mercredi 20 novembre 2013

Mon bébé n'est pas vacciné.

Nom d'une seringue mal stérilisée, voilà encore une folle-dingue en chaussons qui beugle la bonne parole depuis sa campagne. 

Pourquoi je lis ce blog, moi, déjà ?

Loin de moi l'idée de tenir un discours moralisateur et réducteur à la manière des illuminés du genre qui sont de toute façon bien plus intelligents que toi (et moi) (enfin c'est ce qu'ils disent). L'idée n'est pas de faire peur. Je suis par ailleurs incapable de fournir un compte-rendu scientifique clair, net et précis. L'idée n'est pas non plus de convaincre. Je veux juste témoigner, en tant que maman carrément normale (ce n'est pas parce que je mange mes yaourts avec des baguettes chinoises que je ne suis pas normale), d'une chose qui me semble bien oubliée dans ce pas-du-tout-plat pays : nous avons encore le choix. Si, si, tavu. Le choix d'accoucher comme on le souhaite, où on le souhaite, en faisant le poirier ou en chantant du Stromae. Le choix de donner à son enfant un prénom déterminé avec soin et amour, que ce soit Tom, Léopoldine ou Cassiopée. Le choix de lui transmettre les valeurs qui nous importent (dans mon cas, il s'agit principalement de sacraliser le goûter, de savoir toucher son nez avec sa langue et de parler klingon) (ah, je m'égare). Le choix aussi, dans les premières années de sa vie, de son suivi scolaire, social et médical, et la charge des décisions qu'il faudra prendre. D'accord ou pas d'accord avec ton voisin, peu importe, je crois qu'il faut préserver ce droit au choix. Tout cela nécessite d'être informé (c'est à dire d'aller chercher l'information, parce qu'elle n'arrive pas toute cuite sur ton paillasson), et d'agir en tant qu'être indépendant et responsable. Autrement dit : c'est beau d'être une grande personne, mais c'est putain de lourd. 

C'est le moment où tu vérifies bien que t'as pris ta pilule aujourd'hui (tiens, j'ai aussi un avis bien personnel sur la pilule, mais je t'en parlerai plus tard si tu es sage, et si je n'ai pas perdu tous mes lecteurs d'ici là). Donc, je disais, tu comptes les capotes qu'il te reste, et tu es gentil. 

Ah oui, aussi, j'ai oublié de te prévenir que ceci est un article fleuve, mais genre Nil, tu vois. Voilà.

La Princesse de Proutland n'est toujours pas vaccinée à 6 mois, et la dose de médicaments traditionnels qu'elle a reçu depuis sa naissance est minime (un peu de doliprane pour la petite dent qui pousse par-ci, un traitement pour le reflux des premières semaines par là, et puis c'est tout). Elle ressemble à n'importe quel autre bébé, elle n'a pas de troisième œil au milieu du front, et elle se porte à merveille, merci.

Au départ, c'est à dire lorsque nous avons sérieusement envisagé de nous reproduire, je n'avais pas particulièrement d'avis à propos des vaccins. Quand je pensais au futur petit carnet de santé de ma future crevette impériale, j'imaginais surtout écrire son prénom lisiblement sur la couverture avec des petits cœurs très mignons entre les lettres, et dessiner sa courbe de croissance avec des feutres colorés (une affaire de la plus haute importance, donc). 



Et puis un jour, ou peut-être une nuit, l'aigle noir l'Homme, qui est né en Afrique dans des conditions probablement bien différentes des nôtres, m'a parlé de ses réticences face au sujet. "Qu'est-ce que tu en penses, toi ?" 

Bah, beuh, bêêêh... J'en pense que moi, ma mère me donnait toujours un biberon de lait avec du miel après les piqûres quand j'étais petite, et c'était très cool. J'adorais ça. Tu savais que j'ai bu au biberon jusqu'à l'âge de douze ans ? 

"Oh tu sais, moi j'en connais une qui, à presque 23 ans, pique le bib' de sa fille les soirs de blues pour siroter un chocolat à la cannelle, alors..."

Bah, beuh, bêêêh !

Bref. Peu de temps après, branle-bas de combat : le polichinelle était dans le tiroir, nous avions donc neuf mois pour inventer les parents que nous serions (et que nous ne sommes qu'à moitié). Neuf mois pour se renseigner, aussi. Notamment à propos des vaccins, des antibiotiques, et toutes ces choses dont mon Ayatollah du naturel chéri avait particulièrement peur. S'il lisait ça, surement qu'il me dirait "Mais non, t'as rien compris, je n'ai pas peur de la médecine voyons, j'ai confiance en la vie". Nuance. Bon. Entre deux blogs beauté, je lisais donc des revues scientifiques en anglais en me grattant la tête et en fronçant les sourcils. 

