samedi 23 janvier 2016

Le TAG Parentillages

Le TAG est une pratique étrange. Un prétexte merveilleux pour étaler davantage encore sa passionnante vie de blogueur qui pète des fleurs aux yeux de la plèbe avide de détails croustillants. Une sorte de rendez-vous contagieux entre tordus. J'aime bien.

Cette fois-ci, c'est Magali qui m'a nominée pour répondre au questionnaire qu'elle a lancé sur sa chaîne Youtube dédiée à son tout nouveau statut de maman : Parentillages. Je te laisse aller regarder ses vidéos si ça te chante pendant que je me prends pour une star dans le canapé de Drucker.

C'est parti.



1. Combien as-tu d'enfants ? (Vous noterez que chez moi, cette donnée varie quasiment chaque année au printemps.) Et parle-nous un petit peu d'eux, leurs prénoms, leurs âges, si tu le souhaites...

Nous sommes en février 2016. J'ai deux gnomes domestiques. La Naine et le Lardon. D'ailleurs faut VRAIMENT que je change ces pseudos. Je suis végétarienne, je ne PEUX PAS avoir enfanté un bout de couenne de cochon fumée. Bref. Dans la vraie vie, ils s'appellent Plume et Ophélio et ils ont débarqué sur terre respectivement en avril 2013 et en mai 2014. Ils ont exactement 12 mois et 12 jours d'écart, ce donc sont des mômes d'âges (très) rapprochés. Et comme je suis complètement javellisée du bocal, je suis actuellement enceinte de celui qu'on appellera vulgairement le petit dernier (en détachant bien les syllabes sur der-nier), prévu pour... le printemps. Bravo, tu suis.

2. Qui d'autre fait partie du foyer ?

Monsieur Pantoufle, le fier géniteur de tout ce petit monde qui tient à garder son anonymat (mais si tu veux tout savoir son prénom commence par Seb et finit par Astien). Il a trente ans, il aime Jean-Jacques Rousseau, ses charentaises taille 44, le cinéma de la Nouvelle Vague, et manger du pain complet trempé dans de l'huile d'olive au petit déjeuner.
On a aussi deux chats, trois guitares et un aspirateur.

3. Qu'est-ce qui te manque le plus de ton ancienne vie sans enfants ?

Une certaine forme d'insouciance, et le chiffre 63 sur la balance.

4. Qu'est-ce qui, dans le quotidien, a été pour toi le plus gros changement lorsque tu as eu ton premier enfant ?

Honnêtement, à part le nombre de lessives hebdomadaires, pas grand chose. Quand la Naine est née, on l'a emmenée partout avec nous comme un petit koala, sans changer nos habitudes d'un iota. Restaurant, sorties entre amis, concerts... Je l'ai même ramenée lors d'une soirée étudiante quand elle avait cinq mois, ma promo en était gaga. Et nous avons fait un road trip d'un mois en Europe de l'Est dans un van aménagé, sans eau ni électricité. Je ne crois pas qu'on soit des allumés pour autant. Enfin pas trop, quoi.
Pour moi, les gros changements sont arrivés avec son frère.

5. D'ailleurs, au quotidien, on a plein de petits rituels avec nos enfants. Et si tu nous en racontais un ?

Depuis sa naissance, et probablement pour combler le manque de proximité physique que je ressentais suite à mon allaitement raté et à ma dépression post-partum, j'ai toujours mis un point d'honneur à masser la Naine après sa toilette. Un temps de partage rien qu'à nous, qui s'est inscrit dans la durée puisque aujourd'hui encore il fait partie de nos moments préférés. Pas farouche la mouche, elle adore d'ailleurs masser les autres en retour, y compris les épaules des potes qu'elle ne connaît pas et qui viennent boire le café à la maison.
Quant au Lardon, il est incapable de s'endormir si on n'a pas d'abord passé cinq minutes à souffler ensemble sur l'attrape rêves suspendu au-dessus de son lit pour faire voltiger les plumes. Et lorsqu'on est en déplacement (dans de la famille, à l'hôtel, ou chez des amis), on doit toujours trouver un substitut : un ruban, un mouchoir, un rat mort... bref, un truc à faire bouger en soufflant dessus. Sinon, promis, juré, craché, le bougre ne fermera JAMAIS l’œil.

