jeudi 7 janvier 2016

Pas de bol

Ce dimanche-là, on était chez mes beaux-parents. Le père Pantoufle avait prévu une randonnée sur le Larzac avec des copains d'enfance. Il devait y passer une grande partie de la journée, pendant que moi j'aurais jonglé avec les siestes des morveux pour leur concocter un dimanche sympa. Un tour au parc, un dessin animé, de la pâte à modeler, et de la mousse au chocolat. Le soir, on se serait retrouvés tous les quatre en centre-ville pour assister à la parade lumineuse de Noël, à propos de laquelle on avait entendu tant de superlatifs que je me régalais d'avance des étoiles dans les yeux de mes mômes. Mais avant tout cela, pendant que les garçons de la maison, premiers levés, préparaient le petit-déjeuner, que ma belle-mère effectuait sa gymnastique quotidienne en culotte dans sa chambre et que la Naine ronflait encore, j'avais prévu de passer une demi-heure dans la baignoire. 

Chez nous on n'a pas de baignoire, je suis enceinte, et il fait froid. Paupières collées et bave au bec, il était 9h, je rêvais très fort de ce bain en m'étirant dans le lit.

Mais ce programme ne convenait pas au Lardon.

C'était un dimanche trop joli, sur le papier. Fallait bien quelqu'un pour s'essuyer le derrière avec, ce papier.

09h12. Des hurlements traversent la baraque de la cave au grenier. Ça vient de la cuisine. C'est mon bébé. Je n'ai jamais entendu de cris aussi déchirants, de toute ma vie. Je voudrais bondir sur mes pieds, mais je suis à poil dans le lit, entravée par des douleurs ligamentaires qui m'empêchent de bouger plus vite qu'une tortue neurasthénique sous sédatifs, ET je ne trouve pas mes lunettes.

09h13. Les hurlements se déplacent dans la maison, j'entends les voix paniquées de M. Pantoufle et de son père, je ne comprends pas ce qu'ils disent. J'ai réussi à m'asseoir au bord du lit en moins de trente secondes, c'est un exploit magistral, mais je me féliciterai plus tard. Mon fils hurle toujours. Mais je n'y vois rien, je ne trouve pas ces putain de binocles, je m'affole et renverse tout le contenu de l'étagère par terre. Sans lunettes, je suis presque aveugle. Incapable de distinguer mes vêtements dans la valise, ou de trouver la poignée de la porte. 

09h14. Au terme des deux minutes les plus longues de ma vie, carreaux sur le nez, je dévale enfin les escaliers en slip rose et t-shirt à l'envers. Le Lardon s'époumone dans les bras de son grand-père, yeux révulsés, couvert de larmes et de sang. M. Pantoufle m'explique en trois phrases. 

Un bol de thé bouillant, une seconde d’inattention.

09h16. Mon cerveau réfléchit vite, mais ma bouche peine à articuler (je sais pas trop si c'est l'angoisse ou la langue pâteuse de la nuit). J'envoie mon beau-père remplir une bassine d'eau, tandis que M. Pantoufle et ma belle-mère (en culotte) déshabillent délicatement le Lardon. Sous le body Petit Béguin multicolore, celui qui donne un air de clown à mon gamin et que j'aime tant, on découvre l'étendue de l'horreur.

09h17. Du poignet à l'épaule gauche, la peau part en lambeaux. Je répète : des morceaux de mon fils tombent PAR TERRE. Sur le torse il y a tellement de sang et de secrétions diverses qu'on ne distingue plus le téton. Dans le cou et sur la joue s'étale une balafre rouge pleine de cloques. Les deux mains sont rouges et gonflées, mais sans plaies ouvertes, ce qui me rassure (je déconne). 

Heureusement que je carbure à deux épisodes de The Walking Dead par soir depuis plusieurs semaines, sinon j'aurais probablement tourné de l’œil au milieu du couloir.

