme des barbares, s'il vous plait, et on évitera de me fourrer le bras dans l'utérus jusqu'au coude si ce n'est pas nécessaire. Je ne suis pas un chapon de Noël.

Le Papa

En tant que Prince Consort, la Pantoufle aussi a quelques exigences concernant la ponte royale. Oh, rien d'extraordinaire rassurez-vous. Il aimerait juste qu'on l'écoute quand il parle. Que VOUS l'écoutiez quand il parle, précisément. Parce que moi je ne serai pas là, je serai dans la galaxie d'à-côté. Il aimerait qu'on le laisse être acteur de la naissance de son enfant, lui aussi, un peu, à sa manière. Il sait mieux que tous les autres ce que je désire et comment m'aider, rien qu'en me regardant dans les yeux. Laissez-le prendre ce rôle capital que lui seul peut endosser. Ne le reléguez pas au rang de tabouret décoratif dans un coin de la pièce. Et rappelez-lui de s'hydrater, éventuellement.

Sexe

Tout le monde se tait dans l'assemblée, tant que je n'ai pas moi-même soulevé la jambe du Gagot pour savoir s'il cache un robinet ou une moule. J'attends ce moment avec tellement d'excitation que ce serait cruel de me l'ôter. Hein. Et sinon j'ai prévu la tronçonneuse dans ma valise de maternité.

Check-up du nourrisson

Etant donné sa prématurité, à peine né le Lardon avait disparu derrière la porte avec les pédiatres, et je ne sais pas trop ce qu'ils lui ont fait. Mais j'avoue que je m'en tape les miches, parce qu'à ce moment-là j'avais des peurs bien plus grandes que moi à combattre, et le simple fait de savoir qu'il respirait m'a suffit. Pour la Naine en revanche, née à terme et dans des conditions normales, je suis heureuse de n'avoir raté aucune minute de sa vie, et que son père ait toujours été présent auprès d'elle quand je ne pouvais pas l'être. J'aimerais que ça soit la même chose pour le bébé Gagot. 



Par ailleurs, en dehors des vérifications strictement nécessaires (rythme cardiaque, éventuellement score d'Apgar), je refuse qu'on aspire mon enfant si c'est superflu, ou qu'on lui injecte quoi que ce soit, dans quelque trou que ce soit. De même, j'estime que les mesures, la pesée, et la toilette peuvent largement attendre quelques heures, le temps de mettre en place le dernier point...

Allaitement

Peau à peau, tétée de bienvenue, papouilles guimauvesques, je voudrais le pack complet siouplait ! Mon enfant je le démoule et après je le garde, je le mange du regard, je l'écrase entre mes seins, je lui lèche la tronche si je veux. Mon enfant je le démoule, et après vous aurez beau être mille dans la pièce, je suis seule au monde avec lui. A poil et au chaud. A la limite, j'autorise juste le port de bonnet ridicule.

Voilà.
Rien de bien sorcier, finalement, tu vois.

Tous ces points sont liées. Certains sont même subordonnés aux autres. Si j'arrive à tous les cocher sur ma liste, alors je serais une femme comblée. Et j'accepterais sans sourciller de me promener cul-nu dans les couloirs, fièrement vêtue de la fameuse blouse sexy ouverte dans le dos.

Rien que d'y penser, j'ai déjà envie de chialer. 

Le quintuple-menton de l'amour.

16 commentaires :

  1. J'ai à peu près la même check liste pour mon second dans quelques mois ^^. Après, je suis confiante, à par la péridurale que j'ai pris après de longues heures de veille/travaille (et que je reprendrais si le cas se représentait), j'ai globalement déjà pu faire tout ça pour mon premier accouchement, sauf la position : même si toute la descente s'est faite sur le coté, ils n'ont pas voulu me laisser comme ça pour un premier accouchement ...
    J'aime bien me promener dans l'hopital, comme mon mari y a été interne, ça donne des scène cocasse, comme celle de la tête déconfite du pédiatre quand je lui répond que je suis en train d'accoucher à sa question "c'est pour quand?"
    J'espère que le Gagot va rester au chaud jusqu'à être suffisamment cuit pour un démoulage optimal ;-)