6. Mère louve, papa poule, maman tigresse, quel animal la parentalité fait-elle ressortir de toi ?
Euh. Le castor.
Avant d'enfanter dans le sang et la sueur, j'étais ce qu'on appelle communément une "putain de grosse bordélique ascendant ado dégueulasse qui laisse traîner la vaisselle sale pendant une semaine et entretient un écosystème complet sous son lit". Je suis certaine que tu connais au moins un énergumène de cette espèce. Bref. Mais alors écoute, je ne sais pas ce qu'il s'est passé... depuis que je suis mère, avoir une maison propre et rangée est devenu un facteur capital de ma santé mentale. Et plus j'ai de gosses, plus je deviens psychorigide à ce sujet. C'est pas compliqué, quand je déprime ou que je suis en colère, d'abord je passe mes nerfs sur l'aspirateur, la poussière et le Sanytol, et ensuite je fais un gâteau. Cela dit, ça marche aussi les jours de grand bonheur ou de pleine lune. Mais dans le doute, quand Monsieur Pantoufle me voit étaler tout mon matériel de pâtisserie sur le plan de travail étincelant de propreté, il court se planquer sous la table du salon en demandant pardon au ciel et en me promettant de m'aimer comme un fou comme un soldat pour toute la vie (je fais vachement peur quand je suis pas contente).
Bref. Telle un castor, je passe beaucoup de mon temps libre à entretenir ma maison brindille par brindille, à l'aménager, à bouger les meubles tous les deux mois, à décorer les murs, et à remplir des paniers virtuels astronomiques chez Maisons du Monde et Ikea (oui, les castors font ça aussi, je t'assure, j'ai fait castorologie LV2 au lycée). 



7. Sur quel sujet admets-tu être un tantinet excessive avec tes enfants ?

La politesse. Pour ça je l'admets, suis une véritable machine de guerre, et terriblement vieux-jeu. Dis bonjour à la dame, attend ton tour, essuie-toi les pieds avant d'entrer, on dit "je voudrais de la confiture", pas "je veux de la confiture", présente tes excuses à ton frère, qu'est-ce qu'on dit, c'est quoi le mot magique ? Et ce, avant même qu'ils ne sachent correctement prononcer une phrase complète sujet verbe complément. Je veux que la politesse devienne un automatisme. Pardon, je VOUDRAIS que la politesse devienne un automatisme.

8. Choisis cinq adjectifs pour décrire chacun de tes enfants.

La Naine est rayonnante, futée, bavarde, drôle et indépendante.
Le Lardon est rigolo, dodu, souriant, charmeur et courageux.

9. Sur quel trait physique ou moral tes enfants te ressemblent-ils le plus ?

Physiquement, y a pas à chipoter dans le ventilo : Ils sont tous les deux le portrait craché de leur père. Sauf qu'ils ont les yeux bleus, comme moi. La Naine a hérité de mes pieds tordus, et le Lardon de mon teint de bidet, c'est tout.
Au niveau du caractère, même si c'est plus délicat à percevoir si jeune... Je dirais qu'elle est aussi méticuleuse et perfectionniste que moi. Par mimétisme sans doute, elle aime plier les serviettes au carré, n'oublie jamais un seul Lego par-terre au moment de ranger (quitte à chercher sous les meubles pendant un quart d'heure) et me rappelle à l'ordre quand je n'aligne pas parfaitement mes deux chaussures sur le paillasson. Elle dit toujours "Attend maman je virifie si c'est bon." Lui c'est facile : il adore les légumes et les fruits, même les épinards à la vapeur et les oranges acides. Un vrai diplodocus, comme sa mère. 

10. A propos de quoi râles-tu le plus souvent après chacun de tes enfants ?

Le moment du repas joue toujours un rôle de catalyseur de tensions, je crois. C'est pareil chez tout le monde. Enfin j'espère. Ce qui m'agace le plus c'est la faculté incroyable de la Naine à générer de la saleté autour d'elle quand elle mange. Un vrai cochon. On réfléchit sérieusement à la mettre à table en combinaison de plongée, ou bien carrément à poil, sur une chaise en latex auto-nettoyante. Quant au Lardon, il a l'horripilante manie de jeter son assiette par-terre à la seconde où il la termine. En langage Lardon ça veut dire "J'ai fini, encore !". En langage maman ça veut dire "Garde ton calme, la défenestration volontaire d'enfant de moins de trois ans est un crime passible de prison, inspire, pense au petit poney qui gambade dans la prairie, expire."

11. Quelle est la dernière petite ou grosse bêtise de chacun ?

Ensemble, au mois de novembre, ils ont caché mon téléphone tout neuf dans la maison de mes beaux-parents. On le cherche encore. 