Et petit à petit, après être tombée amoureuse de lui et tombée enceinte de lui, je suis tombée d'accord avec lui. 

Elle est pas belle la vie ? Fleuri Nichon.

J'ai toujours été assez "nature". Manger bio, faire pipi sous la douche, avoir recours à la phytothérapie, faire du yoga devant Youtube, tout ça. La maternité pour moi, c'était aussi quelque chose de naturel, dans tous les sens du terme. J'imaginais mettre au monde mes enfants de façon simple, je regardais Le Premier Cri en boucle, mouchoir à la main, et je me sentais prête à faire partie, moi aussi, d'un grand cycle cosmique, ou je ne sais quoi du même acabit. Les hormones, hein, les hormones. 

Je ne voulais pas que mon bébé soit manipulé comme un jambon dès sa sortie, ni qu'on lui mette des tubes dans tous les trous. Un enfant en bonne santé n'a pas besoin qu'on lui aspire quelque chose à droite pendant qu'on lui injecte autre chose à gauche. Je crois.

Alors j'ai dit à la pédiatre "Nous aimerions reculer la date des injections le plus tard possible". 

Dans certains pays, on ne vaccine pas les enfants avant l'âge d'un an ou deux, à cause notamment des substances controversées qui se trouvent dans les solutions administrées. En France, il n'y a théoriquement qu'un seul vaccin "obligatoire", a faire avant d'entrer à la maternelle : le DTP (diphtérie, tétanos, polio). 

J'avoue que j'avais du mal à imaginer ma si petite fille, mon microscopique bébé, à peine hors de mon ventre, subir tout ça, en plus de son lourd suivi pour la toxoplasmose congénitale. Au fond, j'avais aussi envie qu'on nous laisse tranquilles, sous les couettes, collées l'une contre l'autre. "Au chaud et loin", je me répétais. Jalouse, égoïste, on dira ce que l'on veut. Mère avant tout.




Aujourd'hui c'est devenu une routine. Il est écrit quelque part dans son joli carnet de santé rose : "Les parents refusent les vaccins". On est catalogués dès la porte d'entrée, où qu'on aille. Mais les médecins sont tous d'accord sur un point, à défaut de l'être avec nous : la petite P. est en excellente santé, et elle est loin d'être en retard. C'est tout ce que nous demandons. 

Plus tard, quand elle nous semblera moins minuscule, moins vulnérable, nous la vaccinerons peut-être. Dans un mois ou un an, peu importe.

En attendant, j'aimerais bien que les autres gens qui détiennent les autres bonnes paroles me laissent tranquille : "Je ne suis pas folle vous savez. Bonsoiiir !"

...Et cet article finit en queue de poisson. 






13 commentaires :

  1. MAIS T'ES FOLLE §

    (nan je déconne)

    J'avoue que la question des vaccins me taraude aussi... Est-ce que c'est quelque chose en particulier qui a fait pencher la balance ou c'est un mélange de tout (lecture, délai de vaccination des autres pays, témoignages, etc.) ?

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    1. Très franchement, ma décision (notre décision) a d'abord été instinctive. Et c'est d'ailleurs ce que je souhaite transmettre dans ce billet : il n'y a pas que les militants farouches qui ne vaccinent pas leurs enfants. Il y a aussi des papas et des mamans qui souhaitent simplement prendre le temps de la réflexion (qu'on ne nous laisse clairement pas, en France, il faut le dire).

      Ensuite, je ne crois pas à l'éternel argument "c'est grâce aux vaccins que les maladies dangereuses ont été éradiquées". Non. Je crois que les épidémies ont tendance à disparaître au fur et à mesure que les conditions d'hygiène s'améliorent. L'OMS a d'ailleurs été bien obligé de le reconnaître : la proportion de la population française atteinte par les maladies graves en question (polio, tétanos, diphtérie, etc) a commencé à diminuer bien avant que les vaccins ne deviennent obligatoires.

      Par ailleurs, plusieurs études récentes ont relevé que les enfants non-vaccinés d'une population donnée présentent en général moins d'asthme, d'allergies et... d'autisme. Certains chercheurs pensent que le mercure, l'aluminium et les autres joyeusetés présentes dans les vaccins sont très nocives, en particulier chez les plus fragiles d'entre-nous, à savoir les bébés.

      Personnellement ça me fait tilter. Et je me dis que l'organisme de ma fille est trop immature pour subir ce genre d'intrusions. Comme je l'ai dit, je n'exclus pas l'idée d'une éventuelle future vaccination. Mais plus tard, vers 2 ans (comme c'est par exemple la norme au Japon) (et on sait combien les japonais ne sont pas copains avec les microbes, hein).

      Merci pour ton passage en tout cas !

