lundi 13 avril 2015

La grossesse et la cigarette.

Quitte a casser le mythe de la blogueuse Ricoré, je me confesse à toi cher world wide web : j'ai osé fumer alors que j'étais enceinte. PAN. C'est mal, je sais, laisse moi deux minutes le temps que mon vernis à ongles sèche, ensuite tu pourras me brûler vive sur le bûcher de la parfaititude pour avoir offensé la déesse de la bienséance (et celle de l'orthographe). 

Ceci dit, aujourd'hui je n'écris pas ce billet dans le but de m'auto-flageller en public avec des spaghettis pas cuits. Je ne veux pas de câlins. J'aime pas les câlins. Je suis un ours. 

Armée de mon calumet de la paix en chocolat, je viens t'exposer ici les solutions concrètes qui m'ont permis de m'en sortir avant que les carottes ne soient cuites, et d'épargner ainsi mon fœtus d'amour au maximum pour lui offrir le presque meilleur.




Avant toute chose, voici mon petit historique personnel : 

- J'ai commencé à piquer des cigarettes à ma mère en terminale. Ce n'était pas pour me la jouer devant mes potes, puisque je les fumais en cachette, la nuit, toute seule à la fenêtre de ma chambre. Il y avait plusieurs facteurs, qui expliquent, sans excuser, cette envie soudaine, parmi lesquels, en vrac : l'échéance stressante du bac, les tourments amoureux de l'époque, et on n'est pas sérieux con quand on a dix-sept ans. Un mois plus tard, j'achetais mon premier paquet d'Interval au bureau de tabac situé en face de mon lycée. La veille de mes dix-huit ans, j'ai avoué à ma famille l'origine mystérieuse de mon haleine de phoque.
- Pendant mes années de débauche d'études, ma consommation quotidienne a augmenté progressivement, jusqu'à atteindre la vingtaine de cigarettes pour mes vingt ans (j'aime l'exactitude) (je ne compte pas les soirées, puisque comme chaque fumeur le sait, ces dernières nécessitent un camion de ravitaillement par heure). Je fumais du lever au coucher, parfois même au lit, et il m'est déjà arrivé de traverser Paris en pleine nuit simplement pour atteindre le seul bureau de tabac ouvert à quatre heures du matin. J'étais accro, quoi. 
- Janvier 2012, Monsieur Pantoufle et moi envisageons d'avoir un enfant. J'avais toujours été catégorique à ce sujet, je racontais à qui voulait bien l'entendre que la perspective de fonder une famille serait le seul argument capable de me faire arrêter la clope, et ça s'est confirmé : j'ai arrêté de fumer du jour au lendemain, sans aucun substitut. Pendant quelques semaines j'ai rongé mon parquet ça n'a pas été facile, mais pas insurmontable non plus, et j'ai tenu bon. 
- Début mars 2012, j'ai considéré que mon rapport au tabac était sain et stable (comprendre : je n'avais plus envie d'arracher les yeux des fumeurs avec une petite cuillère à la terrasse des cafés), j'ai fait retirer mon stérilet. 
- Pendant un an et demi, je n'ai pas fumé, ni même éprouvé l'envie de le faire. Je suis rapidement tombée enceinte de la Micro-Naine, je n'ai pas pris de poids de façon indécente, puis elle est née et je l'ai allaitée trois mois. Le monde des bisounours, quoi. 
- A la fin de l'été 2013, en plein baby blues, mon couple a traversé une période difficile. Un jour, sur un coup de tête, après une dispute houleuse, j'ai acheté un paquet de Gauloises. Je pensais sincèrement que ce serait un dérapage contrôlé. J'avais confiance en ma volonté de ne pas replonger. Je devais reprendre mes études en septembre, avec un bébé de quatre mois à gérer, et un déménagement à préparer. Je me trouvais toutes les excuses du monde. Un paquet, puis deux, après celui-là c'est fini, promis, puis trois, puis quatre, puis le détour chez le buraliste qui redevient une habitude, au même titre que d'aller chercher le pain. 
- A ce moment-là je me sentais fragile. L'environnement de l'université et mes journées de dingue ne jouaient pas en ma faveur. Mais je m'en voulais de saboter tous les efforts que j'avais fait jusqu'alors, et je ne voulais pas que ma fille grandisse avec l'exemple d'une maman qui fume. J'avais décidé de me reprendre en main, et d'arrêter la cigarette sérieusement, après les partiels du premier semestre.
- C'est dans ce contexte que le matin du mercredi 16 octobre 2013, j'ai fait pipi sur mes doigts, et sur un bâtonnet qui m'a appris qu'un deuxième petit quelque chose s'était installé dans mon utérus. La claque. 

