jeudi 23 mars 2017

Patrick

Ca fait quatre ans que j'ai envie d'écrire ce billet, mais je ne trouvais pas de bonne vanne bien pourrie pour le commencer. Tant pis, j'y vais quand même. Je voulais partager avec vous un morceau du road trip que nous avons fait entre 2012 et 2013, avec La Pantoufle et la Naine.


On vivait à Bordeaux dans un superbe appartement, au dernier étage d'une maison de maître. Un super plan qu'on avait trouvé je sais plus comment. Lui finissait ses études, et moi je travaillais en tant que professeur particulier auprès de jeunes gens boutonneux. Ca mettait du beurre vegan dans nos épinards bio. Le week-end on faisait des randonnées, on allait chiner des objets poussiéreux, et le soir il écrivait des bouquins en buvant sa tisane pendant que je vidais méthodiquement le placard à biscuits en écumant les vidéos débiles de l'Internet. C'était bien. Mais on avait envie de sortir de notre cadre.

Au début de l'été on a rendu notre appartement, quitté la ville, et on est retournés vivre chez nos parents pendant deux mois, le temps de murir notre projet : un road trip en van aménagé.

On révait d'un machin vintage et ultra instagrammable, mais on n'avait pas assez de sous. Alors on a choisi d'investir dans un utilitaire increvable, et doté d'une mécanique fiable, enfin ça c'est La Pantoufle qui le dit, moi j'y cane que dalle : un Volkswagen T4. Ce modèle étant encore trop onéreux pour notre micro-bourse, mais on a eu la chance de tomber sur l'affaire du siècle : un type qui vendait son camion à prix sacrifié, parce qu'il avait le volant à droite. Un camion irlandais. On l'a acheté, et on l'a appelé Patrick.

Au départ il n'y avait rien, que de la tôle et un vieux matelas posé au milieu. On a fait l'amour dessus et paf ! la Naine s'est installée sur ma vessie. Pendant qu'elle aménageait l'intérieur de mon dedans de moi, nous on bricolait notre camion. Isolation, fabrication des meubles, couture des rideaux, choix du matériel... Fin septembre on était prêts.

Les photos ne sont pas terribles, mais écoutez, ça fait une heure et demie que je tente d'écrémer ma sélection initiale de 783 photos, le choix a été difficile. Alors pouet pouet camembert.

 
 

Budget journalier rikiki oblige, on voyageait à la vitesse d'escargots neurasthéniques. Mais hé, c'était aussi le principe. On s'arrêtait dans des villages paumés, on garait Patrick sur la place de l'église ou dans un champ, et zou. On n'avait ni eau courante, ni électricité, mais on était libres.

Libres de prendre notre petit déjeuner en pyjama au bord d'un ruisseau, dans la montagne. Libres de faire la sieste à quatre heures de l'après-midi sur le parking d'un supermarché. Libres de faire cuire notre soupe sur un réchaud, au cœur d'une foret.

Libres de s'arrêter.

C'est ce qu'on a fait, d'ailleurs, à la fin de ma grossesse. On s'est posés dans un hameau perdu au fin fond des Pyrénées, on a loué un appartement au premier étage de l'école communale. Une école à classe unique, avec seulement dix élèves, où on s'imaginait inscrire notre progéniture plus tard. Mais la vie a soufflé son vent, et on a décollé encore, et encore.

On est repartis quand elle avait trois mois, pour visiter une partie de l'Europe de l'Est. Encore une fois c'était fabuleux de simplicité et de densité. Ca m'a littéralement sauvée de la dépression post partum, et ça nous a rapprochés d'une façon extraordinaire.


Allaitement ninja.


Un jour on a échangé Patrick contre une berline de pépères, une voiture plus adaptée à notre nouveau mode de vie, et à notre famille qui s'agrandissait. Mais on pense souvent à lui, ce bon vieux tas de ferraille qui ne nous a jamais laissés tomber.


Si je vous parle de tout ça, c'est parce qu'on garde un souvenir magique de notre expérience, et qu'on aimerait recommencer bientôt. Le récent départ de ma copine Camille a rallumé la flamme de la bougie de moteur qui sommeillait en moi, et m'a rappelé à quel point TOUT est faisable, même avec peu de moyens, même avec plein de mômes. Et je souhaite ça à tout le monde.


En attendant j'écoute du jazz manouche en triant les photos de mon disque dur.



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C'était ma contribution à la série de billets sur le thème du Voyage que nous avons décidé de publier ce mois-ci avec les morues de la Team Bordeaux : Charly, Marjo, Alexia, Lydie, Bérangère, LeslieSandrine, Marie, Julie et Alizée. J'en profite pour les remercier encore mille millions de fois pour ce qu'elles ont fait pour moi ces derniers jours. C'est énorme, et je ne vous en dirai pas plus, mais elles savent de quoi je parle.


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lundi 20 mars 2017

Toc toc ! Cest qui ? C'est le coup de vieux !

Avouez que c'est surréaliste cette affaire. Un an déjà, mon bébé Gagot. Ma Gagotte. J'ai assez peu parlé d'elle ici, alors je vais prendre le temps de me rattraper ce soir. Parce qu'il faut que vous fassiez sa connaissance.