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  2. Oh ici, pour Coincoin, on a été supersages. Enfin on a essayé. On a dit "ohlala, on va pas faire comme avec Bulle, ohquenon, on va bien SUIVRE le calendrier des vaccins !". Résultat, il a 5 ans, et je crois que strictement aucun de ses vaccins n'est à jour. D'ailleurs, il y a belle lurette que je n'emmène plus personne chez cet être encore plus rare et plus cher que le panda chinois (ou le footballeur intelligent) : le pédiatre. Je n'imagine même pas la cata pour Numéro trois, je pense que je le vaccinerai moi-même, en le grattant régulièrement avec un clou rouillé.

    Certes, ils vont très bien. N'empêche que je suis complètement pour les vaccins. Je l'étais moins avant, parce qu'on vaccinait contre des maladies qui n'existaient plus en France. Or, depuis, elles reviennent (de là à y voir un lien de cause à effet direct, je n'irai point jusque là), et pour côtoyer tout un tas de mômes, je peux te dire que c'est VRAI. Alors avec les miens, j'ai moyen envie de jouer à pile ou face, parce que certaines sont vraiment pas cool. Après, il faudrait juste attendre un peu, et cesser de multiplier injections et rappels. Ça me troue le fion de filer 30 euros à un toubib qui va lui faire sa piquouse et merci au revoir. Bon, c'est que mon avis, hein.

    Ah, et si toi aussi tu boycottes la pilule parce que t'as pas envie de bouffer des hormones toute ta vie en transformant les saumons en travlo à paillettes, gimme five !

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Pour moi, le problème réside surtout dans la façon que l'on a d'aborder la santé, en France. Tout est mis en place pour que tout le monde soit paniqué, pour un bobo, un bouton jaune ou un peu de fièvre (37,4℃, allô les pompiers, mon bébé est en train de décéder, à l'aide). On a peur des maladies, mais surtout on a peur de tomber malade (ou pire, que le gamin tombe malade) (ou PIRE, que le mari tombe malade). Je ne vis pas au pays de Candy, des drames ont aussi traversé ma famille. Mais la façon la plus naturelle d'être immunisé... c'est quand même justement de tomber malade, non ?

    Après, comme je le disais à la jeune femme assise devant toi, je ne suis pas une farouche "anti-pouet-pouet-anti-tout". Je préfère juste prendre mon temps, les cours d'écoles sont encore loin de moi pour le moment.

    ET je suis ravie d'avoir le point de vue d'une maman de trois lutins, parce que 1) je suis quand même une bébé-maman et 2) les vrais lutins j'en n'ai jamais vu, alors pour en avoir réuni trois sous le même toit, tu dois avoir du level.

    Et sinon, ouais, ici c'est Team Sterilet en force. Enfin, en cuivre.

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  5. C'est un super article et tu poses là une question sur laquelle je ne me suis pas DU TOUT penchée (et pourtant dans deux semaines le nain est là) (non mais c'est le premier aussi, je peux pas m'être posée toutes les questions, c'est obligé que je rate des trucs, non ?) (bref).
    Je n'aime pas trop les vaccins et la surmédicalisation (associée à une infantilisation totale des patients) (j'aime les mots en -sation) dont j'ai l'impression qu'on fait l'objet en France, alors je serai plutôt pour qu'on laisse notre petit tranquille pendant un moment.
    MAIS (et oui, forcément), je n'ai pas la possibilité de m'arrêter de travailler trop longtemps, donc dès 3 mois il sera chez une nounou. Du coup je me demande 1) c'est quoi les vaccins qu'on fait aux bébés et quand est-ce que le pédiatre les fait si on ne lui dit rien ? 2) est-ce qu'il serait pas plus raisonnable de le faire vacciner quand même puisqu'il va croiser tout un tas d'enfants dès ses trois mois ?
    Bon, ben ça fait deux bonnes questions (la première sera pas trop compliquée a priori) que tu viens de rajouter à ma liste interminable intitulée "ce que je dois savoir si je veux être un bon parent" (liste pas du tout stressante) (je suis pas du tout stressée) (ça se voit non ?)

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    1. Pour répondre à tes questions, de ce que j'en sais :

      1) Tu trouveras le calendrier vaccinal en vigueur sur Internet, ou dans n'importe quel carnet de santé appartenant à un enfant de la dernière pluie. Si on le suit à la lettre, commence à deux mois. Les pédiatres partent presque toujours du principe que les parents sont d'accord, ils ne s'embarrassent généralement pas de la question "souhaitez-vous faire vacciner votre enfant?", mais ils n'ont pas le droit de vacciner ton bébé sans te le dire (manquerait plus qu'ça !).
      2) J'imagine qu'en crèche, c'est différent. Et peut-être que j'aurais envisagé les choses autrement si j'avais été confrontée à la question. Ma fille est gardée par une assistante maternelle, avec trois ou quatre autres enfants (dont deux non-vaccinés, aussi), trois jours par semaine. J'ai d'emblée posé la question lors du premier rendez-vous (il ne s'agit pas non plus de cacher la vérité) : "Acceptez-vous de garder notre fille, même si elle n'est pas vaccinée ? Qu'en pensez-vous ?". Elle nous a dit qu'elle-même avait vacciné ses enfants tard, et qu'en 25 ans de carrière elle n'avait pas connu de problèmes de ce côté là. Du coup elle ne voyait pas où était le soucis. Je sais que d'autres auraient refusé catégoriquement.

