mercredi 1 juin 2016

Je suis riche

J'ai choisi de rester à la maison pour m'occuper de la Naine, du Lardon et de la Gagotte. Aucun des trois n'est scolarisé pour le moment, autant dire que j'ai pas le temps de m'épiler le frifri (ni de bloguer, tu noteras), mes journées sont remplies.



T'es jaloux ?

Je peux comprendre. Voir ses enfants grandir d'heure en heure, ne rien rater de leurs progrès, renifler leurs cous endormis après la sieste, jouer à cache-cache dans les placards de la cuisine, apaiser leurs chagrins, écouter leurs histoires sans queue ni tête, tisser des liens, ramasser leurs cacas sur le tapis du salon, vivre en pyjama jusqu'à quinze heures, c'est terriblement précieux. D'aucuns diront même que ça n'a pas de prix.

Mais si, ça a un prix.

Le prix du regard des autres, d'abord. Le regard méprisant de certaines femmes indépendantes et carriéristes de notre entourage qui ne comprennent pas pourquoi diable je m'enferme en tablier dans ma cuisine, pourquoi je passe mes journées à essuyer de la morve et des culs, alors que je pourrais "faire quelque chose de ma vie" puisque, tout de même, j'ai "des capacités". Le regard pesant des employeurs potentiels, qui me demandent de me justifier sur cette "période creuse" (!) de mon existence. Le regard suspicieux du quidam qui s'interroge sur mon âge, mes croyances, et ma contraception. Le regard froid de l'administration, quand je ne rendre dans aucune case. Ah si ! la case des inactifs. Le regard triste de ma grand-mère qui a peur que je sois dépendante d'un homme, et que je ne sache jamais rebondir en cas de "coup dur". Et puis parfois le mien, de regard, aussi, dans le miroir, quand j'aimerais me voir autrement qu'habillée à l'arrache avec une tâche de vomi sur l'épaule et une cuillère en bois dans la main. Mon regard embué quand j'ai l'impression de n'être qu'un individu fonctionnel, un robot domestique. Une merde au foyer.




Le prix de la solitude, ensuite. Quand par miracle les enfants dorment tous en même temps, je ne suis pas du genre à me vautrer devant la télé. Non. Moi j'aime les conversations animées, les cocktails en terrasse, les manifestations, le théâtre, la géopolitique et le shopping. Autant de choses difficiles à effleurer actuellement. L'émulation citadine me manque, et j'ai parfois l'impression de me ramollir du bulbe quand mes échanges quotidiens se limitent à des litanies de "mets tes chaussons, dis pardon à ton frère, ramasse ton gâteau, où est ton doudou ?". 

Le prix de la précarité, enfin. Rester à la maison, bien souvent, c'est se passer d'un salaire. C'est mon cas, et malgré de nombreux diplômes La Pantoufle cumule les contrats précaires depuis des années. On ne roule pas sur l'or. (On roule sur les petits pois écrasés et les Lego.) Concrètement ça veut dire que je ne m'achète jamais de nouveaux vêtements, même pendant les soldes, et que je n'ai été chez le coiffeur qu'une fois en quatre ans. Ça veut dire aussi que La Pantoufle a appris a faire la vidange de la voiture tout seul, avec ses deux mains gauches, ainsi que toutes les menues réparations qui coûtent un rein chez un professionnel. Qu'on est obligés de compter toutes nos pièces, et de se mettre à quatre pattes le 18 du mois pour aller chercher celles qui sont tombées sous la commode du salon. Pour pouvoir manger sain, on doit privilégier les produits simples et peu transformés, et donc cuisiner tous les jours, à tous les repas, même quand on a 40 de fièvre et trois mômes qui hurlent accrochés à notre slip. Il m'est arrivé de prétexter une angine ou un enlèvement extraterrestre pour ne pas me joindre à une sortie entre potes, parce que je n'avais pas de quoi payer la note. Il m'est arrivé d'avoir honte. D'en pleurer. Mais pas longtemps. Parce que vivre sous le seuil de pauvreté, ça te rend à la fois plus vulnérable et plus fort, exactement comme un enfant. Et un enfant, avec un bout de bois, trois cailloux et des bisous, il sait se construire un château.

