mardi 29 novembre 2016

J'ai testé un porte-môme orgasmique

Je vais pas y aller par quatre chemins, aujourd'hui j'arrive dans mon déguisement de diablesse de la consommation vous expliquer par A plus B pourquoi vous ne devriez pas culpabiliser après avoir claqué 150€ dans un porte-bébé qui déchire sa mémé en tanga bio.

Enfin, il s'agit du Beco Toddler et, comme son nom l'indique ce n'est pas un porte-bébé : c'est un porte-bambin. Il s'utilise après 18 mois environ, et jusqu'à 27kg, suivant la morphologie de ton gosse. Si tu t'es accouplée avec Tony Parker ou avec Gimli fils de Glóin, tu vois, ça dépend.

C'est un investissement. C'est pour ça que, même si j'adore ce modèle pour toutes les raisons que je vais patiemment t'expliquer plus bas, je crois qu'il s'adresse à toi surtout si...
  • Tu as toujours porté ton enfant. Depuis qu'il est né, il adore ça, et tu ne veux pas le priver de ce petit plaisir même si aujourd'hui il est grand, il vide le lave-vaisselle tout seul et il sait dire "smaragdin" (oui ce mot existe). 
  • Tu fais régulièrement des longues balades ou de la randonnée en famille. Après plusieurs heures de marche, ton gamin aura peut-être envie de siroter sa compote à l'aise sur ton dos plutôt que de chouiner en queue de convoi après s'être fait sauvagement attaquer par la quatorzième fourmi de la journée. 
  • Tu vis au cinquième sans ascenseur et pour toi, la poussette c'est compliqué. 
  • Tu as juste envie, non mais de quoi je me mêle ? 
  • Tu as eu la folie de te reproduire sauvagement sur la banquette arrière d'une Twingo, disons quatre fois en trois ans, et tu es à la tête d'une tribu de nains qui nécessite d'avoir une organisation militaire pour chaque sortie. 
  • Tu vis en bordure d'une nationale très passante, d'une falaise, d'une réserve naturelle de dinosaures, ou de tout autre endroit trop dangereux pour laisser la prunelle de tes yeux trottiner devant toi quand tu sors chercher le pain. 
  • Tu es une déglingo du portage, tu baves devant le hashtag #BecoFrance sur Instagram et il te FAUT ce bijou, en plus ça tombe bien tu viens de trouver 150€ par terre en revenant de ton cours de poney, et tu savais pas trop quoi en faire.

Je te laisse deviner dans quelles catégories je me trouve.

Et tiens ! Pour la première fois de la vie de ce blog je te partage une petite vidéo, filmée alors que je découvrais le Beco, à peine reçu. T'affole pas, c'est juste un extrait de ma Story sur la Nappe-Chatte, la qualité est pourrie, ça tangue, y a pas de montage, et on voit mes chaussons. Bref, je suis pas Enjoy Oiseau quoi. Mais au milieu du bordel, y a quelques infos utiles et un comparatif visuel plutôt parlant entre le Beco et un autre porte-bébé célèbre que j'avais sous la main... enfin bon, je te laisse écouter ma voix de jouvencelle sous hélium et on se retrouve après.





Point ménagère de moins de 50 ans :

Après presque deux mois de test intensif, quatre longues marches, vingt-et-un allers-retours à l'école et un passage à la machine (40 degrés, mode rapide, lessive à la lavande, avec trois chaussettes et un t-shirt, si tu veux tout savoir) je remarque que la matière n'a pas bougé. Les couleurs n'ont pas terni, ni bavé, et le tissu reste souple et doux. Je pense que c'est de la très bonne came. (Et si l'avenir me prouve le contraire, compte sur moi pour venir te le dire.)

Le Beco est intelligemment conçu, optimisé jusque dans les moindres détails pour le portage des enfants lourds, enfin pas légers, enfin on se comprend. Les bretelles sont rembourrées comme des cumulonimbus, les sangles coulissent sans accroc et sont réglables en de multiples endroits, de sorte que le poids est très bien réparti, en plus c'est pratique (et intuitif !)... Comment ça, je suis en train de tomber amoureuse d'un porte-mioche ? Peuh ! Taratata. N'importe quoi.

D'accord je lui ai donné un nom.
Et je lui parle.

Mais ce n'est pas le sujet.

Selon la Plus-Du-Tout-Naine, le Beco Toddler est "contorfable" et on peut faire dodo dedans toute la vie du monde entier. C'est l'essentiel, n'est-ce pas ?

Pourtant on ne peut pas (du tout) dire que mes enfants soient des petits gabarits. Ma fille est une grande perche longiligne et mon fils est un rugbyman de salon. Mais tous les deux sont à l'aise dans le tablier, installés en position physiologique, les jambes en forme de M et tout le bazar.