      Profite bien de ces derniers instants de ta grossesse, et ne te pose pas mille questions (AHAHA). Fais-toi confiance. :) Je te souhaite plein de bonheur !

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  6. Je suis tombée un peu par hasard sur ton article au fil de mes pérégrinations webesque, et je me permets donc de poster ici mon avis.
    Je n'y connais pas grand chose en terme de vaccin, hormis mes quelques vieux souvenirs de lycée/primaire. Je sais, on sais, également que les vaccins ne sont pas anodins, ils modifient le corps, son système immunitaire, peut-être le comportement aussi, et peuvent, dans de rares cas, déclencher des maladies (par celle pour laquelle ils ont été conçus). Et en cela je comprends ton choix.
    Mais il ne faut pas oublier que ton enfant va évoluer en communauté, pour le moment il fréquente Papa/maman, le cercle familiale, c'est assez restreint. Mais quand il va rentrer à l'école, il ne sera pas protégé contre les maladie contagieuse. Si les vaccins sont là, ne l'oublions pas, c'est aussi pour se prémunir contre les épidémies, pour protéger indirectement les personnes fragilisées contre la rubéole et autres joyeusetés qui peuvent très dangereuses pour les femmes enceinte.
    Alors oui, en tant que m_re il est normal que tu veuilles préserver la santé de ton bout d'chou, mais n'oublie que derrière il y a d'autres mamans.
    Gros bisous et bonne journée !

    PS : il n'y a pas du tout de médecins à qui tu pourrais parler de ton opinion et qui pourrait t'orienter sur le choix des vaccins ? Par autant je suis contre les "anti-vaccins", autant je n'adhère pas non plus au "tout vacciné",

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  7. Hello Violette
    Je découvre ton blog en cliquant à gauche à droite ( je viens de chez Colombe Linotte que j'adore, puis Samerlipopette, puis un que j'ai oublié, puis le tien qui me plait bien...
    Je voulais juste te dire que moi aussi j'ai commencé à me poser des questions sur les vaccins quand ma fille est née, que je me suis dit que j'allais attendre un peu, puis qu'à force de lire sur le sujet, j'ai attendu encore, pas du tout pressée de lui injecter tous ces produits inquiétants dont on ne sait pas grand chose...c'est ma sage femme à l'époque qui m'avait conseillé d'attendre.
    Aujourd'hui ma fille a 12 ans et demi et n'est toujours pas vaccinée, elle n'a vu que rarement le docteur, n'est jamais malade ( à part un rhume de temps en temps, mais bon...)
    Pourquoi bousiller ce que la nature fait si bien?
    Elle va à l'école, part en camp l'été, voyage pas mal, enfin à une vie sociale quoi.
    Je ne regrette pas d'avoir maintenu mon cap, même si au début c'était un peu intuitif et qu'il a fallu souvent expliquer. Mais jusqu'à présent j'ai eu la chance d'avoir en face de moi des gens qui ont respecté ma décision. Et je continue à lire sur le sujet et ne pas vouloir risquer l'équilibre et l'immunité de mon enfant...je précise aussi que je l'ai exposée naturellement à toutes les épidémies de varicelle, rougeole, coqueluche qui ont pu transiter par l'école et qu'elle n'en a développé que des versions très légères et rapidement surmontées, qui m'ont aussi prouvé que son système immunitaire était tout à fait capable de se défendre tout seul. Les autres enfants de l'école, les vaccinés, sont plus souvent malades et bien plus longtemps. Mais ce n'est pas ce que le corps médical veut nous faire croire...
    Bon courage, tiens bon!
    Flo

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    1. bonjour

      ma fille a 5 mois et n'est toujours pas vaccinée... je ne souhaite pas la faire vacciner mais comment avez vous fait Flo pour l'école ? ils demandent le carnet de vaccination à jour alors comment avez vous fait ? tricher sur le carnet ?

      Merci de votre aide

      Jess

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  8. Salut parents d une petite fille de 22 mois ,en pleine sante et toujours pas vaccinee...mais ce porte tres bien,pleine de vie,bonne sante et loin d etre en retard

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  9. Je suis exactement dans le même état d'esprit, mais critiquée de partout je me sens seule face à tout ca c'est difficile .. ton article me fait un bien Fou

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Allons chaton, tu ne vas quand même pas sortir sans faire un bisou à ta vieille tata !

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