09h30. On est trois adultes à saucissonner le Lardon pour tenter de lui maintenir le bras plongé dans la bassine d'eau fraîche. Rien à faire. Il se débat tellement que la cuisine ressemble à une pataugeoire. Il n'a pas cessé de hurler non plus, je le sens épuisé, et j'ai peur que ses yeux tombent sur le carrelage tellement ils sont exorbités par la peur. On cesse la torture. Je décide d'aller enfiler un pantalon, des chaussettes, un pull et un soutien-gorge, dans cet ordre. 

Pendant ce temps-là, ma belle-mère s'occupe de la Naine qui, réveillée par tout ce barrouf, errait dans la maison en demandant "Il a mal Lolo ? Tu me dis ? Tu fais quoi toi ? Pourquoi il pleure mon petit fier ?".

09h39. On a enfilé un t-shirt à manches courtes au Lardon, puis sa gigoteuse en coton. Impossible de l'habiller plus. Il a trop mal, et sa peau continue de tomber. Je le prends contre ma poitrine, sous mon manteau (on est en décembre hein). Il se blottit dans mon cou, le nez enfoui dans son doudou dégueulasse. En pleurant, toujours.

09h42. La Pantoufle, le Lardon et moi, on monte dans la voiture, direction les Urgences. L'hôpital de la ville est à quelques rues.

09h55. Evidemment, une fois sur place et étant donnée la situation, on nous a fait passer devant tout le monde. Le Lardon pleure toujours, moins fort, et avec la voix éraillée. Sa bouche est en forme d'accent circonflexe, ses sourcils froncés, et ses yeux bondissent frénétiquement d'un coin à l'autre de la pièce. Personnellement j'ai l'estomac derrière les dents et le cœur en confettis, mais chut.

10h10. Une infirmière me propose de faire appel à sa sœur, qui "passe le feu" à distance. Je pense "Cette meuf est gentille, mais elle est complètement folle". J'accepte et je la remercie (parce que quand même, je mange du quinoa et du kéfir, alors je peux bien faire un effort pour croire à ces chamaneries).

10h45. Nous sortons de l'hôpital avec un bébé bandé du cou au nombril. Nous devons prendre la route et faire plus de 100 km pour rencontrer un spécialiste des brûlures. Dans la voiture je fais un monologue en trois parties avec introduction et conclusion mais sans cohérence sur ces putains de budgets de merde et du danger de réduire les hôpitaux de campagne à des dispensaires éthiopiens incapables de prendre en charge les vraies urgences. Dans mon discours y a des femmes enceintes qui meurent dans des ambulances et des hélicoptères qui coûtent une blinde.

11h03. On a récupéré la Naine, que mes beaux-parents ne peuvent pas garder aujourd'hui. J'ai jeté quelques affaires dans un sac, en prévision d'une éventuelle hospitalisation. Durant l'heure et demie de trajet, le Lardon somnole. Si ça se trouve, cette histoire d'incantations mystiques par téléphone, ça fonctionne. Si ça se trouve, Dieu existe. Si ça se trouve, cet été je ferai un 36.

12h50. Je suis seule dans un petit box, avec le Lardon. A notre disposition : un brancard pour adulte, sans barrières latérales. Pratique, pour un bébé ! De toute façon il refuse de dormir, ou de faire quoi que ce soit qui impliquerait de quitter mes bras. Je le berce en faisant des ronds dans la pièce, puis j'en ai marre alors je continue dans les couloirs. Puis j'ai des contractions, alors je finis sur une chaise.

Pendant ce temps-là, Monsieur Pantoufle se débrouille pour divertir la Naine, qui n'a pas été autorisée à nous suivre. Ma belle-sœur doit venir la chercher pour lui faire passer une après-midi plus sympa que prévue, avec des pâtes au jambon et des coloriages.

14h42. Je chante "Les petits poissons dans l'eau" pour la seizième fois (mon fils est monomaniaque, il n'aime QUE cette chanson), quand le spécialiste débarque enfin. Il va falloir défaire les bandages de mon Lardon, ça va lui faire mal, alors on lui file un sédatif. Je précise qu'on lui en a déjà administré un, ce matin, dans le premier hôpital, mais que ça n'a pas fonctionné. On me répond des yeux au ciel.

14h48. Enfin, Pantoufle nous rejoint. 