Je reprends ici le cours de mon article. On en était là. J'étais donc enceinte, et je fumais. J'avais envie d'arrêter, mais d'un coup, pour moi, c'était devenu une urgence. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ma grossesse, qui fut par ailleurs compliquée, mais essayer de me concentrer sur le sujet du jour : le tabac dans le cadre de la grossesse, et surtout, quelles sont les solutions qui m'ont aidé à ce moment-là. 

La sage-femme tabacologue.

Lorsque j'ai rencontré la gynécologue qui allait me suivre pour le reste de ma grossesse, elle m'a évidemment demandé, entre ma carte de mutuelle et mon poids, si je fumais. Elle s'apprêtait à cocher "non" par habitude quand j'ai marmonné un timide "oui, un peu, desfois". C'était pas vrai. Je fumais beaucoup. Surtout le soir après que la Naine soit couchée parce que je ne voulais pas qu'elle me voie, et ça me rendait malade. En sortant d'une consultation (j'en avais toutes les semaines à cause d'une complication importante), Monsieur Pantoufle m'a fait remarquer une toute petite affiche placardée dans le couloir. C'était écrit qu'en cas de tabagisme, pendant la grossesse, on pouvait bénéficier d'une aide gratuite. J'ai dit que j'en avais pas besoin. Il a noté le numéro. Une semaine après, recroquevillée dans mon canapé, et morte de honte, j'ai appelé pour prendre un rendez-vous. 

A l’hôpital, donc, j'ai rencontré une sage-femme tabacologue. Mais avant, au bureau des entrées, j'ai du répéter trois fois à la dame que je venais voir Madame M., je chuchotais "la sage-femme", l'autre me répondait en hurlant et en détachant les syllabes "oui, la sage-femme tabacologue". Puis j'ai rasé les murs jusqu'au deuxième étage, aile gauche, et dans la salle d'attente j'ai bien fait attention à ne pas prendre les prospectus qui parlaient du tabac pendant la grossesse, histoire qu'on ne s'imagine pas que j'étais une affreuse femme enceinte qui fume. Je faisais rouler nerveusement mon bola autour de mon nombril en étudiant la pointe de mes chaussures, quand une petite femme souriante m'a ouvert sa porte, m'invitant à entrer dans son bureau avec une poignée de main chaleureuse. 

Chaque semaine pendant deux mois, je me suis retrouvée assise dans ce bureau. Et je m'y sentais bien.

# Le suivi, concrètement, comment ça se passe ? Il s'agit surtout de s'informer, de déconstruire les idées reçues et de mieux comprendre les mécanismes afin d'engager une démarche sur du long terme (ou pas, d'ailleurs, elle m'a expliqué que certaines femmes souhaitaient arrêter de fumer juste le temps de leur grossesse, ou de leur allaitement). Parce qu'elle est aussi sage-femme, la tabacologue connait la physiologie de la femme enceinte, et sait que les hormones sont des salopes. Chaque séance dure entre trente minutes et deux heures, suivant les besoins, et en gros, pendant tout ce temps, on parle. Et ça fait du bien. On se fixe aussi des objectifs réels à tenir pendant la semaine, qu'on note ensemble. Ensuite on souffle dans un truc qui ressemble à un gros sifflet pour géant, et qui donne notre taux de monoxyde de carbone, on remplit un petit questionnaire, puis on va faire pipi dans un gobelet. Le but n'est pas de fliquer, mais bien de s'appuyer sur des données scientifiques concrètes, pour mesurer les progrès en temps réel. Et ça, c'est hyper encourageant. Ma sage-femme m'a proposé de tester plusieurs méthodes de substituts nicotiniques, pour déterminer la quelle me convenait le mieux. C'est comme ça que, dès la première séance, je suis rentrée chez moi avec un sac plein de pastilles, de gommes à mâcher, de patchs et d'inhalateurs. Assez pour ouvrir une pharmacie. Tout ça sans débourser un centime. Je n'en revenais pas, je ne savais pas que c'était possible. J'avais aussi son numéro de portable pour la joindre en cas de coup de blues. Je me sentais soutenue. 

