jeudi 18 février 2016

Petit monologue égocentré de parent négatif

Franchement vas-y TKT je ne juge personne, je suis très ouverte à la discussion OKLM, quel que soit le débat. Je trouve ça génial que chacun puisse s'exprimer calmement, même si je sais qu'on ne sera pas toutes/tous d'accord. On est intelligents sur ce blog, bordel de cul.  

Mes enfants sont plutôt cools. Quand je vois les appels au secours à peine dissimulés de certaines de mes copines, je n'ai pas à me plaindre. Je crois que le fait qu'ils soient très rapprochés (12 mois) (oui j'aime le sexe) leur a appris, à tous les deux, et par la force des choses, à se comporter sagement. Et je suppute que l'arrivée du troisième va renforcer cet état de fait (ou bien tout envoyer valser et nous conduire à un suicide collectif avec de l'arsenic dans la compote du goûter, on verra).

Mais j'avoue qu'avec la grossesse, les hormones, la fatigue, l'accident du Lardon, et les soucis personnels d'adultes... En ce moment je perds souvent ma légendaire patience (elle ne va pas loin cela dit, je la retrouve toujours au milieu d'une boîte de cookies).

A l'instant où je rédige ce billet, par exemple, la Naine est à quatre pattes sous la table de la cuisine en train de ramasser un par un les cinquante-sept pétales de corn-flakes qu'elle a fait tomber par-terre tout à l'heure au goûter. Elle en mange un sur deux, on dirait un petit cocker triste, ça me fait un peu pitié, et j'avoue que j'aimerais pas avoir un contrôle de la DDASS là maintenant tout de suite, tu vois. Mais bon, elle a retourné son bol EXPRÈS, en me défiant du regard, juste après avoir hurlé à la mort parce que je ne voulais pas lui donner mon café, attend, hé, ho. 

Le café c'est sacré c'est pour les grandes personnes.

Cette question de la sanction chez les nains me turlupine assez en ce moment pour que j'aborde le sujet partout, tout le temps, et avec n'importe qui. Et comme je l'écrivais récemment quelque part sur les Internets, pour moi ça reste du simple bon sens, mais puisque c'est la mode appelons une chatte un chat : Je suis plutôt sensible aux discours de nos amis les hippies qui prônent la parentalité bienveillante*, l'éducation positive* et le quinoa

D'ailleurs, je pense être moi-même une maman bienveillante (je veux dire, jusqu'à présent, aucun de mes enfant n'a été enfermé dans le cabanon au fond du jardin la nuit) (enfin pas TOUTE la nuit quoi).

Je vous demandais sur Facebook comment vous abordiez la punition, chez vous. Je vous remercie pour vos nombreuses réponses constructives et sincères. Personne n'est décédé dans le débat, c'est appréciable. Maintenant je vais vous dire comment ça se passe dans mon royaume.

Monsieur Pantoufle et moi sommes plutôt d'accord sur la question des fessées, bien que mon avis soit plus tranché que le sien : aucune violence physique n'est tolérée sous notre toit, pour le moment.

Je n'ai jamais eu envie, non plus, d'isoler un gamin dans son lit à barreaux ou dans sa chambre pour le punir. J'aime bien l'idée que la chambre reste un endroit où on se sent serein et détendu du slip, et j'ai peur qu'à cet âge ils fassent vite l'amalgame dodo-punition (je sais, je me tortille les chakras pour pas grand chose).

Le choix qu'on a fait, depuis "toujours", c'est de punir nos gosses sur une chaise. Une sorte de "au coin". 
  1. On les laisse hurler face au mur si ça leur chante, pendant qu'on va souffler à l'autre bout de la pièce. Ils savent qu'ils ne descendront pas de la chaise tant qu'ils ne seront pas dans une attitude calme. Parfois ça dure une minute et douze secondes, parfois on en a pour un quart d'heure. 
  2. Ensuite on leur demande toujours s'ils ont bien compris pourquoi on les avait punis (le Lardon ne répond pas, évidemment, mais on lui pose quand même la question pour l'habituer à la méthode), et on leur demande également pourquoi ils ont fait "ça" (la bêtise), et/ou pourquoi ils sont en colère. 

Un bisou, un pardon maman t'es la plus belle du monde, et c'est fini.

... Jusqu'à la prochaine fois.

Comme je le disais au début de ce billet, mes enfants sont assez faciles à vivre pour qu'on n'ait jamais eu à s'en servir ailleurs qu'à la maison, mais l'avantage de cette méthode c'est qu'elle est tout-terrain : peu importe l'endroit, on trouve toujours une chaise ou un banc public pour exercer notre pouvoir maléfique de parents. 