Bref. Je suis absolument enchantée par mon nouvel engin, et pour fêter ça j'ai décidé de faire la dinde dans mon jardin sous le soleil d'hiver, pour assoir ma réputation d'intellectuelle du net, au cas où t'aurais un doute.




Comme je l'ai déjà souligné sur Instagram, la sangle de sécurité qui peut se placer sous la poitrine c'est LA bonne idée quand t'as des grosses meules. Merci quoi.



 
Bonus Pantoufle.


J'ai choisi celui avec les nuages parce qu'il plaisait aussi à mon mec, mais je trouve également les modèles Sloth et Abacus carrément canonnissimes, pas toi ?
 

Alors tu vas craquer ? 
 Tu peux me détester dans les commentaires, je t'embrasse.

Merci Babilol et Marion pour le test.
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samedi 26 novembre 2016

Les cadeaux qu'on n'a pas demandé au Père Noël

Parce que Mémé ne comprend pas Pinterest, parce qu'un tapis d'éveil à cent boules non mais allô quoi, et parce que mes enfants mâchouillent le design avant de pisser dessus, voici une sélection de tout ce qu'on ne trouvera pas sous le sapin cette année. Soyons clairs, je vide ici le contenu de l'onglet "idées cadeaux" des favoris de mon navigateur juste pour te donner des idées de dernière minute, pour t'aider à racler le fond de ton PEL et éventuellement pour que tu saches que j'ai bon goût. C'est tout.

Pour la Plus-Du-Tout-Naine qui est en pleine période d'imitation, des objets pour mener la vie de ses vieux en miniature. Une poupée absolument ravissante mais trop chère pour le destin funeste qui l'attend, un berceau pour qu'elle puisse enfin coucher "ses nonfants" ailleurs que dans un nid DIY avec des culottes sales au pied de sa commode, un appareil photo hors de prix (mais normal t'as vu, il est fabriqué en bois d'encens et de Gutambu) (je sais pas ce que c'est) (comment on fait pour arrêter de rire SVP c'est pour une amie), et une guitare parce que l'autre est en train de se transformer en compost au fond du jardin.

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Pour le Lardon qui aime bien se cacher pour compter les moutons de poussières en silence, j'ai choisi un très beau tipi d'enfant de blogueuse, un jeu de memory mais pas avec des animaux parce que t'es avant-gardiste ou tu l'es pas, et une collection de poupées russes pas du tout russes pour ranger dedans les souvenirs du plus grand au plus petit de manière jolie.

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Pour la Gagotte enfin, un tapis d'éveil sur lequel elle n'a pas le droit de baver parce que la vie sans challenge c'est pas la vie, un hochet en bois pour décorer mon bureau, une boîte à musique pour ambiancer les nuits debout, et une assiette pratique parce que je viens d'avoir un éclair de lucidité.

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Et chez toi, y a quoi dans l'extra-liste ?
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mardi 15 novembre 2016

Comment se passe (vraiment) la séance photo d'un nouveau né ?

On en a lu des conneries à ce sujet, hein ? Des articles très sérieux qui racontent comment on drogue les nourrissons avec du lait épaissi, comment on les assomme avec la chaleur tropicale d'un radiateur, comment on les tord dans tous les sens comme des objets de décoration, dans des paniers, des pots de fleur, comment on comprime leurs petits culs dans des langes serrés, comment on les fait taire avec des techniques de pointe, tétine et somnifères, oh, pauvres petits êtres sans défenses livrés au bon vouloir de photographes sans scrupules par leur parents irresponsables, avides de clichés à exposer sur leur couverture de profil Facebook. Mais en vrai, comment ça se passe, une séance photo professionnelle ? Huit mois plus tard, avec toute la franchise qui me caractérise et images backstage à l'appui, je vais vous raconter comment on s'est débrouillé pour mettre la Gagotte en boîte. Attention, je vous préviens, c'est hardcore.

Comme d'habitude, j'ai fait confiance à Romy. C'est pas un secret, maintenant que je suis une star du ouèbe j'ai ma photographe personnelle qui me suit jusqu'aux chiottes. Vous avez déjà pu admirer ici sa maîtrise de Photoshop sur les vergetures de mes nichons, puisque j'ai déjà partagé avec vous la séance photo de ma grossesse, les images du Lardon au sein, et plus récemment le reportage réalisé lors de notre séjour en néonat. Mais je n'en ai toujours pas marre de me foutre à poil sur Internet, alors c'est parti. 

Je ne sais plus trop quel jour c'était. Quand on est retournés au studio, on venait de sortir de l'hôpital, on découvrait la vie à cinq, la Gagotte avait un mois, et on était en pleine bataille contre cette putain de mycose de mes deux qui a failli nous coûter notre bel allaitement. Entre tétons qui saignent, fesses écarlates et langue blanche, c'était mal barré. Mais le résultat est superbe évidemment, parce que Romy fait bien son job, et parce que mes gosses sont beaux comme des camions.