15h12. Le sédatif n'a toujours pas fait effet. Le Lardon pleure d'épuisement et de faim, mais je n'ai pas le droit de lui donner à manger. Je fais mes yeux de biche à un interne, qui finit par accepter un compromis : le biberon de lait d'amande.

15h34. On essaye le gaz hilarant. Je précise, encore une fois, que mon gosse a déjà reçu un protocole identique dans la matinée, et qu'il y a été strictement hermétique. 

15h41. Après cinq réelles minutes, c'est putain de long cinq minutes vous savez, à tenter de faire respirer le Meopa au Lardon récalcitrant, ligoté par trois infirmières et moi-même, c'est finalement son rythme cardiaque affolant qui fera intervenir le médecin : "Stop. Ça devient dangereux. On fera sans."

Le Lardon est rebaptisé Mowgli par l'équipe médicale.

On nous dit que c'est rare, mais que parfois, certaines personnes ne réagissent pas comme prévu aux substances censées les calmer. Mais ça, je le sais déjà, parce qu'on nous l'a dit ce matin, dans l'autre service, de l'autre hôpital. 

La Pantoufle lâche "Plus. Jamais. Ça." d'une voix grave et posée qui veut dire "Le premier qui me contredit je lui enfonce cordialement la bonbonne de gaz dans la narine gauche jusqu'au plafond avant de me coudre des chaussettes doublées avec la peau de son cul".

15h49. Ils préfèrent ne garder qu'un seul parent dans la pièce pour le soin. J'annonce que je suis enceinte de quatre mois et demi, que j'ai des contractions et que je n'ai pas mangé depuis la veille. C'est moi qui sors.

16h05. Assise par-terre dans le couloir, je dépiaute une mandarine trouvée au fond du sac à langer. Je me dis que Dieu n'existe pas. Et que je ne ferai jamais un 36.

16h22. Quand je rentre dans le box, mon fils, allongé sur son père, est métamorphosé. Une infirmière a proposé de mettre de la musique classique pour l'apaiser, et ça a marché. J'avais pensé renommer Le Lardon "Icare", sur le blog, mais finalement "L'Aristo" ça marche aussi.

C'est fini. On va rentrer à la maison. On va te donner du chocolat et te faire des câlins infinis, on va embrasser ton corps endolori toute la nuit, on va te tricoter un cocon d'amour, te cacher dans la cabane de nos bras, et te garder au chaud. On va t'entourer très fort. 

C'est pas fini. Le chemin est long et douloureux. Mais chaque minute, tu es plus courageux et beau que la précédente. Alors on en prend de la graine. On se reposera quand on sera vieux.




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Bébé brûlé, que faire ?

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Nous n'avons pas eu exactement les bons réflexes, le jour de l'accident. Voici ce que nous aurions dû faire, et qui nous a été expliqué à l'hôpital :
  • Ne pas chercher à déshabiller son enfant.
  • Plonger immédiatement le ou les membre(s) brûlés dans une eau fraîche à plus de 15°C pendant au moins 15 minutes. Cette étape est absolument capitale pour stopper la propagation de la brûlure en profondeur. Si nécessaire, aller soi-même sous la douche pour maintenir le bébé immergé (enfin son bras, sa main, sa cuisse, bref, on se comprend hein) (si tu noies ton gosse, viens pas dire que c'est de ma faute).
  • Après cela, et seulement après cela, se préparer à rejoindre le service des Urgences.
  • Proposer fréquemment un biberon d'eau au bébé brûlé, qui se déshydrate vite.

Edit : Depuis l'accident, je donne régulièrement des nouvelles du Lardon sur Instagram et Facebook. Et elles sont de plus en plus positives. ;)

40 commentaires :

  1. Contente de savoir qu'il s'en remet et que ça va mieux. Malheureusement, un accident est si vite arrivé... On a beau être vigilant, comme tu dis, une seconde suffit.
    Bien du courage à vous et des bisous au petit courageux.

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  2. A 9h17 j'ai fondu en larmes!
    Quelle horrible histoire ... pauvre Lardon! :(
    Heureusement il est entouré d'un amour si grand!
    Courage ...