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  2. Tant de vérités dans ce que tu dis et souhaites ♥
    J'ai accouché sans péridurale, "sans aide" (même si le trio mari-sage-femme-gynéco était une sacrée aide :D) et je te souhaite de pouvoir faire pareil parce que, je te le confirme, cela donne une sacrée force.
    Je ne sais pas pourquoi c'est tellement tabou de ne pas vouloir la péri. Toute ma grossesse, j'ai dit que si j'arrivais à gérer la douleur, je souhaitais m'en passer et tout le monde me regardait avec des yeux ronds. Et pourtant, quel plaisir d'accoucher comme on le sent, dans la position que l'on prend instinctivement pour soulager la douleur.

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  3. Tu as raison, rien de fou fou, quoi ! Rien que boire... j'ai ce souvenir atroce de ne pas avoir le droit de boire après ma dernière césarienne (déjà que tu sais que tu vas pas bouffer tant que tu as pas pété) "au cas où" on doive rouvrir, madame.
    Pour la découverte robinet/zizi, j'espère que tu seras moins bigleuse que moi (sans lunettes, c'était déjà pas facile, mais avec les larmes dans les yeux, c'était mission impossible).
    Pour le reste, j'espère que tu auras le feu vert !

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  4. j’espère que tout sera respecté et a la lettre ... accoucher sans peri je l'ai fait 2 fois , les petits gars ont décides eux même de se pointer un poil plus tôt que prévu et ça s'est géré je confirme génial pour la force que tu te découvres. mister number one m'a laissé en cadeau l'episio, bof mais gerée aussi grâce a la bonne idée d'une sage-femme et a ses tubes d’homéopathie et mister number two et passé comme une fleur . profites bien de ces heures ou ta planète n'est qu'a vous !

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  5. Décidément on a pas mal de points communs toi et moi...J'en ai démoulé 3 sans péridurale (dont le 1er de 4kg. Oui madame.) Autant pour les 2 premiers je n'étais pas convaincue à 100% mais le troisième c'était sûr et certain je ne voulais pas voir un bout d'anesthesiste!
    Et j'ai toujours pu accoucher dans la position voulue...enfin celle que mon corps veut! (Les contractions dans les jambes ça limite le choix des positions! C'est sur le côté tordue en 4!)

    Je te souhaite une bel accouchement tout comme tu le rêvais!

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  6. Oh!!! On dirait moi y'a tout juste un an! Quelques jours avant l'arrivée de numéro 3! Et ça c'est (presque) passé comme on l'avait demandé. J'ai bu, j'ai bougé (et envoyé baladé le monitoring ) et j'ai fait sortir bébébulles toute seule comme une grande, sans anesthésie et tu as raison, je confirme, ça donne une force et une confiance de dingue... pour le reste de ma vie je crois!
    J'espère pour toi que tu pourras cocher tout les points de ta liste mais quoi qu'il arrive tu seras comblée!

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  7. j'adore ton récit et m'y retrouve en certains points mais alors le quintuple menton, comment dire!!! c'est drôôôôôle!!!!! ca me rappelle mon jour j avec ma minus dans les bras et cette inconfortable contorsion du cou pour réussir à la regarder!!! je te souhaite le plus beau et guimauvesque des accouchements

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  8. C'est un beau projet de naissance. L'accouchement sans péridurale je l'ai fait pour les deux dernier parce que pour le premier ça avait duré une plombe parce que je n'arrivais pas à pousser tellement je sentais plus rien… du coup je les ai bien senti passer… Et pour le petit dernier j'avait choisi une clinique qui respecte plus ce genre de souhaits, du coup j'ai accouché assise sur un tabouret spécial, et pendant le travail je pouvais bouger comme je voulais, même qu'avec le papa on jouait à "Qui suis-je?"…
    Bon accouchement!