La série en famille

J'avais choisi une tenue décontractée pour les aînés et La Pantoufle avait pris soin d'enfiler un caleçon propre. En revanche j'avais zappé de m'habiller correctement, et oublié de prévoir les vêtements de la Gagotte, pensant qu'elle et moi on allait être nue tout le temps. Alors merde, je porte un vieux débardeur qui date du lycée, et ma fille s'agite dans le pyjama rose le plus moche de la création, celui qu'on enfile quand tout est sale et qu'on a un retard de quinze machines. C'est con. J'ai râlé comme un putois dans mon intérieur de dedans moi, mais tant pis. J'aime quand même ces photos de ma famille au complet, tous avachis sur le parquet dans un coin. On est en bordel, exactement comme dans la vie. Finalement c'est pas surfait, c'est pas refait, et c'est parfait.

Paye ta tronche le bébé quoi.



 



AHAHAH.



La série peau à peau

Comme beaucoup de femmes j'ai les seins qui ne tiennent pas en l'air tous seuls, et la superficie de mes aréoles est égale à celle du Burundi, alors forcément on les voit qui se font la malle sous mes coudes. Mais je m'en fiche, encore une fois, parce que j'aime ces portraits, ils sont précieux. Si je m'écoutais, j'en ferais imprimer sur des coussins à dentelle pour décorer mon canapé. Et puis mon mec il est pas coiffé (qui l'est, dans cette famille ?), il est pas bien gros, il se tient pas droit, mais il est beau. Il a le dos rond comme un bouclier, et les mains douces comme des nuages, vous savez. Je tombe amoureuse de lui à chaque fois que je vois ces photos, et je me félicite d'avoir fait de lui un père. 

AH BAH OUI HEIN c'est mièvre.

T'auras qu'à te mater un épisode de The Walking Dead après pour rééquilibrer la balance.















La série violette

J'avais montré à Romy le genre de photos que j'aimais bien, fait une petite sélection sur son site, et aussi posé les limites de ce que je ne voulais pas (une panière notamment, que je trouvais jolie mais trop...christique ?). Mais dans l'ensemble je lui avais laissé carte blanche quant au choix des couleurs, parce que je voulais qu'elle se fasse plaisir sur cette séance. C'est finalement elle qui m'a fait une belle surprise en réalisant un tableau dans les tons que j'aime le plus au monde entier : les violets. En même temps, comment imaginer mon joyau, mon Améthyste, dans un autre écrin ? 

C'est à partir de ce moment-là que nous, les parents et la marmaille, on s'est effacés. J'ai laissé mon bébé tout nu et tout petit entre les mains expertes de sa marraine. J'ai observé avec curiosité comment elle la manipulait, et admiré l'infinie douceur de ses gestes millimétrés. C'est une professionnelle, elle a appris. Mais pas seulement. Romy n'est pas la mère des enfants qu'elle photographie, mais elle a réellement un don pour les apaiser, tous. C'est la femme qui murmure à l'oreille des morveux, vous voyez. Elle prend son temps, elle berce, elle chante, elle caresse. Cet enfant est le sien, un peu, pendant quelques heures. 

Ma patate vitelotte.




Harajuku style.






 



La série beige

Pour permettre aux presque grands de s'ébattre joyeusement sans risquer de casser la déco, et offrir à la Gagotte un peu de silence par la même occasion, nous avons été faire une promenade dans le village. On a laissé Romy en tête à tête avec notre bébé, détendus du slip. Je n'ai donc pas assisté à la fin du shooting, et j'ai découvert cette série de photos plusieurs jours plus tard. Comme une papillote de Noël qu'on dépiaute avec empressement quand on a huit ans, j'ai adoré avoir cette surprise. Les tons naturels correspondent davantage à l'univers de Romy, et je suis tellement ravie du résultat que, contre toute attente, j'ai préféré cette série pour illustrer le faire-part.






Là elle fait pipi dans la laine merinos.



La série WTF

Je suis sympa (puis j'arrive pas à m'arrêter, aussi), alors je vous montre quelques photos que personne n'a encore vu, des trucs ratés, des trucs hors cadre, des à-côté.

"Moi aussi je veux prendre des photos ! Montre moi le napareil !"

Pas d'aspirateur ? Le Lardon balaye.

Passion : exhiber son corps d'athlète dans la vitrine.

Romy a vraiment fait un GROS travail de post-traitement pour enlever le muguet que la Gagotte avait jusque sur les lèvres. Chapeau. Ici on distingue malgré tout sa petite langue blanche... souvenir de ces nuits de merde.

Ne vous fiez pas à mon sourire : je douille ma race en serrant un mouchoir dans ma main.

La Naine se met à l'aise, et photographie son doudou dans un panier avec un vieil appareil défectueux prêté par Romy.


VOILA VOILA.


Alors vous en pensez quoi ?
Ça donne envie d'ajouter une séance photo pro sur sa liste de naissance, pas vrai ?

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