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  3. en lisant ton article je me répétais comme un mantra "sous la douche avec bébé sous la douche avec bébé" eau pas trop froide et l'eau doit couler sur la brûlure pour enlever la chaleur....j'ai fait la formation premiers secours...ça coûte 60€ les gens alors allez-y ! Vous avez quand même eu des réflexes pas trop mauvais, je n'ose imaginer cette peur qui t'a remué les entrailles j'ai les larmes aux yeux rien qu'à te lire. Une question que je me pose : ils vous ont laissé partir dans l'autre hôpital avec votre propre voiture ? vous avez du mettre le lardon dans son siège auto et l'attacher ? personne ne vous a proposé un transport pwutain ????

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    1. Tu as raison, il vaut mieux s'informer en amont. C'est pour cela que je voulais absolument faire un aparté en fin de billet. Mais au fond, moi je savais ce qu'il fallait faire... c'est juste que lorsqu'il s'agit de ton propre enfant, tu fais moins la maline. :)
      Concernant le transport, tu es loin d'être la seule à t'être étonnée, mais ouais, on nous a laissé nous débrouiller seuls. J'étais en colère.

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    2. Hallucinant, une honte de vous avoir laissé partir comme ça. J'ai scruté sur toutes vos pages pour avoir la moindre nouvelle du Lardon tellement votre histoire m'a retournée. Je n'ose imaginer ce que vous avez vécu. Courage, Je vous adresse plein de bisous guérisseurs (j'espère que vous pouvez vous reposer pour protéger la graine)

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  4. ohlàlà le pauvre, heureusement qu'il s'en remet ça a du être terrible pour la maman que tu es

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  5. Merci beaucouo de ce récit bien humoristique pour une telle situation, il m'a marqué lar ta plume que j'aime beaucouo et je le souviendrais de ces bons conseils de la fin, merci d'avoir pris le temps de nous éduquer �� Bon courage a votre petit loulou et a vous pour les semaines qui restent avant de pouvoir mettre tout ca au passé

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  6. oh .. mon .. dieu ... j'ai aussi passé quelques heures affolantes dans un hôpital, enceinte, avec un lardon mal en point, je comprends ton stress et t'admire de pouvoir le raconter en y mettant encore des pointes d'humour !! bon courage au Lardon-Aristo

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  7. Dur dur à lire...et à vivre, mon dieu je croise les doigts pour ne pas avoir à le vivre!! et puis merci car grâce à toi je sais quoi faire au cas où! bon courage à vous tous, gros gros bisous au courageux Lardon!

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  8. Et le samu ?

    Si quelqu'un lit les commentaires: en cas de doute de panique suite à un incident tel que celui-ci, appelez le 15. Ils vous diront quoi faire et vous enverrons l'aide nécessaire en vous aiguillant directement vers le bon hopital.
    Tu as quand même eu quelques bons gestes, et franchement c'est très bien !
    Étant secouriste depuis 10 ans et recyclée tous les ans, j'ai de bons réflexes, et même eu l'occasion de les tester avec la panique.
    Ça me rassure dans ma vie professionnelle et surtout dans ma vie privée.

    Contente que le lardon soit sur le chemin de la guérison.

    Et je me répète pensez à faire le 15 en cas d'urgence

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  9. J'avais déjà frissonné lors de la nouvelle, mais là, brrr, quelle horrible expérience.
    Merci pour les infos en fin d'article, je ne savais pas qu'il fallait une eau autour de 15°C, ni commencer par la douche et après déshabiller l'enfant ... moi, ils ne nous ont pas parler des brulûres lors de la fomation aux premiers secours.

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  10. Gaps...si tu savais le n br de fois où je pense a toi et ton lardon qd je regarde mon fils d un an entrer ds notre cuisine...en tt cas Well done! Z êtes des chefs

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  11. Bonjour,
    Tu as passé le pire, et toute la famille avec toi, mais je pense malgré tout très fort à vous 4 (et surtout au Lardon- Aristo). Comme par écran interposé, rien de concret ne passe( pffff, technologie bidon va!), et que je crois naïvement aux personnes qui enlèvent le feu( no comment, please...), je t'envoie tout plein de pensées super positives et réconfortantes, même si mes yeux piquent encore des larmes arrachées par ton récit.