# Se sachiez-tu Lulu ? Quand on fume enceinte, ce n'est pas tant la nicotine qui nuit au bébé, mais surtout le monoxyde de carbone qui se fixe sur les molécules d'oxygène. C'est cette mauvaise oxygénation du fœtus qui est, en majeure partie, responsable des complications parfois dramatiques auxquelles on doit faire face. Je ne suis pas prof d'SVT mais en gros, ce que j'ai retenu, c'est que c'est vachement moins grave de sucer une pastille à la nicotine (spoiler alert : c'est dégueulasse) ou de porter un patch, par exemple, parce que ces deux substituts ne nécessitent pas d'inhaler du monoxyde de carbone.

# Idée reçue débile de Basile le crocodile : Avant, on avait tendance à dire aux femmes enceintes qu'il valait mieux fumer trois clopes par jour plutôt que d'arrêter de fumer, parce que le stress engendré par le sevrage nuisait plus au fœtus qu'une faible consommation de tabac. C'est faux, archi-faux. Sache que chaque cigarette non fumée est une victoire pour toi et un cadeau à ton bébé. 

La sophrologie.

Ma sage-femme tabacologue était un couteau suisse. Elle proposait aussi des cours de sophrologie. Au début j'étais moyennement chaude pour y assister, sachant que c'était en groupe (rappelle-toi, la honte, tout ça) (ajoute une pincée de timidité maladive et hop). Et puis finalement j'ai accepté d'essayer. Grand bien m'en a pris ! Au sein d'un groupe restreint, j'ai pu rencontrer d'autres futures mamans aux profils très différents, chacune avec un problème particulier avec le tabac. Il y en avait une qui fumait quarante clopes par jour à huit mois (ceci n'est pas une exagération), une autre qui avait réussi à arrêter en début de grossesse mais qui se sentait fragile et qui préfèrait continuer le suivi (et puis ça lui faisait plaisir de nous retrouver chaque semaine), une autre qui ne se sentait pas capable d'arrêter mais qui voulait faire de son mieux pour diminuer... personne ne jugeait personne, c'était le pays de la guimauve, j'te jure. Chaque séance était organisée de la façon suivante :

# Un temps de parole libre, animé par la sage-femme. S'il y a une nouvelle tête, on fait un rapide tour de salle pour se présenter, présenter son rapport au tabac, et éventuellement son bébé. Sinon, on évoque ses objectif personnels, ses craquages, ses victoires... et surtout, ses conseils. Machine s'occupe les mains en faisant du tricot et nous montre sa dernière création, Bidulette raconte comment elle a convaincu son mec de fumer sur le balcon, Truc-Muchette nous parle des arguments qui ont provoqué un déclic chez elle. Moi je dis que je bouffe comme une grosse dinde, mais c'est pas grave. Je fais une fournée de muffins par jour, on me demande d'en ramener la prochaine fois. 
# Un temps de sophrologie (en même temps, on est là pour ça hein) où on apprivoise des techniques spécifiques de relaxation et de respiration pour faire face, en pratique, au quotidien, aux pulsions d'envies de fumer. On s'octroie aussi un véritable moment de détente, rien que pour soi et son bébé, et c'est précieux. Souvent ça marche tellement bien qu'on entend des prouts et des ronflements dans la salle (mais chut).
# Un temps de retour sur terre, où chacune dit ce qu'elle a ressenti, si ça a "fonctionné" pour elle ou pas (y en a qui sont vraiment hermétiques à cette méthode, et pour qui il faut plusieurs séance avant de choper le wagon).

Je ne sais pas si on trouve ça dans toutes les maternités, j'imagine que non, mais ça vaut le coup de se renseigner. En plus, encore une fois, c'est entièrement pris en charge par la sécu, sans paperasse supplémentaire à faire.

Est-ce que ça a été efficace, au final ?

C'est un peu THE kouechtionne. 

Pour moi, ouais. En deux semaines j'avais réussi à réduire ma consommation à deux cigarettes par jour. En deux mois, après deux gros craquages quand même, j'avais complètement arrêté. Mais j'ai continué mes rendez-vous individuels et mes séances de sophro jusqu'à la naissance (prématurée) du Lardon, et ça m'a aidé à ne pas rechuter. 

A la maternité, j'ai retrouvé une copine du groupe de sophrologie, qui avait accouché au même terme que moi, à deux jours d'intervalles, d'un petit garçon (comme quoi hein, les statistiques ça se vérifie dans la vraie vie). Je crois qu'elle n'a pas repris après.

Moi si, j'avoue, après plusieurs mois. 

Aujourd'hui mon Lardon va avoir un an, et comme le dit Monsieur Pantoufle, je suis une fumeuse saisonnière : il m'arrive parfois de m'acheter un paquet, mais très rarement, et surtout dans certains contextes (l'été, en soirée). Et je fais de gros efforts pour retrouver un jour mon statut de non fumeuse heureuse.