Je ne sais pas si c'est bien. Je ne sais pas si c'est le mieux. Mais ça m'évite parfois de me pendre avec la ceinture de ma robe de chambre en pilou-pilou à 18h49 le vendredi soir.


Et toi, tu fais comment ?


* Education bienveillante, parentalité positive... On m'a, à juste titre, fait remarquer que la terminologie posait problème. Je suis d'accord : les deux expressions sont mal choisies parce qu'elles laissent entendre que les gens qui ne se reconnaîtraient pas dans ces discours seraient le contraire, c'est à dire des parents malveillants. C'est évidemment faux. Mais je n'ai pas bu assez de café aujourd'hui pour poser des mots plus précis et plus appropriés sur le sujet, donc je me contente de reprendre ceux qui circulent déjà. 

13 commentaires :

  1. Je trouve ta méthode très bien. Je l'ai longuement pratiquée.
    Mais en grandissant, tout devient plus difficile. Ils nous répondent de façon pas toujours sympa ... C'est assez dur, j'ai l'impression d'avoir un mini ado à la maison. Mini certes, mais ado quand même. Sache qu'en plus, je suis prof, donc les ados, je pratique régulièrement. Ma patience est encore plus vacillante.
    Aujourd'hui, je punis OUI. Je punis. enfin ON punit. De console. Déjà qu'ils n'y jouent pas beaucoup (rapport aux règles de la maison toussa) , crois moi que c'est la grosse punition de ouf slash guedin pour eux.
    Mais bon, l'insolence : je ne supporte pas. Et je dois dire que c'est très efficace à l'extérieur : mes enfants sont des anges à l'école et sont globalement très appréciés chez les amis (remarque c'est normal : ce sont nos gosses, hein :P ).
    Mais bon, à la maison, cela reste problèmatique.
    Hfphmmm.
    Bref, on cherche encore et toujours. Je crois qu'il faut sans cesse se remettre en question. Et essayer de garder son calme, c'est la clé de tout. Mais que c'est dur ...

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  2. Ta méthode me parle bien. J'avais dans l'idée de faire la même chose à la maison. Le seul problème, c'est qu'on n'a jamais réussi à faire en sorte que mon fils reste au coin ou assis sur une chaise quand il avait fait une bêtise. Du coup, on a fini par le mettre dans son lit à barreaux même si comme toi j'avais peur de l'association lit-punition. Le problème c'est que maintenant il n'a plus de barreaux à son lit (il a 3 ans). Et le mettre dans sa chambre ne suffit pas, il en sort immédiatement. Heureusement, dans l'ensemble c'est un enfant plutôt sage donc le "problème " ne se pose que rarement. Mais si toi ou quelqu'un d'autre à une solution je suis preneuse. Surtout que j'imagine que mon deuxième (14 mois ) va prendre exemple sur lui et faire pareil.

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  3. Hihi hihi hahahahahaha ! Tu me fais rire avec ton quart d'heure 😂😂 petite joueuse !!!
    Ma 7 ans est au moins aussi têtue que moi... Ses crises peuvent durer 45 minutes alors pour ne pas devenir dingue, je la mets dans sa chambre porte fermée jusqu'à nouvel ordre. Et même une fois calmée, je ne la sors pas tout de suite, et je lui dis qu'elle reste dans sa chambre pour réfléchir à pourquoi elle s'est mise dans un état pareil. Elle a toujours eu du mal à gérer ses émotions (bonnes comme mauvaises), plus petite je la prenais dans mes bras mais j'ai remarqué qu'avec le temps elle abusait de la situation. Maintenant c'est câlin et discussion APRÈS !

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  4. j'approuve complètement ta façon de faire. Mais j'ai vachement de mal à l'appliquer! MiniChou fait rarement des "bêtises", par contre, il peut être parfois super casse-c*** et là c'est juste un ras le bol de répéter/recadrer/speeder... du coup c'est délicat de le sanctionner pour ça. Et hélas, je n'ai trouvé que le chantage pour faire accélérer un peu le mouvement ou aller dans la direction qu'on veut, du chantage raisonnable hein, mais mon deuxième métier est devenu "négociatrice en jeunes enfants"...

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  5. Chez nous, s'il y a bétises, il y a passage au coin. Pour Cacahuète, 5 ans, c'est très efficace. Pour Papillon, bientôt 2 ans, c'est ultra-efficace. Post coin, il y a explication, toujours avec du vocabulaire choisi et bien compris de l'enfant (ex: déchirer c'est Non!). Nous nous mettons systématiquement à la hauteur de l'enfant et on se regarde dans les yeux. Ca peut paraitre bizarre mais ça fonctionne!
    A voir à la pré adolescence...

