jeudi 15 juin 2017

Trois chambres pour cinq

Récemment, on a fait une petite valse des chambres à la maison. On cherchait la combinaison idéale. On s'est amusés à démonter et remonter les lits les uns après les autres, à déplacer les montagnes de fringues d'un placard à l'autre, à intervertir les jouets éducatifs en bois avec les menottes à moumoute rose. Pendant une semaine. Je précise qu'entre temps on devait aller bosser, pisser, et nourrir les gosses. Bref, la grosse teuf.

Nous louons une maison qui n'a que trois chambres alors que nous sommes cinq. Wokay, tu te dis : mais dites voir les génies, pourquoi ne pas y avoir songé AVANT de faire goulou goulou dans la case sans contraception pour la troisième fois, hein ? Ben juste, on pensait que ça se passerait bien. Dans mon plan de vie de blogueuse poney, les deux aînés feraient sagement dodo dans une chambre commune que j'aurais aménagée avec goût grâce à mon demi-million d'épingles Pinterest, juste après leur avoir lu une histoire rigolote et profonde à propos d'un couple de chaussettes sales clandestines, distribuée par une maison d'édition underground. Mais ça n'a pas fonctionné. Non. Au bout du quatrième soir à négocier comme des ambassadeurs russes pour qu'ils s'endorment avant minuit quarante sept, on a abandonné. On a testé plusieurs configurations, et depuis quelques semaines, on a enfin trouvé quelque chose de durable. En attendant de déménager.

Note : Je précise pour ceux qui ont eu le toupet de débarquer récemment sans engloutir toutes les archives de ce blog et des réseaux associés, que jusqu'à 10 mois bien tassés la Gagotte a dormi dans notre chambre. Contre moi d'abord, pendue au sein, puis dans un berceau cododo amarré à notre lit, et enfin dans son propre lit. A un moment donné, comme pour ses deux aînés, j'ai senti que c'était le moment de couper le cordon avec les dents. Pour l'aider à faire ses nuits sans qu'elle ne réveille les autres, on aurait voulu lui octroyer une chambre. Ça nécessitait que les deux grands en partagent donc une autre. Bref, ça n'a pas marché.

Au final, il a fallu composer avec la personnalité et les besoins de chacun. (Dingue.)

Le Lardon qui tient à tout prix à conserver des repères millimétrés, et qui est sujet à de violentes crises d'angoisses quand on chamboule ses habitudes, a donc hérité d'une chambre pour lui tout seul. Nous sommes locataires donc la décoration murale reste pauvre, mais je compte bien me rattraper lorsque nous serons propriétaires. On devine quand même que je ne suis pas partisane du monochrome beige.


Le lit vient du bon coin, je l'ai repeint en bleu avec une bombe. Le tapis Ikéa je crois, le clic-clac aussi. Petit fauteuil trouvé dans la rue. Plaid offert par une amie. Etagères et armoire Conforama. Guirlande et attrape-rêves home-made. Coussin antilope Tiger. Coussin géométrique trouvé chez Noz.

La Naine, qui a la chance d'avoir un sommeil de plomb, a hérité d'un objet déco unique et très tendance auquel je tiens particulièrement : sa petite soeur. Leur rythme décalé permet de les coucher séparément. Généralement le soir, la grande est autorisée à lire un livre pendant que j'allaite la petite au salon, et je guette le fameux bruit du bouquin qui tombe par-terre tout seul pour monter la coucher et éteindre la lumière. En toute logique, on leur a réservé la chambre la plus spacieuse de la maison, parce que je tiens à ce qu'elles aient chacune leur coin d'intimité. Si on devait rester ici plus longtemps que prévu, j'installerais des lits superposés.


Lits récupérés dans la famille (celui de la Naine était à moi lorsque j'étais enfant), étagère blanche et armoire Conforama, commode Ikéa, guirlande Hema.

Et nous, on se retrouve dans la plus petite des chambres, celle qui était concue à l'origine pour accueillir un bébé ou un bureau. Nous l'investissons donc avec notre lit de 160 centimètres de large et nos 140 kilos de gras. Et c'est tout. Parce que clairement on n'a même plus la place de glisser ne serait-ce qu'une seule table de nuit. Curieusement, je n'ai jamais aussi bien dormi dans une piaule. Le lambris au plafond et l'espace exigu, me donnent l'impression d'être dans une roulotte. Je décore donc petit à petit notre nid conjugal dans cet esprit. En guise de lampe de chevet j'ai piqué la jolie guirlande lumineuse de mon fils (je l'adore !), collé quelques affiches au mur... Et depuis ces photos j'ai même entamé une collection de coussins dépareillés très colorés, je vous montrerai.