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  12. Pff quelle histoire et effectivement moi aussi en lisant ton histoire je me disais mais punaise sous la douche vite non on enlève pas les vetements non ... mais comme tu as repondu quand c'est son enfant et dans l'urgence on reflechi plus bien. Ma fille faisait
    des fausses routes avec asphyxie ( bouche ouverte, teint blanc cadavre, poupee de chiffon) jusqu'à l'age de deux ans (grande
    prema) avec les liquides (2/3 par an) et moi
    mis à part gueuler son prenom comme une dingue je ne faisais rien c'est mon homme qui faisait les gestes de premiers secours tout en gueulant son prenom lui aussi. Il faut vraiment passer son brevet de secours c'est tellement important.

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  13. Je me permet d'alerter aussi sur les radiateur de salle de bain (ceux qui sont chauffe-serviette à hauteur d'enfant). Ma fille ainée s'est brulée au 2eme degré limite de la greffe en se rattrapant au radiateur de la salle de bain( elle commençait à marcher et n'était pas stable). Urgence, soins quotidien par une infirmière et grosse frayeur car j'avais tenté de tout anticipé comme accident en protégeant les portes, les coins de meubles etc. En tout "lardon" est très courageux.

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  14. Encore une fois ton écriture est magnifique, et pour la première fois elle m'a fait pleuré. J'ai imaginé Charlie à la place de ton petit aristo et mon dieu que ça doit etre difficile à vivre. J'espère que tout ça sera vite derière vous ! Bon courage pour les soins. Je pense à vous souvent.

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  15. Pauvre petit chat... Et quelle courageuse famille !

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  16. Je ravale mon coeur, qui a failli déborder tout partout dans ma maison et puis mes larmes qui débordent de mes yeux (foutue empathie) et je vous câline bien fort, de loin, parce que je veux pas faire mal au Lardon et parce qu'on se connaît pas. Enfin, toi, tu ne ne me connais pas, mais ton blog, je le suis depuis un bon moment et du coup, c'est comme si t'étais presque une copine (mais qui ne me connait pas, du coup.. c'est ballot). Bref, bons gestes ou pas, c'est plus le propos, je retiens la peur, la douleur et surtout, surtout que malgré tout, le Lardon va mieux et vous aussi. Vous avez bien été courageux, tous, bisous sur vos fronts.

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  17. J'ai découvert ton blog par un article précédent. J'ai appris cette histoire par le partage que tu en as fais sur les réseaux sociaux. Et même si je savais que ça se terminait 'bien' (même si c'est encore dur) et qu'on ne se connait ni d'Eve, ni d'Adam, j'ai frémi à chaque ligne de ton horrible récit.
    Je vous envoie plein de réconfort anonyme et virtuel et surtout à ton Lardon (car il y a pas si longtemps que ça, j'ai pleuré comme un bébé pour une brûlure bien moins grosse alors je me souviens à quel point ça douille).
    Merci pour tes conseils en conclusion, ça peut (malheureusement) toujours servir.

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  18. J'en chialerais putain! On sait que les accidents domestiques arrivent quotidiennement mais on se dit toujours que ça n'arrive qu'aux autres...jusqu'au jour où.
    Je crois que je ne peux même pas imaginer l'épreuve que ça puisse être pour une mère de voir son enfant à l'agonie. Je te souhaite que les coupeurs de feu et autres remèdes permettent au Lardon de se remettre.
    Plein de courage et bon rétablissement au Lardon-Aristo :-)

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  19. Je te suis sur IG mais j'ai pourtant raté cet épisode douloureux…
    La soeur de l'infirmière a t'elle continué à la souffler ?
    C'est arrivé à mon neveu mais brulure au fer à repasser, au visage, (il a été soufflé en plus des soins mais pas greffé) il n'a plus une seule cicatrice,.
    Bon rétablissement au Lardon.