Après plusieurs mois greffée à moi, cette enfant a tranquillement pris sa place dans la fratrie. C'était pas gagné, avec deux tornades soudées en guise d'aînés. Mais comme à peu près toute la galaxie, la Naine et le Lardon sont raides-gagas de leur petite sœur. Normal, je dirais, hein. Elle a d'énormes joues en guimauve, de grands yeux bleus pétrole, et elle sourit tout le temps à s'en décrocher la mâchoire. Elle est drôle et futée, bavarde et indépendante. Parfaite, à peu de choses près. (On invente tout de suite le nettoyage automatique du fessier ou on attend un peu ?)


Ma prématurée si petite et fragile, qui a failli crever et qui n'arrivait pas à téter, bon sang comme c'est loin et proche à la fois... Pour nous prouver qu'elle était robuste, elle n'a pas cessé de manger avec gloutonnerie et de pousser comme un champignon transgénique, pour atteindre désormais les mensurations d'un troll adulte. Pour vous dire, je l'habille en 2 ans et l'installe sans difficulté dans mon Beco Toddler. Non mais sérieux, quel est le fuck ?

Micro-Gagotte de quatre jours.

#Oskour #Hormones #Rides #PeauFlasque

Aujourd'hui j'ai mal à mon stérilet. J'ai peine à réaliser que ça fait douze putain de mois que j'ai accouché, et au moment où je rédige ce billet je veux dix autres gosses. Peut-être que ce blog n'a pas fini de causer d'utérus, qui sait ?  #MeilleureBlague


Au quotidien, je sais pas trop comment on fait. Je pense qu'on est fous à lier.


Mais ça va.


Bon anniversaire petite dodue de mon cœur.




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samedi 4 mars 2017

Ma robe Milker - Pour allaiter quand on se pèle

Je n'ai pas allaité la Naine très longtemps, pour diverses raisons plus ou moins liées à mon manque d'expérience et de confiance en moi. Mais surtout, les puristes trouveront peut-être ça curieux, je ne l'ai pas allaitée partout. Je n'étais pas à l'aise à l'idée de lui donner le sein en public, que ce soit dans un parc ou au restaurant, même lorsque j'étais entourée de mes proches. Je réservais mon allaitement au strict cadre de ma maison. Pour le reste il y avait mastercard (et le biberon).

Avec le Lardon, j'ai pris un plaisir monumental (et nouveau) à allaiter. Tout le temps, partout. Par facilité, par fainéantise, et pour répondre à son besoin permanent d'être rassuré, j'ai commencé à dégainer mes nichons à tous les coins de rues, dans le porte-bébé, dans les transports en commun, chez les autres, dans le jardin et même sur l'Internet. De la façon la plus naturelle qui soit. Sans me triturer les méninges une seule fois. Je ne sais pas pourquoi j'ai changé si radicalement de comportement vis-à-vis de l'allaitement, en même pas l'espace d'une année, ni comment ça s'est fait. Je sais juste que c'est génial, et que je recommencerais mille fois si le fallait.




Aujourd'hui, mes copains d'Instagram en sont témoins, je sors mes miches à tout bout de champ pour nourrir ma Gagotte ou la rassurer. Et pourquoi je vous raconte ça ? Principalement parce que, pour la première fois en plus de deux ans d'allaitement, je possède enfin des vêtements appropriés, et que ça me change (encore plus) la vie. J'avais envie de vous causer notamment de la robe Milker Nursing que j'ai reçu il y a plusieurs mois, et que j'adore VRAIMENT porter.

Vous voyez certainement de quoi je parle, ces fringues qu'on sort à peine du sèche-linge, ouiii le Père Noël a entendu mes lamentations sous la pleine lune, j'ai désormais un sèche-linge, il est merveilleux, je l'adore, pardon le réchauffement climatique, pardon les phoques et les baleines, mais je l'aime, et... Bref. J'en étais où ? Ah oui ! Vous voyez ces fringues qu'on enfile directement à la sortie du sèche-linge, alors qu'elles sont encore chaudes. Ces fringues qui n'ont jamais le temps de visiter l'intérieur de notre placard. Ces fringues qu'on porterait volontiers quinze jours d'affilée si on n'avait pas peur d'embaumer le village avec notre odeur de fennec. Ben voilà. Dans ces fringues-là, moi je compte ma robe Milker.



























J'ai été surprise par sa douceur et sa fluidité. C'est la magie du coton biologique ! Elle est légère et cocooning (je déteste employer ce mot, mais clairement je n'en trouve pas de plus adapté), je suis certaine que j'aurais adoré la porter enceinte.

J'ai le modèle Monroe.* Il ne s'agit pas d'une robe d'hiver à proprement parler (j'aime parler sale), d'ailleurs elle est à manches courtes. Mais je suis chaude je ne suis pas frileuse alors avec un gilet, une écharpe et ma veste en cuir-plastique de rockeuse-vegan-pauvre, ça me suffit amplement.




Elle te plait ? Retrouve-la ici !

A ton avis, fringues d'allaitement :
Indispensable ou superflu ?

Quant à moi, maintenant que je suis convaincue par la qualité des vêtements Milker, je crois que je vais me laisser tenter par le modèle Eva (je ne te remercie pas, Elise).

*robe offerte par Milker
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