Photo : Romy
J'ai choisi de payer ce prix pour quelques années et, au moment de refermer ce chapitre, je ne le regrette pour rien au monde.

Ce sont des lingots accumulés pour les vieux jours.


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dimanche 29 mai 2016

Bribes

J'ai environ douze minutes et trente-sept secondes pour écrire, alors je vais condenser le biniou et m'atteler à la rédaction d'un billet fourre-tout, un de ces fameux Bites & Pièces dont les blogueuses raffolent. Moi qui déteste ça. C'est un comble. Mais promis, je ne vais pas simplement copier-coller les dernières publications de mon compte Instagram, ce dernier étant d'ailleurs en état de mort cérébrale depuis ma sortie de l'hôpital.


La Gagotte

Ce matin,au réveil j'ai trouvé un individu collé contre mon aisselle dans le lit, en train de sniffer ma sueur avec un sourire de béatitude. La chose pèse 4,4kg et porte un body en taille 3 mois. Il paraît que c'est elle, ma fille, mon minuscule bébé, ma prématurée. Pourtant elle est née hier, vous êtes témoins, je ne comprends plus rien. 

L'allaitement

Suite à mon appel à l'aide, vous avez été (vraiment) (très) nombreuses à me témoigner votre sympathie, m'envoyer des licornes et partager vos conseils. Merci infiniment, sachez que même si je n'ai pas pris le temps d'écrire une bafouille à chacun, j'ai tout lu, et presque tout testé. Je reviendrai là-dessus dans un prochain billet, rendez-vous en 2043. Aujourd'hui j'allaite toujours avec des bouts de sein en silicone, et je donne un biberon de lait industriel le soir (mais une préparation pour nourrissons faite à partir de lait de chèvre biologique, parce que je suis une hippie) pour compenser ma baisse de lactation.

Le mot de la Naine

"Je suis une drande fille moi ! J'ai pu de couche ! J'ai des coulottes avec des pitits nœuds sur la zézette parce que je suis pu un bébé. Le bébé c'est ma pitite sœur Amitisse tu sais, elle est jontille mais elle fait des cacas yaunes c'est un peu bizarre. J'ai goûté le lait dans le sein de maman, c'est bon mais c'est pour les bébés et moi je suis une drande fille je t'ai dit, je préfère le poisson et les frites de papa. Bientôt je vais aller à l'école avec tous les pitits nenfants là bas, au bout de la rue après le feu rouge. On attend que le bonhomme soit vert et puis hop on traverse et hop on va voir la maîtresse. T'es content ?"

Le mot du Lardon

Papa maman doudou zizi dato.

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vendredi 29 avril 2016

Bye bye bébé

J'ai effacé ce billet par erreur. J'ai été très en colère, et frustrée. Mais finalement c'est mieux comme ça. J'ai voulu tout réécrire mais je ne me souviens plus des jolies tournures et des métaphores. Je ne m'en souviens plus, parce qu'au fond je m'en tamponne le steak. Maintenant il est deux heures du matin, j'ai un vampire en turbulette ventousé au sein, et je suis crevée comme un vieux pneu de tracteur abandonné. Contrainte de rédiger à l'aide de mon unique index gauche alors que je suis droitière. 

Tant pis pour la syntaxe et la poésie. J'ai pas besoin d'elles pour t'écrire tout ce que tu sais déjà. Ma Naine, mon chameau, ma puce, ma petite, ma grande, ma belle, ma fille. Aujourd'hui tu sais dire "putain", enfiler tes collants à l'endroit, et débarrasser le lave-vaisselle. J'ai l'impression d'avoir accouché hier.