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  20. De tout coeur avec vous. Impossible de lire ton article jusqu'au bout sans m'effondrer.
    Mon petit de 20 mois s'est brulé visage, torse et bras avec une tasse de thé cet été, la peau qui part dans l'appartement partout, mon bébé transformé en animal, les pompiers qui mettent trois plombes à arriver, dix jours de réanimation en service grands brûlés, la greffe évitée finalement, mais des souvenirs qui ne partiront jamais. La vie a repris difficilement son cours, j'ai arrêté mon blog, dur de continuer à rire des choses, alors bravo de le faire..
    Des bisous des bisous des bisous !
    Une autre maman pas d'bol, qui n'arrive plus à boire de thé.

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  21. Quelle histoire... Prompt rétablissement au lardon, et un peu + de sérénité pour toute la famille !

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  22. j'ai eu du mal à lire... j'ai horreur des histories comme ça, mon coeur de maman est en miettes, alors j'imagine même pas si c'était un des miens!
    J'espère que ton petit va beaucoup mieux et qu'il ne gardera pas trop de séquelles

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  23. Ton article ma émue aux larmes. je suis heureuse de voir que petit à petit ton petit va mieux.Une sacrée journée que vous avez vécue là. je ne sais quoi dire à part bon courage et merci pour les conseils de fin d'article.

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  24. Oh là là j'avais les larmes aux yeux en te lisant. J'admire ta capacité à raconter cela avec humour. J'espère en tout cas que ton fils va mieux et merci pour les petits conseils car je pense que si ça nous arrivait (et je prie pour que ça n'arrive jamais) je ne saurais pas faire non plus...

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  25. Putain, je ne verrai plus mon bol de thé de la même façon, je ne pensais pas que ça pourrait faire autant de dommage sur un petit... Vous avez eu de super réflexes, je ne sais pas si j'aurai pensé à l'eau j'aurai même eu peur que ça fasse l'inverse, maintenant je sais. J'espère que ton petit chou s'en remet doucement et qu'il a retrouvé le sourire. Bises

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  26. Je me rappelle comment j'ai culpabilisé quand Loulou âgé de 2 ans a pris des coups de soleil sur les bras et s'est retrouvé brûlé presque au second degré. J'en ai pleuré !!
    Alors dans une situation comme celle-ci je ne sais pas si j'aurais tenu le choc. Quel courage d'avoir pu en parler aussi ouvertement.

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  27. Je suis tombée sur ton article via Hellocoton. A travers tes mots, tu racontes exactement quelque chose qui m'est arrivée petite. Je devais avoir 3 ans, j'ai renversé tout mon bol de lait chaud sur la jambe. Je ne m'en souviens absolument pas bien entendu, mais j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ma grande soeur était seule à la maison, elle m'a mise sous l'eau à température relativement ambiante le plus vite possible (n'oublie pas de préciser que si l'eau est froide la peau se détache à cause du changement de température trop brusque...)
    Grâce à elle je m'en suis sortie avec un bandage pendant plusieurs semaines, et une brûlure simplement superficielle.
    Aujourd'hui je n'ai rien du tout, aucune marque, et mes poils poussent encore (hélas ahah !)
    Tu as fait le maximum pour ton Lardon, j'espère de tout mon coeur qu'il va très bien et que toi aussi. J'espère que comme moi il n'aura aucune trace, ou simplement quelque chose de très superficiel !

    (quant au personnel hospitalier qui écoute les gens... AHAHA. Mon père est allergique à l'ibuprofène, ça rate jamais, ils veulent pas nous écouter et tant qu'ils n'ont pas un mot spécifique ou une preuve impossible de leur faire comprendre que s'il en prend il risque de mourir... je ne comprendrai jamais pourquoi ils ne nous font pas confiance ?)

    Bisous,
    Ranou

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  28. Bonjour, je ne connaissais pas votre blog, j'avoue, j'ai commencé à lire l'article en me disant... "okay, encore une maman qui nous raconte sa journée avec ses loulous et réalise que le temps avec eux est précieux et que c'est le meilleurs des cadeaux de Noël..." bref, et puis le choc.... estomac retourné... J'ai passé un après-midi aux urgences enceinte jusqu'aux yeux quand mon aînée s'est dit que ce serait rigolo de mettre un doigt dans le ventilateur... Mais là, ton histoire c'est puissance 15 million ce que j'ai ressenti en entendant le "TAC" de l'hélice qui percutait la minuscule mimine de ma fille. MERCI d'avoir partagé ton histoire et tes conseils (oui, du coup, on se dit "tu"! Plein de bises à Lardon... maintenant je vais aller faire ma crise cardiaque.