Lit Ikea, , guirlande en papier faite maison, guirlande lumineuse Guirlande Magic (elle m'a été offerte, et je ne m'en lasse pas... si vous cherchez une guirlande lumineuse de qualité, je vous recommande cette boutique les yeux fermés).

Bref.

Et chez vous comment ça se passe ?
Vous dormez à huit sur la paille de la cuisine ?
Vous disposez d'une chambre chacun ?
Vous avez vendu un enfant ?
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dimanche 28 mai 2017

Porter son marmot de 0 à 6 ans ?

Parmi les questions qu'on me pose régulièrement, la plus récurrente est "Quel porte-bébé me conseilles-tu pour mon gamin de x mois ?". Grâce aux nombreux moyens de portage que j'ai pu tester depuis que je suis maman, j'ai aujourd'hui acquis une expérience suffisante pour partager avec vous mon avis sur la question, sous forme de récapitulatif condensé. C'est parti !

Note : Si tu lis ce billet avec la concentration monacale qu'il mérite et que tu m'écris un petit mot en-dessous, tu pourrais avoir une jolie surprise. Je dis ça, je dis rien, et je reprends mon blabla.

J'ai volontairement décidé de m'attarder sur le portage spécifique des micro-bébés, puis sur celui des enfants plus grands (à partir de 2 ans), parce que je pense que ce sont les deux périodes pour lesquelles il est le plus difficile de trouver chaussure à son pied. Entre-deux, c'est-à-dire de 6 mois à 2 ans, l'offre est beaucoup plus importante sur le marché, et le portage demande moins de connaissances techniques. (C'est mon avis.)

De 0 à 6 mois

Dès la maternité, sous réserve d'être suffisamment en forme (et de ne pas souffrir des suites d'une césarienne par exemple), on peut tout à fait porter son bébé. Les bénéfices du portage en écharpe ne sont plus à prouver : essayez, vous verrez, et vous remercierez tata Vio. C'est selon moi la solution la plus efficace, après l'allaitement, pour endormir, bercer, soulager, calmer et rassurer son tout petit.
Enceinte de la Naine, et complètement novice en la matière, je m'étais fait offrir un sling tissé de la marque Storchenwiege (celui-ci). Mais rapidement, j'avais lâché l'affaire. Je ne dis pas que ce sling est nul, loin de là (d'ailleurs il fait aujourd'hui le bonheur d'une autre famille, coucou Julie !), mais je ne savais pas l'installer correctement, j'avais mal à l'épaule après chaque balade, et je me demandais bien quelle mouche hippy-bobo m'avait piquée (j'ai raconté ça ici). J'ai ensuite investi dans un autre moyen de portage dont je vous parlerai plus bas.

Mes deux derniers enfants ont été beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP plus portés que la Naine. D'abord parce qu'entre-temps je m'étais renseignée davantage, et j'avais bu les conseils de personnes expérimentées, mais aussi et surtout parce que leur prématurité a fait naître en moi le besoin impérieux de les garder contre moi. J'en profite pour dire que le portage est possible dès la néonat. Il suffit de faire attention à bien positionner les sondes et électrodes. Et je suis bien placée pour savoir que, si le portage est bénéfique dès la naissance, ses vertus sont d'autant plus extraordinaires sur les prématurés. Contre moi, ma Gagotte n'a jamais désaturé, et son rythme cardiaque était toujours plus régulier que nulle part ailleurs. C'est logique hein, du bon sens finalement : j'étais son habitat naturel, point.

Alors pour en revenir à la soupe, concrètement, qu'est-ce que je vous conseille ?

D'abord, sans hésiter, une écharpe tricotée (c'est à dire extensible). Oui je sais, certaines préfèreront une écharpe tissée (c'est à dire non-extensible), mais vous savez, les goûts et les couleurs, patin couffin, et ron et ron petit patapon. Selon moi, pour une personne peu expérimentée, il vaut mieux investir dans une écharpe extensible. Le nouage est ultra simple, on peut très bien se débrouiller juste avec des vidéos sur Youtube, et surtout on peut l'installer l'écharpe sur soi avant d'y glisser son bébé. C'est vraiment un gain de temps quand on a deux parpaings à la place des mains. J'ajoute que, personnellement, j'adore le contact du tissu extensible, que je trouve très doux et confortable à utiliser. Bien serré, le maintien est parfait, et on peut facilement porter jusqu'à un an, voire plus selon le gabarit de son enfant.