Mais je ne dirai pas "ça passe trop viiiite". Parce que non. Le temps ne m'a pas filé entre les doigts, ce n'est pas vrai, et ce n'est pas possible. Depuis toi, avec toi, le temps est si dense et intense, si épais et consistant, qu'il ne peut pas filer entre les doigts. 

J'ai pris ces photos hier, pendant une balade toutes les deux, autour du pâté de maisons. Je trouve qu'elles sont parfaites parce qu'elles ne te trahissent pas. Elles sont simples et sans chichis, à l'image de la vie que tu nous offres depuis trois ans.








Tu es mon enfant sauvage. 
Sauvage, c'est le mot joli pour dire que t'es tout le temps crade de la tête aux pieds, que tu pues, mais que t'es belle quand même. 

Je t'aime à m'en faire péter les boyaux. Toi et ta dégaine de plouc des années 80, tes boucles emmêlées, tes joues roses, tes yeux indécis, un jour verts, l'autre bleus ou gris, et ton sourire qui allume les miens.





Joyeux anniversaire.
(Insérez ici guimauve qui colle.)
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dimanche 17 avril 2016

Les tétons flingués

J'ai allaité mes trois enfants, jusqu'à quatorze mois pour le Lardon, je pensais faire partie du club très fermé des connasses qui savent tout sur tout et qui sont capable d'écrire des sagas en douze volumes sur leurs nichons pleins de lait. Sauf que, bien entendu, la Nature a eu envie de me rappeler (encore) qui c'est me patron ici bas, en m'envoyant une nouvelle épreuve jusqu'alors quasi-inconnue pour moi : les Crevasses. Tu remarqueras comme ce mot ressemble à Connasses, d'ailleurs. (Je sais toujours pas qui est le putain de patron ici bas, cela dit. Juste que c'est clairement pas moi.)

Bref, je souffre et j'ai besoin de tes conseils avisés lecteur (enfin surtout toi lectrice pour le coup). J'ai déjà eu des crevasses par le passé, notamment avec la Naine (premier gosse, premier allaitement, normal). Je serrais les fesses au moment de la mise au sein, mais petit à petit, en rectifiant la position du vampire bébé, et en vidant mon tube de lanoline, c'était parti tranquilou.

Photo d'une des toutes premières tétées de la Gagotte en néonat, prise par Romy.

Cette fois-ci c'est différent : je douille ma race (pourtant je viens de pondre sans péridurale, je sais désormais parfaitement ce que ça veut dire mourir de douleur) et je pisse le sang. Mon lait est donc rose, c'est le seul truc funky de l'affaire. La lanoline ne suffit pas à me soulager, depuis une semaine je souffre chaque jour davantage en serrant les dents. Cette nuit j'ai pleuré comme une pauvre petite chèvre dépressive et abandonnée, à chaque tétée, sous le regard médusé et impuissant de la Pantoufle.  Tout ça pour ne pas céder à la tentation du biberon. 

Aujourd'hui j'en ai marre de jouer à Chuck Nourrice. 

Hors de question de subir ça plus longtemps, au risque d'aller moi-même me couper les seins aux ciseaux Maped pour clore le chapitre. Mais je refuse d'abandonner cet allaitement (mon troisième, bordel !) sans avoir tout tenté avant.

Ceci n'est pas un vrai billet.
J'ai juste besoin de conseils, d'astuces, et de poudre de licorne albinos à paillettes, parce que PUTAIN j'ai MAL. Et surtout j'ai les-boules-les-glandes-les-crottes-de-nez-qui-pendent (spéciale dédicace à toi l'enfant des années 90), parce que ça ne se passe pas du tout comme prévu dans mon plan spécial conquête du monde article 145 alinéa 6. Je n'ai signé nulle part pour foirer cet allaitement.