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    1. Et devinez à quoi je pensais encore en me levant ce matin? Cet article m'a vraiment retournée.... J'ai réalisé que je ne t'avais pas félicité pour la qualité de ton écriture.... bravo pour la monté du suspense. Bises.

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  29. Pauvre doudou. J'espère qu'il va vite guérir

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  30. Pfiou, quelle histoire :( Merci de la partager car cela nous rappelle que cela peut nous arriver à tous. Ici, mon mari a été brûlé assez sévèrement à la cuisse quand il était petit (un peu moins de 2 ans), aussi, un bête accident domestique, et je peux te dire que du coup, au moins sur tout ce qui est "source de brûlure", on est ultra vigilants. Bon courage pour la suite, et bon rétablissement au Lardon !

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  31. Ce récit est bouleversant. Les accidents domestiques peuvent si vite arriver. J'espère que le p'tit bonhomme ne souffre pas trop.

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  32. Bonjour,
    j'ai découvert ce blog par hasard et le ton des articles m'a tellement plu que j'ai tout lu (quand on aime on ne compte pas)
    Même si je suis un dinosaure comparée à toi, on se ressemble sur certains points (j'ai fait des études d'histoire de l'art, mon bébé d'amour chéri que j'adore n° 2 est toujours pendu à son Graal-mon sein-)
    Ce commentaire complètement pour te dire merci de nous faire partager des tranches de votre vie, bravo pour avoir surmonté cette terrible épreuve, félicitations pour le n° 3 (mais comment avez vous trouvé le temps de le faire! ;) )
    Bisous doux au lardon et à la naine

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  33. J'ai oublié de me présenter Aurélie 35 ans et toutes ses dents

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  34. Cela fait quelques mois que je suis ton blog et sur Insta. J'avais vu sur Instagram justement que ton fils avait eu cet accident( ce qui m'avait déjà beaucoup touché)... Mais en lisant tes lignes ca me touche une deuxième fois, et encore plus fort. Tu es épatante car dans ton écriture on sent bien ta peur et ta tristesse de maman mais tu sais garder ton humour. Tu es forte... et ton p'tit Lardon encore plus... Fais lui d'énormes bisous. Qu'il guérisse vite. Des bisous à vous .

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  35. Pfiou, tu m'as scotchée avec ton article. Bravo d'avoir réussi à partager cette histoire d'aussi belle manière. J'espère que ton Lardon (pour le coup, le pseudo est un peu glauque, non? On va préférer l'Aristo) se remet bien. Petite, j'ai attrapé le fer à repasser des deux mains pour voir ce que c'était (oui, la curiosité est un vilain défaut). Heureusement, la peau des bébés semble se régénérer assez facilement, donc courage et plein de bonnes ondes!

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  36. Hello Vio. Premier com. J'ai lu ton article en même temps que j'ai découvert ton blog la semaine dernière. Depuis, j'ai lu TOUS tes articles et me suis abonnée à ton IG. On devient copines j'ai l'impression. Enfin, tu deviens ma copine, plutôt. Et je n'arrête pas de penser à cet article qui me fait mal pour vous 4,5.
    Bon, ça ne sert à rien, c'est très à retardement, mais je pense à toute la Vio family fort fort et je vous envoie plein d'énergie et de sourires. Hâte de te lire à nouveau.

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  37. J'ai récemment découvert ton blog, ta grossesse, j'ai ri aux larmes en lisant certains billets, et là, j'ai profondément mal, pour toi, pour ton tout-petit... je sais maintenant qu'il va bien, que peut-être ce dimanche ne te harcèle plus en passant en boucle dans ta tête, mais mon cœur de maman saigne en imaginant l'épreuve que vous avez traversée. Muriel.

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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