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  9. Moi aussi j'ai envie de chialer. Je n'ai pas aimé être enceinte. Je n'avais qu'une hâte, c'est de voir mon bébé pour de vrai, dans mes bras. Je n'ai vécu ma grossesse que dans cette attente, sans aucune émotion particulière liée à mon état de femme enceinte. Je n'étais qu'impatience. Comme si je pressentais au fond de moi que l'accouchement allait virer à la catastrophe.
    Toujours est-il.. Je revivrais pourtant volontiers dix autres grossesses , juste pour voir encore une fois mon enfant naître et ressentir cette émotion formidable qui bouleverse ta vie.
    Je suis sûre que tout va se passer au mieux. Tu es faite pour donner la vie et pour aimer tes enfants, on le sent en te lisant. Et j'aime te lire♥.

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  10. Mon projet à moi, ce serait dêjà de ma passer de pèridurale... Mais pas de malentendu, je n'ai rien contre, j'en ai eu 2 en fait ! Et c'est formidable la pèridurale ! Juste qu'à chaque fois, j'ai eu un anesthésiste plutôt... Antipathique a l'humour déplacé et pas du tout compréhensif ! Du coup, si je pouvais éviter la tete de con en plus de la douleur, ce serait cool !

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  11. A-men !
    Je suis primipare mais je pars déjà dans ce sens !!

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  12. Mon projet de naissance était quasi identique au tien mis à part pour l'eau car j'ignorais que lors d'un accouchement classique on t'interdisait de boire... J'ai opté pour un accouchement naturel en maison de naissance et ai accouché sans péri malgré un travail très lent et difficile... Je n'en retire ni fierté ni force pour être honnête... Et je me demande si je recommencerais si j'accouche de nouveau. Mais pour le papa cette expérience a été super et il a réellement pu trouver sa place donc rien que pour ca je ne regrette pas d'avoir choisi l'option maison de naissance.je te souhaite d'avoir l'accouchement que tu désires , de pouvoir respecter tes besoins et pas ceux du corps médical.

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  13. dans mon hôpital, c'est carrément mon mec qui a mis au monde ma fille, il l'a sorti et tout ! C'est ça de rendre sa place active au père :)

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  14. Allez! toitoitoi alors, comme on dit en allemand! ;)
    c'est un magnifique projet de naissance dont je m'inspirerai le temps venu (s'il vient!). profite bien des dernières miettes de fin de grossesse. Bisous.

    ps: je l'avais même pas vu le quintuple menton de l'amour figure toi! quelle est belle cette photo!

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  15. Je me retrouve beaucoup dans ton projet. J'ai d'ailleurs fini d'écrire grosso modo la même chose un vendredi soir du mois passé (j'avais déjà parlé des grandes lignes à l'oral avec ma SF, pour vérifier que tout était faisable). Heureuse d'avoir enfin mis sur papier tout ce qui me tenait à cœur, je suis allée me coucher en me promettant de l'imprimer le lendemain.

    Sauf que le samedi matin, des contractions m'ont réveillées, et bien vite, il a été l'heure de se rendre à la maternité - le projet de naissance oublié au fond de mon ordinateur !

    Là où c'est drôle, c'est que je n'ai moi même pas cherché à respecter certaines choses que je pensais très importantes pour moi, car finalement, dans le feu de l'action, ça ne m'importait plus du tout ! L'exemple le plus flagrant est probablement le fait que, même si j'ai réussi mon pari d'accoucher sans péridurale et de garder ma mobilité tout le long, à ma plus grande surprise, la position que j'ai choisi pour la fin, ce fut la fameuse position-gynécologique-pieds-dans-les-étriers... Ça valait bien la peine d'étudier toutes sortes de positions et de se demander si j'oserais le quatre pattes tiens !

    Mais bon, c'était mon premier, donc je ne savais pas du tout à quoi m'attendre ! J'imagine qu'au 3ème, on est vraiment plus confiante sur ce dont on a besoin. J'espère que tout se passera au mieux pour toi :)

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  16. Je te souhaite un magnifique accouchement comme tu le rêve. Ma fille a vu le jour en maison d'accouchement (seul deux existe en France) ou en bref on accouche comme à la maison, comme on le sent, mais avec le personnel médical en cas de besoin). C'est top, et ce ne sont pas des désirs de hippie je trouve, c'est un droit, accoucher comme on le veut, quand on le peut bien sûr.

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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