Selon moi, la Gagotte prend le sein correctement, elle ouvre grand la bouche, a les lèvres bien ourlées, et déglutis clairement à chaque gorgée. Et d'ailleurs au départ on n'avait aucun problème. Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec le muguet pour lequel elle est actuellement traitée ? (ça aussi c'est nouveau pour moi : aucun de mes aînés n'a eu de muguet avant)

Je suis paumée du nichon.

On est dimanche, je reviens de la Pharmacie de garde avec une paire de bouts de seins en silicone, en espérant que ça m'aide, mais j'suis pas convaincue : après un premier essai, même si j'avoue que c'est "moins si pire" comme dirait la Naine, j'ai toujours autant envie de bouffer mes chaussons pour m'empêcher de gémir. En même temps, ces choses sont vendues sans mode d'emploi, alors si ça se trouve je m'en sers pas correctement (m'enfin je suis pas un dindon lobotomisé non plus, ça me semble pas sorcier). Ou alors j'ai pas pris la bonne taille (y a des tailles pour ça ?), ou il en existe des meilleurs, dans d'autres marques, je sais pas.



J'ai aussi acheté une tétine pour tenter de berner la Gagotte dans les moments où elle cherche juste à tétouiller pour se rassurer (c'est un besoin encore plus important chez les bébés prématurés). Pour le moment elle refuse de la prendre, la bougresse, et préfère mon index (à défaut du sein, puisque j'ai décidé d'arrêter d'être maso, n'est-ce pas).

Voilà. Pitié, si t'as vécu ça et que t'as réussi à te soigner, dis moi comment, combien de temps ça a pris, et combien de meurtres tu as commis avant que la situation redevienne supportable. Ne me dis pas d'aller consulter le site de la LLL par contre, c'est évidement déjà fait. 

Merci d'avance.



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lundi 11 avril 2016

Hors cadre

Je ne vais pas vous raconter ce qu'il y a sur ces photos. Vous êtes des licornes magiques très intelligentes, vous n'avez pas besoin de mes commentaires pour y lire l'amour, les nœuds dans les cheveux, la tendresse, la folie, les nichons qui dépassent, le rire, la bave, la gêne, et même une pointe de couteau de glamour (surtout moi, faut dire) (je SUIS glamour par essence, comme vous le savez). Tout ça, c'est parce que la photographe a été assez talentueuse pour capturer, même dans le cadre neutre d'un studio, tous ces ingrédients qui font ma famille.

Aujourd'hui je ne vais pas causer beaucoup (rapport au fait que j'ai pas le temps, je suis trop occupée à m'auto-poser un stérilet en barbelés avec les dents) (quelqu'un me rappelle pourquoi j'ai décidé de faire trois mômes rapprochés, essevépé ?). Je ne vais pas causer beaucoup mais je vais te balancer une avalanche d'images (j'ai eu trop de mal à écrémer ma sélection, prépare toi à avoir une tendinite de l'index à force de scroller) et te raconter tout ce qu'elles ne te montrent pas.



On a débarqué avec nos douze sacs remplis de tenues diverses et variées, de compotes et de maquillage. Pendant que j'étais en train de surmonter une dépression à cause du choix de ma robe dans la pièce d'à-côté, et que La Pantoufle cavalait derrière son fils pour lui enfiler sa couche propre, près de la fenêtre la Naine s'est prêtée au jeu des essais afin de permettre à Romy d'effectuer quelques réglages (on voulait de la lumière naturelle pour cette séance). 



J'ai finalement choisi entre mes quatre robes noires celle qui s'accordait le mieux avec mon teint de cadavre congelé trempé dans la javel ; celle avec la manche en dentelle. Je me disais que l'asymétrie de la coupe, avec ma couronne de fleurs en plastoc made in China, ça me donnerait un petit air de nymphe des bois. Raté : on dirait juste Morticia Addams au festival de Coachella. 