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  6. Je plussoie l'article et le premier commentaire, ca marche à peu près comme cela aussi chez nous (5 et 6,5 ans), en revanche on punit dans la chambre, pour l'instant pas d'amalgame. La spécialité de mon homme c'est d'oublier la petite dans son coin, mais quand on s'en apercoit elle est toujours à la même place, c'est bien une des seules situations où elle n'ose pas contrer la décision d'une facon ou d'une autre!
    Et la Patience, je crois que c'est partout la même chose, y'a des phases où ca ne marche pas, je me surprends à m'entendre gueuler et je n'aime pas ca...

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  7. Ici, c'est un peu roots. On n'applique pas vraiment de punition, on echange beaucoup. Mais Ninou est vraiment facile à vivre. Elle comprend bien et et assez ouverte aux autres pour regretter certaines choses. Avec Titou, c'est différent (c'est fou comme est tout est différent avec lui!), on ne sait pas comment s'y prendre. Mais il grandit, et ça s'arrange globalement. On a essayé l'écoute, l'empathie, le coin, le cri, il est assez excessif dans ses réactions : soit il s'en fout royalement et se barre en riant, soit il devient fou hurlements et sanglots flippants. Mais il a 2,5ans, Titou, alors on fait comme on peut avec ce qu'il est. Au final, ce qui marche vraiment avec lui, c'est la patience, la réparation de bêtises et la résignation à ce qu'il soit un petit garçon parfait...

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    1. J'aime beaucoup la phrase "on fait ce qu'on peut avec ce qu'il est ". Au final je crois que c'est ce que vit chaque parent avec chacun de ses enfants.

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  8. J'aime beaucoup ta méthode, surtout qu'elle a l'air de fonctionner. On a arrêté de demander à Chucky pourquoi il faisait des bêtises depuis qu'il nous a répondu: "Parce que je suis un gros naze."
    OK.
    Bref, je ne suis malheureusement pas patiente. Des fessées, j'en ai déjà données. J'ai arrêté. Ça ne servait strictement à rien. Même pas à me sentir bien. Bien au contraire. Et vas-y que je chiale.

    On le punit dans sa chambre et sa marche plutôt bien.
    Cela dit, il a encore des instincts coprophages. Le SAV ne veut rien savoir. Paraîtrait que la date est passée.

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  9. Quand j'étais gosse, avec mon frangin on était aussi relativement sages. C'était rare que nos parents s'énervent après nous et nous punissent. Mais bon comme tous les gosses, ça arrivait qu'on soit insolents ou qu'on fasse des conneries. Dans ces cas là, généralement on devait rester dans notre chambre le temps de nous calmer. Perso j'ai jamais associé ma chambre à une punition après ça. Justement le fait d'être dans ma piaule pour me calmer me permettait de me détendre plus rapidement une fois que j'avais ronchonner pendant 5min. Pour mon frangin c'était plus privé de jeux vidéos (quand il était un peu plus grand du coup haha). Jamais de hurlements (ma mère a été élevé dans une famille ou ça criait beaucoup et ça cassait la vaisselle donc elle avait certainement pas envie qu'on vive ça) ou de violence (des fois ma mère me disait "donne moi ta main" d'un ton énervé, pour me mettre une claque, et au final elle me mettait une tape presque aussi douce qu'une caresse. Le "donne moi ta main" me faisait plus peur haha)

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  10. Je t'avoue que pour l'instant Bubus a 1an donc la question ne s'est jamais posée.
    Mais avec mes élèves de maternelle c'est un peu comme chez toi.
    1- je leur parle (dès fois ça peut éviter une punition)
    2- (quand on ne peut pas éviter la punition, donc) ils vont s'asseoir sur une chaise.

    ça ne dure jamais très longtemps, et je discute toujours avec eux du pourquoi et du comment.

    voilà voilà

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  11. Bonsoir à tous,
    Nous aussi on applique la punition.
    La chaise, le coin, le repas face au miroir, les colères face au miroir,... Deux enfants assez têtu, ça peut durer 30secondes comme 45min-1h. Depuis que ma fille de 4ans à décidée de faire ça grande et de montrer l'exemple de ce qu'il faut faire, les repas, le bain, l'habillage,...ce passent mieux !
    En tous cas les punitions nous on aidées à passer à autre chose et à ne pas s'énerver.
    Bon courage à tous pour les prochaines aventures avec vos lardons

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  12. Bonjour,

    Pas facile tous les jours de bien garder son calme avec les enfants, mais ça fait du bien aussi de voir que nous somme pas les seuls ;-)

    Mel
    http://www.lvam.fr/

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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