J'en ai testées plusieurs, mais ma préférence va sans hésitation à la Boba Wrap. Très douce, elle n'a pas bougé, même après de multiples lavages. Elle est livrée avec une pochette de rangement, et existe dans plein de jolis coloris qui varient chaque saison. Je vous en parlais ici.

Pour l'été, j'utilise encore avec plaisir mon Sukkiri. Derrière ce nom WTF se cache un sling inovant en tissu technique, qui sèche à la vitesse de la lumière et évite la transpiration. Pour lire le test détaillé de la bestiole, c'est par là.

Avec ces deux écharpes, vous êtes carrément paré(e) pour les premiers mois de vie de votre marmot, quelle que soit la saison.

De 6 à 18 mois

Mes enfants sont plutôt de grands gabarits. Donc rapidement, j'ai pu les passer en porte-bébé préformé. Je me sens plus à l'aise pour le portage sur le dos avec un préformé. Et la Pantoufle, comme beaucoup de papas, préfère la simplicité d'installation de ce type d'engins. Deux clips, trois sangles, et en seize secondes c'est parti mon kiki. Pour prendre la suite de l'écharpe extensible, et si (comme moi) vous avez peur de vous lancer dans l'utilisation d'une écharpe tissée, je vous conseille donc d'investir dans un porte-bébé. Je ne vous donnerai pas de conseils particuliers quant à la marque ou au modèle, parce qu'il en existe pléthore sur le marché, de toutes les sortes et à tous les prix, et que franchement le choix dépend de trop de paramètres (votre morphologie, notamment). Je possède personnellement un Ergobaby depuis bientôt 4 ans, dont je suis ravie, même si c'est clairement la Pantoufle qui s'en sert le plus. Mais j'ai entendu beaucoup de bien du Manduca, ou du Boba 4G. Alors effectivement, depuis mon expérience réussie avec l'écharpe extensible de la même marque, j'aurais tendance à vous diriger vers ce dernier. Il présente l'avantage, peut-être superflu, mais notable, d'être disponible dans de très jolis coloris et motifs. Enfin bon, je ne vais pas continuer à étaler du vide : en matière de préformé, choisissez ce que vous voulez, mais PITIE, pour votre bébé, choisissez-en un PHYSIOLOGIQUE (bordel). C'est tellement important. Et si vous vous demandez pourquoi on vous bassine avec ça, je vous partage l'image virale qui m'a convaincue :


CQFD.


A partir de 18 mois

Le jour ou j'ai découvert l'existence des porte-bambins (toddler en anglais), j'étais sceptique. Pourquoi investir dans un truc pareil, alors qu'à trois ans ton môme il MARCHE, il parle, il vide même le lave-vaisselle, bref, c'est plus du tout un bébé. Et puis, j'ai testé le Beco Toddler. Porter 20kg pendant des kilomètres de randonnée, fingers in the nose et sans souffrir d'un iota, c'est possible. Alors pour nous qui randonnons beaucoup, et pour plusieurs autres cas de figure dont je parle ici, je recommande à 400% l'utilisation de ce porte-enfants. Il en existe d'autres sur le marché, mais c'est le seul qui aille jusqu'à 27kg. Je n'ai aucune idée de l'âge auquel ça correspond, mais ça me semble largement suffisant pour porter jusqu'à "la fin" (j'entends : jusqu'à ce que ça ne soit plus nécessaire du tout).

Alors voilà, pour résumer, avec une écharpe extensible, un porte-bébé et un porte-toddler, vous avez tout le nécessaire pour jouer au kangourou jusqu'à la majorité de votre gosse (ou presque).

A noter que, si on sait s'en servir, les écharpes tissées sont conçues pour porter depuis la naissance jusqu'à 3 ou 4 ans. Mais comme je n'ai jamais utilisé ce moyen de portage (et je le regrette, maintenant que j'ai pris de l'assurance en nouages j'aurais plaisir à essayer), je m'abstiens de vous en causer.

Pour plus d'infos, vous pouvez lire le guide du portage de Maman Natur'elle, qui est bien foutu.

Et puisqu'on en parle...