Cette photo du Lardon en particulier me rappelle une autre, prise au même endroit l'année dernière (vous pouvez la revoir ici). Sauf que l'année dernière il était en train de m'arracher le piercing avec ses incisives le bougre. Entre-temps heureusement il a appris à faire de vrais bisous.



Ne cherchez pas, il ne sourit sur aucune photo. Ce môme est fascinant : dans la vraie vie c'est un véritable clown rieur, mais dès lors qu'on dégaine un appareil photo y a plus personne. Il prend son légendaire air de carpe sous acide, et démerdez-vous avez ça les adultes.  



La famille Ricoré je vous dis. Tu remarqueras qu'en plus des fleurs sur la tête, j'ai sorti les chevrons et les motifs aztèques (on n'est jamais trop fécheune), et tenté d'assortir tout le monde (sauf moi donc) grâce à un rappel de bleu. 



Pour faire quelques photos de notre couple, Romy a pris sur elle, laissant mes gosses détruire son studio, renverser la poubelle et vider ses bocaux de bonbons sans broncher. 






"Prenez l'air amoureux... Faites comme si j'étais pas là... Ah non en fait, pas trop, NON, il ne s'agit PAS de faire le quatrième gosse ici et maintenant... BON, ayez l'air MOINS amoureux finalement. Ouais voilà." 



Cette photo pourrait faire partie du dossier des "ratés" de la séance, pourtant c'est de loin ma préférée. Y a même les doudous. Manque plus que l'aspirateur. 



J'avais vu une photo similaire sur le site de Romy, et je voulais vraiment essayer d'avoir la mienne : mon ventre, notre bébé, entouré de toutes nos mains. On a galéré comme des galériens pour obtenir un truc potable avec les deux morveux qu'en pouvaient plus (évidemment personne n'avait fait de sieste ce jour-là, ça aurait été trop simple sinon), et d'ailleurs Romy a dû faire un montage de plusieurs clichés pour obtenir ce résultat mais... je l'ai eue ! Ma photo caprice.



Cette série de photos avec ma Naine est particulièrement émouvante pour moi. A cause des complications de ma grossesse, je n'avais pas pu porter ma fille dans mes bras depuis plusieurs mois... Elle était tellement contente qu'elle n'a pas arrêté de me faire des bisous et des câlins, et qu'elle ne voulait plus me lâcher. On a vraiment vécu quelques minutes de magie toutes les deux. Si t'avais été là, t'aurais chialé aussi.







En découvrant cette photo, j'ai découvert également qu'il était possible d'avoir de la cellulite sous les bras. PERSONNE NE ME DIT JAMAIS RIEN BORDEL. 




Ces photos de nous deux sont belles parce qu'elles véhiculent une certaine idée de la sérénité (concept dont j'ai oublié la teneur depuis 2013, cela dit). Dire qu'hors cadre, les enfants se roulaient par-terre à nos pieds en hurlant...  







Au cas où tu te demanderais, je préfère te le préciser ici en toutes lettres et en majuscules : effectivement, TROIS GOSSES EN TROIS ANS ET ZÉRO VERGETURES pow pow pow. Je suis une connasse intergalactique, mais pour le coup j'estime que je mérite bien cette petite faveur de la Nature. 




Oh, et au cas où t'aurais oublié combien j'aime me foutre à poil devant des milliers de personne, hein, voici une piqûre de rappel.







Voilà ! Alors ? Hein que maintenant, toi aussi t'as envie de venir dans le Sud-Ouest exprès pour te faire capturer la tronche par Romy ! Avoue.

Merci ma poule pour tous ces superbes souvenirs de ma dernière grossesse immortalisés in extremis deux jours avant que je sois hospitalisée

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Bon. Et puisque je n'arrive pas à m'arrêter, je vous laisse aussi quelques photos ratées et non retouchées, que Romy m'avait fait la surprise de glisser dans les dossiers de la clé USB, accompagnées de ses petits commentaires. J'ai honte de rien ma petite dame.
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