12. Et quelle est ta dernière bêtise les concernant ?

Je crie comme un putois hyperactif sous amphétamines. En fin de journée notamment. Et je m'en veux beaucoup, parce que je sais combien c'est inutile et contre-productif de s'époumoner, et que je n'aime pas l'image de la maman que je leur renvoie dans ces moments-là.

13. Quelle est la dernière fois où tu t'es sentie fière de chacun de tes enfants ?

Il n'y a pas une seule heure passée en leur compagnie qui ne m'apporte pas ce sentiment. Pardon, c'est par où Guimauve-Land déjà ? 
Je suis fière de ma fille, si bienveillante et attentive aux autres enfants qu'elle croise, et en particulier à son frère, son "Lolo". Elle est une aînée formidable. Et je suis fière de mon fils qui, à de (trop) nombreuses reprises depuis le début de sa petite vie, nous a montré à quel point il était fort et solide face à des obstacles bien plus grands que lui.

14. Et la dernière fois où tu as eu les nerfs ?

Vraiment les nerfs ? Genre VRAIMENT ? C'était il y a longtemps. Je suis un moine bouddhiste, sous mon tablier, tu sais. En fait j'ai vraiment du mal les trois premiers mois, quand le bébé est accroché au sein non-stop et que les nuits ressemblent à des grosses blagues toutes pourries. De toute façon, je suis une mère castor ascendant marmotte (oui, j'ai de grandes incisives). Tu m'enlèves mon quota de sommeil = tu m'enlèves toute once d'humanité (et tu peux aller te rouler en boule sous la table du salon en pleurant très fort parce que je suis pas rigolote du tout, cf. question 6). Après, ça va. Je relativise pas mal, et je respire fort.

15. Qui tagues-tu à ton tour ?

Mes blopines Lucie et Zou, les dindes de la Team Bordeaux qui se reconnaîtront, et mes blopotes Papa Cube et Paf.

Et toi, lecteur tordu de mon cœur, dans les commentaires si tu veux.

9 commentaires :

  1. J'adore le coup du rat mort pour remplacer l'attrape-rêves. C'est frais, c'est déco, c'est the next big thing je pense.

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  2. Ahahah, la vieille vaisselle d'une semaine qui traîne dans l'évier, p'tain, j'ai changé depuis que j'ai des gosses, la vache ! Et je deviens de plus en plus psychorigide avec le nombre de gosse qui augmente. (Ou les années qui passent, va savoir). Gros changement avec l'arrivée de la 2e aussi, la première était un bébé koala qu'on emmenait absolument partout. Et pour le coup, moi c'est carrément la première année qui me gonfle. (Oui, je sais normalement ça se dit pas ce genre de choses, mais comme je ne pête pas de licorne à paillette dans le monde de l'internet, j'ai le droit de le dire !)

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  3. Pour moi, les gros changements sont arrivés avec son frère.

    > Mais pas tant de suspens, bourdel, dis-y lesquels c'étaient !

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  4. Ah ah les 5 adjectifs que tu as choisi pour le Lardon vont aussi très bien à Nino. Merde, j'ai engendré un lardon !

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  5. Oh youpi, j'aimerais trop que des papas reprennent ce TAG, je n'en cotoyais pas sur le oueb, je suis toute neuve dans la parentosphère...

    Et sinon, je m'auto-congratule à chaque fois qu'une nouvelle personne répond à ce tag, parce que je me trouve trop inspirée de l'avoir créé... d'un point de vu purement égoïste car je prends un pied de dingue à lire toutes les réponses... c'est de la tendresse et de l'amour à l'état pur, et j'adore tout ce qu'on devine entre les lignes...

    Merci de m'avoir raconté ma jolie histoire du soir :)

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  6. Haha, je suis pareille que toi avec le "on dit je VOUDRAIS"

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  7. Flûte, je te découvre que maintenant, la looseuse... Merci hello coton en tous cas... Tu es loin d'être Guimauve Land! ton humour est carrément décapant! (suis comme ça moi, je sais faire des compliments)

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  8. Qu'est-ce que je KIFFE cette affiche que tu as créée !

    Compte sur moi pour le tag, je n'aurais pas d'histoires aussi truculentes que t'en offrent la Naine et le Lardon, mais du haut de ses 4 mois, LaLutine nous offre aussi de charmants moments à base d'éclats de rire, de fontaines de bave, de vocalises dignes d'une Castafiore et de geysers de vomi. Promis dès que j'ai un peu de temps, je m'y colle !

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  9. Vio je t'aime d'amour... castorologie LV2 mouuuuahahahahaha
    (mais je lirai la suite demain, je suis hs)
    bises iodées

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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