Dans le cadre de son 10ème anniversaire, Maman Natur'elle me permet de vous offrir deux paires de jambières de portage Huggalugs. Ces petites choses servent principalement à réchauffer les jambes de son drôle lorsqu'on le porte (pratique : on n'a pas besoin de le de l'écharpe pour les lui enfiler). Chez moi je les ai également beaucoup utilisées en période d'apprentissage de la propreté, lorsque mes enfants avaient deux ou trois ans. Je les laissais évoluer cul-nu, ou en robe, juste avec des jambières. Ainsi on évite les accidents du type "Maman j'ai pas eu le temps de retirer mes douze épaisseurs de vêtements, mes sept boutons et ma fermeture éclair de braguette, du coup j'ai fait pipi sur le tapis en angora du couloir, trois mètres avant d'atteindre la cuvette des toilettes." Plus tard on ajoute une culotte ou un slip, et enfin, quand il est prêt, on peut l'habiller "normalement". 

En plus c'est choupi, regardez :




Pour jouer, COMME D'HABITUDE GERTHRUDE, c'est simple

1) Vous allez voir ici tous les modèles proposés.
2) Vous revenez me dire en commentaire celui que vous aimeriez gagner (ici, sous ce billet) (pas sur Facebook, pas sur Instagram, pas sur le mur du salon de mémé).
3) Y a pas de troisième étape.

Il y a deux paires de jambières mises en jeu, donc DEUX gagnants.
C'est la fête dites voir.

Ceci est un concours express.
Il se termine le 31 mai 2017 à 09h09.
 

Le tirage au sort aura lieu dans la foulée et, comme d'haaaabitude, j'annoncerai le nom des gagnants ici ou sur ma page Facebook suivant l'humeur (viendez).


Bonne chance, bon transit, et bonne journée !

Edit : Et hop ! Les deux gagnantes sont Océane Kzk et Fanny Simonin !
Bravo à vous, j'attends vos coordonnées et votre choix de jambières par mail à l'adresse que vous trouverez dans l'onglet "contact" du blog. ;)
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mardi 2 mai 2017

Des plumes et des kikouillous

Par Toutatis les amis, j'avais complètement oublié de vous montrer ça ! Fin 2016, une de mes lectrices, qui est aussi la copine d'une de mes copines, et une photographe passionnée, m'a proposé d'offrir un joli cadeau à La Plus-Tellement-Naine. Parce que, figurez-vous que ces deux nanas-là sont liées par le plus joli des symbole : leur prénom si rare. Elles s'appellent Plume. Et toute émue de pouvoir rencontrer, pour la première fois de sa vie, une autre Plume, la Grande a souhaité immortaliser la malice de la Petite. C'est ainsi que, fin janvier, j'ai emporté ma fille, un paquet de gâteaux et de la joie dans ma minuscule voiture, direction Saint-Etienne-De-Tulmont, pour une séance photo.



Pour une raison que j'ignore, ce jour-là, La Vraiment-Pas-Naine était mal lunée. Je l'ai rarement vue aussi bougonne et butée. Elle a refusé de se faire maquiller, et de se prêter au jeu de la mise en scène initialement prévue par la photographe, autour du thème du cirque. Même la bonbonnière n'a pas eu raison de mon effrontée alors tant pis, on n'a pas insisté. On l'a laissée évoluer à sa guise, choisir les décors et sa robe, bouder, et croiser les bras en fronçant les sourcils pendant une vingtaine de minutes. Quand soudain, miracle ! Grâce aux paillettes dans les cheveux, à sa couronne préférée, à la présence de Dédé le doudou, à la machine à bulle, à la B.O. de la Reine des Neiges, et à l'infinie douceur de notre hôte, ma cocotte s'est déridée. C'est un chouette souvenir pour elle.




 


Sur le chemin du retour, comme a son habitude, elle n'a pas cessé de jacasser, pendue à mon bras. 
"Maman tu sais, j'ai fait ma tête de cochon, mais après j'étais contente. J'aimerais bien essayer les quatre millions de robes de princesses de la Grande Plume ! Tu as vu, elle en a plein ! Il doit y avoir beaucoup de princesses qui viennent la voir, c'est pour ça. Comme moi. On reviendra avec Mimi, d'accord ? Mimi c'est une princesse minuscule mais c'est une princesse quand même. Je vais lui montrer tout ce que j'ai vu aujourd'hui ! On reviendra hein maman ? Oh ! Oh non ! J'ai oublié de faire un bisou avant de partir..."

On a fait demi-tour pour le bisou.




Sur le plan humain, la Grande Plume, comme on l'appelle désormais à la maison, a été une très jolie découverte. Sensible, décalée et patiente. Elle a même eu la politesse de sourire à mes blagues vaseuses. J'ai hâte de retourner la voir, puisque j'ai promis à ma Naine-Tu-Parles de lui offrir un jour une nouvelle séance royale, avec sa petite sœur.

Merci encore d'avoir osé provoquer cette rencontre, Plume.

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