Conclusion.

Si tu es enceinte, que tu es accro à la clope, et que tu veux arrêter ou diminuer ta consommation, je ne peux que t'encourager à te rapprocher de quelqu'un qui pourra t'aider (je ne parle pas de l'oncle Fernand). Renseigne toi, je suis certaine que dans ton hôpital il y a des services auxquels tu as le droit, et peut-être même une sage-femme tabacologue aussi chouette que celle que j'ai eu qui se cache dans un bureau. Promis, personne ne te prendra pour une gogole, à part peut-être la nana du bureau des entrées, mais celle-là on l'oublie. 


Chose à noter aussi : le suivi est complètement à la carte. En général, quand on est enceinte et fumeuse, et qu'on a envie d'arrêter (temporairement ou définitivement), on a besoin d'un suivi sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Mais ce n'est pas obligatoire. On peut très bien décider à un moment donné que c'est fini, sans avoir à rendre des comptes à personne. A l'inverse, on peut aussi poursuivre les rencontres avec sa sage-femme tabacologue après la naissance de son bébé (le tien, pas le sien, hein), c'est notamment très utile si on choisit d'allaiter. 

Je regrette tellement le manque d'informations sur ce sujet, je voulais en parler.

Si t'as des questions, un témoignage, ou DES ENCOURAGEMENTS BORDEL, fais péter dans les commentaires. 

17 commentaires :

  1. Merci pour ce témoignage complet et deculpabilisant. Je ne suis qu'une fumeuse occasionnelle (si si cela existe vraiment et les fumeurs me haïssent ) mais je sais combien il peut être difficile de se retrouver face à sa culpabilité en début de grossesse.

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    1. Le pire, c'est quand tu commences à sentir le bébé bouger...

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  2. Bonjour,
    je suis tombée sur ton blog par hasard (que je trouve très chouette au passage), je ne suis ni fumeuse ni enceinte et pas vraiment concernée car mes trois grossesses n'ont pas été gênées par le tabac et malgré tout ça...eh bien j'ai trouvé ton article TREEES intéressant ( et très bien écrit)!
    Bravo pour cette info complète et claire que tu as pris le temps de rédiger et qui, je l'espère, servira à de nombreuses futures mamans.
    Merci donc, et bonne continuation à ton blog et dans ta vie de "jeune" maman (je suis admirative des femmes qui décident d'être maman toute jeune (en étant raisonnable, hein, quand même !!!))
    Claire

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    1. Merci beaucoup pour ce message, Claire, qui m'a fait très plaisir. J'espère aussi que mon billet pourra être utile à d'autres !

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  3. Han comment c'est trop vilain de fumer enceiiiiinte ! Oh bon ça va, moi aussi j'ai fumé pendant ma 1ère grossesse, j'avais vu aussi la sage femme tabacologue (mais une seule fois, et ça n'a pas fait vraiment bouger les choses en fait). Résultat: dès que j'ai su que j'attendais n°2, je suis allée voir un acupuncteur, recommandé par 3 personnes de mon bureau, et j'ai arrêté dès la fin de la séance (mais j'en ai eu 4 ou 5 pour consolider). Voui, même que j'ai jamais repris, même si j'ai un paquet qui rouille au fond du tiroir de ma cuisine, au cas où :-). C'était il y a 6 ans, je crois qu'il est périmé. NDLR: ça ne m'a pas empêché d'accoucher prématurément. Ahahah. Mais j'ai moins souvent une haleine de poney, et ça, c'est cool.

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    1. Félicitations pour cet arrêt ! C'est vrai que j'entends beaucoup de témoignages positifs à propos de l’acupuncture.

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  4. Pour mon premier j'ai arrêté de fumer, suite à un discours d'un collègue. J'étais à deux mois. j'ai repris la clope 18 mois après.
    Pour mon second, je venais de perdre ma maman, ça n'allait pas fort dans notre couple (qui a explosé depuis), j'étais enceinte sans le vouloir. Je n'ai pas vraiment pensé à arrêté (enfin si deux fois) et puis en fait non j'ai fumé toute ma grossesse avec beaucoup de culpabilité (je fumais moins je dirais 5-6 clopes) et dès fois je fumais plus mais genre je tirais trois bouffées sur une clope et je l'éteignais.
    Je n'ai pas accouché prématurément, mon fils faisait 3,5 kilos (contre 3,990 pour le grand), et n'a pas eu de séquelles.
    Je dois même avouer que je l'ai allaité en fumant (conne que je suis je n'ai pas fumé une seule clope pendant 5 jours à la maternité et donc je l'ai allaité et paf dehors je refume ...)

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    1. Ma sage-femme tabacologue était catégorique là-dessus : le lait maternel est le meilleur lait qu'on puisse donner à son bébé, MÊME si on est fumeuse.

      Merci pour ton témoignage. :)

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  5. Je ne suis pas fumeuse, mais ma soeur oui. Elle a accouché depuis, mais son gynéco lui avait effectivement sorti l'histoire des trois clopes par jour meilleures que le stress de s'arrêter. Comme quoi...même en 2015...on peut encore entendre des conneries.
    Je rejoins les autres pour dire que ton article est super ! J'espère que ça en aidera plus d'une !

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    1. N'importe quoi. Ils disent ça parce que ça les saoule d'orienter et de soutenir une personne en arrêt (c'est du boulot, mine de rien, et ça mobilise du personnel). Ma sage-femme était hors d'elle quand elle entendait ses confrères dire des conneries pareilles... il suffit de lire les circulaires du gouvernement, les rapports de l'OMS et les études indépendantes pour se rendre compte que c'est une aberration.

      Merci pour ton commentaire Elsa ! :)

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  6. Hello!
    Dans les médias, tout est tellement parfait que ça en devient culpabilisant: et la cigarette en est un des sujets number one; alors fumer enceinte, n'en parlons même pas!
    Ce genre de témoignages comme celui que tu viens de faire, qui évoquent la vraie vie et non pas nos utopies, devraient fleurir plus souvent: il y aurait moins de dépressions!
    Bises
    Bises

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  7. Bon, j'avais laissé un super commentaire mais j'ai essayé de le poster avec mon compte google et j'ai oublié le mot de passe...
    Tant pis!
    Pour résumer, je disais en susbtance que "félicitations", et "bravo"... Voilà! :D

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  8. Moi j'ai eu droit à une technique infaillible ... les nausées jusqu'au dernier jour de la grossesse (call me lucky girl !!). Le bémol c'est que pour arrêter de fumer il faut de la volonté et moi j'étais contrainte et forcée par mes nausées et ma culpabilité (ça aussi ça marche un peu la culpabilité) donc j'ai repris un mois après l'accouchement.
    Ce que je trouve terrible c'est ces gens qui jettent un regard très insistant et évocateur sur une femme enceinte qui fume et sortent de bien beaux discours mais qui ne sont pas foutus eux-mêmes de s'éloigner d'une femme enceinte pour s'en griller une ou de sortir de la pièce sans râler tout ce qu'ils peuvent ! Donc oui arrêter de fumer, même enceinte ce n'est pas facile et je n'ai jamais pratiqué ce regard plein de jugement sur aucune des femmes enceintes que j'ai pu voir avec une clope au bec.
    Merci pour cet article très interessant !

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  9. Il est très bien ton article, dur de parler de ça et de se confier, bravo pour ton courage !
    je découvre ainsi ton blog et ta belle écriture.

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  10. Didjap je ne suis donc pas la seule à avoir repris la clope après l'arrivée de bébé-bonheur, à fumer en culpabilisant parce que ça pue et qu'elle le sent mais à avoir l'impression que c'est ZE béquille dans le grand chambardement que représente l'arrivée d'un bébé.. MERCI!!!

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  11. J'ai découvert ton blog il y a peu...
    Je suis enceinte de deux mois de bébé 2. bébé 1 à 5 ans, je suis une "petite " fumeuse, je ne fume jamais devant mon fils, et donc beaucoup le soir, depuis un mois j'essaye de limiter ma conso à 2 cigarettes le soir mais c'est dur, c'est mon seul moment "a moi..." merci pour ton témoignage en tout cas.

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  12. Moi aussi j'ai fume pendant la grossesse et je me faisais engueuler a chaque visite chez le gynéco qui me faisais culpabiliser a mort mais qui ne faisait que ça donc j'avais baissé ma consommation mais je dirais toujours jusqu'à ce qu'à 33 Sa je me suis faites hospitalisée pour risque d'accouchement prématuré et la re une couche du gygy c de votre faute vous fumez vous faite trop de voiture... Et la pendant mon hospi une sache femme est venue me voir et à été trop gentille elle M'a donné aussi des patch et on a testé la dose ensemble pendant mon hospi. Je suis sortie a 34 Sa en ne fumant plus que 2 clopes par jour contre les 8 que j'avais au début de grossesse. Je M'a remercie car a aucun moment elle M'a fait culpabilise ou critiquer elle M'a écoute et conseiller bref plus efficace. Bisous

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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